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 First (Lex Luthor)

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Lex Luthor
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MessageSujet: First (Lex Luthor)   Ven 14 Oct - 13:56

• Lex Luthor •

« La vraie vie tu sais, c'est pas une BD. Il faut parfois se salir les mains... et faire des compromis aussi.»


❧ Document d'identité ☙

     ✕ Nom : Luthor
     ✕ Prénom(s) : Alexander Joseph
     ✕ Alias : Lex Luthor

     ✕ Âge : 34 ans
     ✕ Date de naissance :  23 avril
     ✕ Lieu de naissance : Suicide Slum, Metropolis
     ✕ Nationalité : américaine

     ✕ Taille : 1M82
     ✕ Poids: 75 kg

     ✕ Situation : veuf
     ✕ Orientation sexuelle : Hétérosexuelle

     ✕ Métier : Dirigeant de Lexcorp
     ✕ Alignement : humaniste
     ✕ Groupe souhaité : Citoyen
     ✕ Avatar : avatar actuel par David Finch
     


❧ Description ☙


J'appuie sur l'interrupteur, doucement. Sur la porte: "Mr. Luthor, dirigeant de Lexcorp".
Je suis terrifié. J'ai fait une erreur… et Mr Luthor n'aime pas l'erreur. J'ai une folle envie de fuir, de laisser tomber mon métier et toute cette histoire, avant de subir la sanction à venir. Mais… il me retrouverait.
J'attends quelques minutes, alors que la caméra me fixe, ainsi que, sans aucun doute, une demi-douzaine de détecteurs en tout genre. Finalement, une voix artificielle m'ordonne d'entrer, alors qu'une lumière verte s'allume sur la poignée. Mr Luthor est un homme trop puissant, que pour ne pas faire attention à sa sécurité. Et sa légère paranoïa n'aide pas les choses…

J'entre. Il me fait face, mains croisées, coudes contre le bureau.
Sa tête, légèrement halée, est entièrement glabre: ni cheveux, ni barbe. A ce jour, nul n'a pu voir un poil de cette dernière: Mr. Luthor n'apparaît jamais négligé. De même, peu l'ont vu dans d'autres vêtements qu'un costume à cravate, comme celle qu'il porte actuellement: sans extravagances, mais impeccables, et même superbes. Il les porte à merveilles, ayant lui-même une allure élégante, imposante: sa haute taille et sa forte carrure s'allient à un maintien droit, des gestes efficaces, et une démarche assurée.
Il a les yeux bleus, des yeux perçant, qui lisent en vous sans que vous ne puissiez trouver le moindre indice en eux. Il lui arrive de sourire quand les choses se passent pour le mieux, mais le reste du temps, il est impassible, gardant toujours contenance et sang-froid.
 - Asseyez-vous.
Sa voix est grave, ferme, d'une puissance calme: quiconque l'entend ne peut que ressentir l'envie de lui obéir au plus vite. Il ne hausse jamais la voix: c'est quand cette dernière devient lente et basse, qu'il faut commencer à prier…

Ses yeux bleus me percent, semblent lire mon âme. il connaît ma peur, dans son exacte intensité et ses nuances, j'en suis sûr… il sait lire les gens. C'est là un des atouts qui lui a permis de construire cet empire: c'est un manipulateur, et un bon. Il sait déceler les faiblesses de ceux qu'il rencontre, et jouer avec pour atteindre ses objectifs propres.
 - Mr. Liuje… Vous savez pourquoi vous êtes ici.
Ce n'est pas une question. Mr. Luthor semble tout connaître de son entreprise, tout maîtriser: il connaît ma faute, et il connaît la teneur exacte du message de convocation qui m'a été envoyé. Son intelligence surhumaine le lui permet: il retient les données à une vitesse incroyable, résout les problèmes simples en un instant, ce qui lui permet de garder un œil sur le reste. Ce n'est pas toujours nécessaire, mais Mr. Luthor aime être au courant, pour mieux tenir son empire. Quand une chose échappe à son contrôle, ou ne se déroule pas comme prévu… Mr. Luthor n'est pas content.
Et personne ne veut subir le courroux de Mr. Luthor.

Il n'est pas réellement injuste. Il ne sanctionne jamais sans raison valable, et s'en tient à ce qu'il a annoncé. Mais quand la faute est entière, qu'elle aurait pu être évitée par le coupable s'il avait fait plus attention ou s'était mieux informé… il devient dur, impitoyable.
Et j'ai fait une erreur impardonnable.
 - Mr. Liuje. Vous étiez censé m'apporter des informations capitales, et elles ne sont pas ici. Comment expliquez-vous cela?
Il connait la raison, mais il veut m'entendre l'avouer. Que je voie ma faute pleinement, que je ne puisse la nier, même pas à moi-même.
J'ai peur de parler, mais mon mutisme serait pire encore, je le sais. Mr. Luthor n'aime pas qu'on lui fasse perdre son temps: il est trop précieux. Les états d'âme de ses employés ne le préoccupent guère, tant qu'ils n'entravent pas l'efficacité de la Lexcorp…
Alors, je me force à répondre. Je ne mens pas: Mr. Luthor n'apprécie guère qu'on le prenne pour un idiot.
 - Pardonnez-moi, Mr. Luthor. J'ai… été séduit par une femme. Il s'est avéré plus tard… qu'elle était journaliste débutante…
 - Et a-t-elle obtenu ce qu'elle cherchait?
Une goutte de sueur coule sur mon visage. Mr. Luthor a gardé une voix neutre, mais ses yeux ne me lâchent pas. Je suis perdu…
 - Elle sait que… je travaille pour vous… et sur ce projet.
Son expression ne change pas. Et pourtant, l'atmosphère devient lourde, suffocante. Je voudrais pour partir, me cacher, disparaître, fuir son regard implacable…

Il se lève et, mains dans me dos, s'avance vers l'immense baie vitrée, l'un des quatre murs du vaste bureau. On peut y voir la ville, ses immenses habitations, et les "Lexcorp" lumineux qui l'ornent partout.
Il me tourne le dos. Ce dos robuste, droit, impressionnant. Certains nient l'existence du charisme, cette étrange capacité qu'ont les hommes qui ont marqués l'histoire à pousser les gens à les suivre; la marque des plus grands leaders, ceux pour qui sont morts des centaines de milliers d'hommes, sans une hésitation.
Ces gens n'ont pas rencontré Mr. Luthor.
Le dirigeant de la Lexcorp a ce don. Quiconque parle avec lui commence à lui faire instinctivement confiance, à penser que cet homme pourrait porter leurs espoirs, les mener vers des sentiers de succès et de gloire.

Mais ce dos que, fut une époque, j'avais envie de suivre… me semblait à présent être un mur sans âme, une guillotine.
 - Voyez cette ville, Mr. Liuje. Grandiose, solide, plus superbe que n'importe quelle œuvre naturelle. Elle est le fruit de cerveaux humains. De mains humaines. D'efforts et d'espoirs humains.
Mr. Luthor aime cette ville. C'est son empire, en quelque sorte…
 - Si ces êtres ne s'étaient pas battus contre la fortune, contre leur faiblesse humaine, leurs instincts… tout cela n'aurait jamais été bâti. Ses habitants mourraient de froid et de faim, soumis aux saisons. Ils s'entre-tueraient pour une bouchée de pain, décéderaient d'un simple rhume, n'auraient comme loi que celle du plus fort, et du profit propre. Ou pire… ils seraient réduit en esclavage par une autre race.
L'humain ne peut contrôler la nature, s'il ne contrôle pas sa nature.


Il marque un temps d'arrêt, comme pour contempler la cité -SA cité.
Puis il se retourne vers moi, et s'approche. Il me domine de toute sa taille, de son regard de fer.
 - Mr. Liuje... vous êtes trop précieux pour ce projet. Mais je ne peux laisser une telle faute impunie. Aussi, vous avez le choix: ou vous continuez à travailler pour moi, mais vous ne sortez plus de ce laboratoire tant que votre travail n'aura pas abouti... ou vous me présentez votre démission, et quittez votre poste.
Cela ne peut être si simple. Mr. Luthor n'acceptera pas que je m'en sorte sans conséquences. Et, comme pour prouver mes dires, il ajoute:
 - Quant à cette journaliste... sachez qu'elle n'est plus un problème.
Que veut-il dire? L'a-t-il corrompue pour qu'elle se taise? l'a-t-il intimidée? Non... Je l'ai peu connue, mais elle était encore bien trop idéaliste pour accepter un pot-de-vin, et trop confiante pour avoir peur. Alors... Il l'a...
Comme il me le fera si je refuse son offre.

Le chagrin monte en moi. J'ai une épouse, un enfant... quand pourrai-je les voir à nouveau?
Mais je ne peux qu'accepter. Mr. Luthor est impitoyable...
Derrière ce masque de héros de l'humanité, celui qui l'a menée si haut...
se cache un être pourri, sans morale, avide de pouvoir et de gloire.
Un monstre sans compassion...
Sans émotions.
*************************************************************** 
J'appuie sur l'interrupteur, doucement. Sur la porte: "mrrr. Luchor, diriguean de... le... les... co...?"
La porte s'ouvre, et je ne peux plus lire. Mais c'est pas grave: c'est lui qui a ouvert, et je rentre en filant entre ses jambes.
 - Lena... qu'est-ce que tu fais ici? Où est James?
J'ignore sa question, un peu fâchée: pourquoi il est toujours aussi sérieux? C'est pas grave si James est pas là, je veux être avec lui! Alors, je saute dans ses bras en criant:
 - Papaaaaaaaaaaa!
Il me tiens d'une main, et ferme la porte avec l'autre. Mais mon petit tour n'a pas pris:
 - Lena, je suis sérieux. Tu ne dois surtout pas venir ici, et encore moins sans ton garde du corps. C'est compris?
Il me regarde dans les yeux, et je sais qu'il ne laissera pas tomber.
Ses yeux bleus, comme le ciel. Ils sont très sérieux, mais il y a une petite lumière dedans, comme un petit soleil, quand il me regarde. En fait, je peux deviner son humeur, avec tous des petits signes. Une ride ici, et il est inquiet; son menton qui se lève un peu, et il trouve ça drôle.
Il me tient avec force, mais sans me faire mal. J'aime bien être dans ses bras: je me sens à l'abri. Papa me protégera de tout!
Même si des fois...il veut trop me protéger. Il n'arrête pas de me faire des remarques: ne cours pas près de la route, méfie-toi des adultes, ne mange pas des choses que des inconnus te donnent! Et puis James, qui me suit partout, au cas où il y aurait un méchant.

Mais là, il n'est pas content. Alors, je réponds:
 - Il est juste dehors, dans le couloir. Il a dit qu'il voulait pas déranger.
Papa est rassuré -son sourcil s'abaisse un peu-, mais il ne se détend pas.
 - Pourquoi es-tu venue? Tu as un problème?
 - Je veux jouer avec toi, Papa! On peut aller au zoo? Il y a des nouveaux animals, mon ami a dit!
Il ne répond pas. Il réfléchit, je pense.
Papa n'arrête pas de travailler, je ne le vois presque pas. Je suis souvent avec James pour voir des choses et aller au parc. J'aime bien James, il est drôle, mais Papa me manque. Il connaît plein de choses, en plus, j'adore l'écouter!
Je veux vraiment aller avec lui, alors j'essaye de le convaincre encore:
 - Et puis, mon ami, il a dit que Superman a volé juste au-dessus, une fois!
Papa se crispe, et je vois qu'il est très en colère! Je m'inquiète: j'ai dis quelque chose de mal?
 - Lena... Tu aimes Superman?
 - Oui! Il est fort, et il sauve les gens!
Papa se tait, et me fixe. Finalement, il marche avec moi vers la vitre. Il aime bien regarder par cette vitre: il dit que voir tous ces gens lui donne de la force.
 - Lena, il ne faut pas admirer Superman. Il aide, mais à cause de cela... on oublie comment se débrouiller. Ta maîtresse te l'a sûrement déjà dit: il ne faut pas copier le devoir de tes amis. Sinon, tu n'as quand même rien appris, n'est-ce pas? Et bien... c'est la même chose.
Je ne comprends pas vraiment le rapport. Mais Papa n'aime pas Superman, apparemment, alors je hoche la tête. Je n'ai pas envie de le mettre en colère. Puis, comme je n'ai pas oublié mon idée:
 - Et pour le zoo?
 - Je ne peux pas, Lena. Peut-être une prochaine fois.
Je fais la moue. C'est toujours une prochaine fois!
Il le remarque, et m'explique:
 - Je fais cela pour toi, tu sais. Et pour tous les autres humains. Si je ne travaillais pas autant, il n'y aurait pas de maison, pas de nourriture... pas de zoos! Alors, pour que les enfants puissent être heureux en voyant les animaux, je dois rester et faire des choses qui prennent du temps.
 - Mais Papa, il y a déjà le zoo! Puis ça ne sert à rien qu'il y en ait un, si tu ne viens pas avec moi!
Il ne bouge presque pas, juste son regard qui part sur la droite. Il est triste... et je m'en veux.
 - Certains doivent faire des sacrifices pour les autres, Lena.

**********************************************************

 - Certains doivent faire des sacrifices pour les autres, Lena.
Comme se salir les mains. Cette femme trop curieuse... L'ordre que j'ai donné ne me plait guère. J'ai un certain respect pour les journalistes: eux aussi prennent de grands risques, usent d'astuces peu orthodoxes, pour le bien de l'humanité. Et puis, ils sont mon arme principal contre ce maudit meta-humain... avec ce fameux projet.
Provoquer la mort d'un humain n'est jamais un plaisir. Mais si la vérité éclatait, si ce projet était connu, ma popularité chuterait, au profit de Superman. La fin justifiait les moyens...
La sauvegarde de l'humanité valait plus que tout.

Et le "surhomme" la menaçait. Avant sa venue, tous me regardaient, suivaient ma bannière: celle de l'humanité. Ils travaillaient pour elle, elle devenait plus forte, plus sûre d'elle. Puis il est arrivé...
Et maintenant? Ils scrutent le ciel, alors qu'ils s'émerveillaient des hauts buildings. Ils retiennent leur souffle quand un danger survient, et hurle le nom de Superman, au lieu de chercher des solutions et de découvrir de nouveaux moyens de défense.
Ils ne croient plus en eux, mais en cet étranger, comme un dieu qui rend leurs propres capacités ridicules. Même s'il ne se retournait jamais contre l'humanité -et cela arrivera tôt ou tard-, il l'affaiblissait, et la laissera vulnérable et fragile quand il ne sera plus.
Cet être devait mourir maintenant, avant qu'il ne soit trop tard.
 - Tant pis... j'irai avec une ami, alors.
Lena est peinée, et mon cœur se serre. J'adorerais pouvoir accepter, passer du temps avec elle. Une seule chose m'est aussi chère que le bien de l'humanité... et c'est elle.
Mais je ne peux abandonner mon devoir. L'humanité doit grandir, toujours plus, et c'est à moi de la guider.
Lena repart finalement, comprenant que je dois travailler, mais à contrecœur. Pour la centième fois, je me fais la réflexion qu'il lui manque un parent. Sa mère est décédée, et mes deux précédentes épouses m'ont quitté.
Je n'ai jamais eu de chance en amour. On peut être le cœur de l'humanité, et ne pouvoir saisir celui d'une femme...




❧ Capacités ☙


Etant humain, Lex n'a aucun pouvoir surnaturel. Mais il est loin d'être inoffensif pour autant... Avant tout, ce qui le rend redoutable est son intelligence hors du commun. Il devint millionnaire avant ses 20 ans, grâce l'invention d'un puissant moteur de fusée, qui ne fut que le premier pas d'un long chemin d'inventions révolutionnaires. Mais pas seulement au niveau scientifique: c'est un homme d'affaire lucide, capable de saisir et même de prévoir les subtilités économiques. Sa mémoire n'est certes pas eidétique, mais impressionnante malgré tout: il peut retenir un grand nombre de données en peu de temps, ce qui l'aide à visualiser tous les aspects de son entreprise. De plus, sa logique lui permet de lier tous ces éléments, ouvrant largement ses choix d'options et de solutions: influencer un secteur avec un autre, par exemple.

Mais il est aussi fin psychologue: il peut se faire un avis assez juste sur une personne en quelques minutes de conversations, ou en observant ses gestes. Ensuite, une fois les ficelles de la "cible" connue, il sait aussi comment les tirer, les manipuler... Jouer sur les faiblesses, les désirs, les angoisses cachées, pour les faire agir comme le veut son plan. Car il est aussi stratège, et si ses batailles ne se mènent pas par le fer, les conséquences peuvent en être aussi mortelles...
Après tout, son empire lui permet énormément, sans parler de sa fortune inimaginable.

Malgré tout, lui-même sait que la violence, la force brute est parfois indispensable. Aussi, il a une troupe secrète d'hommes de main, anciens criminels ou soldats, pour les missions... délicates. Faire taire une journaliste qui en sait trop, par exemple.
Enfin, quand l'affaire est trop importante pour être confiée à ces semi-mercenaires, Lex peut compter sur des armes plus fiables: des robots guidés à distance. Nul, sinon lui, ne connaît l'existence de ces machines. L'accès de la salle de commande se trouve dans son bureau, par un passage secret: de là, des dizaines d'écran lui permettent de voir ce que voit le robot, et des commandes réagissent directement à ses pensées -ou plutôt, à des gestes quasi-imperceptibles provoqués inconsciemment par ses pensées- , pour allier la vivacité de son esprit aux performances physiques des machines.



❧ Histoire ☙


[8 mois plus tôt]
"Monsieur Luthor. La fusée sera prête au lancement dans une heure."
D'un rapide mouvement de tête, je lui signifie que j'ai entendu. Enfin… Après toutes ces années de recherches, le projet a abouti. Et sur ce visage habituellement sévère et impassible qu'est le mien, je permets à un léger sourire d'apparaître, simple ombre de la félicité que je ressens réellement.

Nous allons visiter l'espace. Ce ne sera pas la première fois, mais aujourd'hui, ce sera avec une fusée bien plus performante, capable d'aller plus loin, et avec maniabilité. Or, d'après mes scientifiques, une planète habitable existe, de l'autre côté du Soleil, à identique distance. Si cela se révèle être faux, et bien, rien ne sera perdu: une quantité incroyable d'informations sera malgré tout obtenue, et scientia potentia est...

Il nous faut avancer, découvrir, nous développer encore et encore! D'autant plus qu'à présent, nous savons que des menaces extra-terrestres pèsent sur nous. Certes, le kryptonien bien connu n'est pas hostile, mais les autres? Nous sommes dans une course à la survie, comme toujours.

Mais pas seulement à cause de cette menace extérieure. La surpopulation, le manque de ressources, voilà d'autres épées de Damoclès.
Si une nouvelle planète est découverte, il n'y aura plus ces quartiers de crasse et de vice…
Tel Suicide Slum.
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Il hurle. Elle pleure. Il la frappe. Elle hurle. Il pleure.
Voilà mon quotidien, dans cette maison délabrée, depuis douze ans. Un père alcoolique, une mère soumise, et la même scène tous les soirs. Plus jeune, j'étais choqué, terrifié à chaque fois. Mais, avec le temps… on apprend à faire avec. Et puis, que pourrais-je faire d'autres? "Suicide Slum"… L'endroit ne porte pas ce nom à cause du taux de suicide en son sein, mais parce que s'y rendre en est un: voleurs, camés, fous, poivrots, miséreux prêts à tout, gang, orphelins haineux, dealers… les honnêtes gens ne font pas long feu, dans ces ruelles sombres.

Moi, j'ai appris à me débrouiller. Je me suis bien entouré, de sorte à avoir un groupe suffisamment imposant que pour contrer les agressions: enfants ou non, une dizaine de paires de poings dissuade bien des adultes. Et même sans eux, j'arrive à m'en sortir,par mon intelligence, et mes mots: si la naïveté a déserté ces lieux depuis bien longtemps, l'orgueil et la rage l'ont remplacée, deux fils bien faciles à manipuler.

Mais le risque, certes amoindri, reste présent. Je préfère rester dans cette ruine, avec mes deux animaux de parents, mais à l'abri. Il arrive que mon père se lasse de sa moitié, et s'en prenne à moi, mais cela reste rare... et quelques coups de poings ne sont pas grand-chose, comparé aux plaies de couteaux.

Je ne compte pas passer ma vie dans ces taudis. Un jour, je quitterai cette misère, et lancerai ma propre entreprise. La plus grande, la plus influente de la ville. J'en ai les capacités, je le sais!

Un tel espoir n'est pas facile à porter, pourtant. Je n'ai rien, ne suis rien, et voudrais devenir tout. Sans Perry, qui ne cesse de m'encourager –un futur leader, lui aussi, sans aucun doute-, j'aurais déjà abandonné.
Ma volonté reste forte. Je deviendrai l'être le plus puissant de cette ville, qui sera enfin guidée par une main forte, efficace, par un guide capable. Je mènerai l'humanité toujours plus loin, j'utiliserai sa force cachée pour la sublimer.
Et plus jamais quartier comme Suicide Slum n'existera!

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Plus que trois-quarts d'heure avant ma plus grande réussite. Lena est avec moi, bien sûr. Plus que n'importe qui, elle doit assister à ce spectacle: la victoire de l'ingéniosité humaine, sa quête de connaissance et la puissance qu'elle est capable de maîtriser. Ce fameux Superman est-il capable de voyager jusqu'à une autre planète, avec ses pouvoirs fantastiques? Impossible, quoi qu'en disent les illuminés qui lui vouent un culte. L'humanité, elle, le peut, dès aujourd'hui. Voilà sa force: l'espoir, la persévérance, l'évolution!
Tous s'agitent, scientifiques, ingénieurs, mécaniciens, astronautes, ...
Tous différents, extrêmement limités dans leurs connaissances et capacités, mais capable d'unir ces forces négligeables pour des projets titanesques. Ils gardent leur sang-froid, légèrement inquiets, mais je sens leur joie, leur fierté d'être rouage d'un mécanisme capable de tout, l'indescriptible plaisir du travail utile, humaniste, à son ultime étape!
Lena est surexcitée, elle veut "voir ce gros machin voler!". Je la regarde, et souris, moi-même terriblement impatient. Mais une pensée me vint, parvenant presque à ternir mon humeur.

Lena... La plus belle et la plus tragique de mes histoires de cœur.
J'aurais aimé qu'elle soit là, à mes côtés. Pour lui montrer que j'ai tenu toutes mes promesses...

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Mes parents sont morts, il y a un an. Un accident de voiture. Ce n'est guère étonnant: il conduisait plus souvent ivre que sobre. En tout cas, je ne vais pas les pleurer...

Ho, mes larmes avaient failli couler, après cet événement. Mais pas par amour, non: par crainte du futur, de la mort. Certains en doutent parfois, à cause de mon pragmatisme froid, mais je suis humain... J'avais perdu un de mes principaux repères, en pleine adolescence, et j'en fus inévitablement bouleversé. Mais... je m'adapte vite.
Au fond, j'avais été soulagé, aussi. Je n'avais plus à subir ces scènes familiale écœurantes, les hurlement de ma mère et l'haleine rance de mon père.

Mais j'ai appris bien vite qu'il y a pire que des animaux...
Des humains intelligents, sociaux, qui se contrôlent, mais rongés par la cupidité et le vice.
Ainsi sont mes tuteurs, les Foster. Rusés, prêts à tout pour leurs intérêts, dénués de morale. Ils ne m'ont pris sous leur aile –ou leurs griffes- que pour une seule chose: l'assurance-vie de mes parents (et, au passage, passer pour de bons samaritains prêt à sauver un pouilleux des bas-quartiers). Une somme alléchante... mais protégée. Moi seul peut prendre cet argent à la banque, et ils espèrent me l'extorquer, tôt ou tard, puis se débarrasser de moi. Malheureusement pour eux, ils ne s'attendaient pas à un adversaire plus malin qu'eux: jamais je ne tombe dans leurs pièges. Aussi, ils sont forcés de me garder, et cela ne leur plaît guère... J'en subis les conséquences. En quelques semaines, ils ont convaincu le voisinage que je suis le pire adolescent au monde, digne fils de mon père méprisable, grâce à quoi ils peuvent se permettre des violences, des humiliations, de la maltraitance à tous les niveaux. Pas de chambre: la cave suffit. Pas de viande: soupe et pains conviendront. Pas d'argent de poche: un vandale comme moi le dilapiderait en drogues.

Ironiquement, pourtant, c'est d'eux que vient ce qui me permet de surpasser cela –non, qui réduit ces tourments à néant, les transforme en désagréments négligeables...
Lena, leur fille.

Nous nous aimons mutuellement, d'un amour passionnel et rationnel, sincère et complet. Je n'ai jamais vécu quelque chose d'aussi beau, d'aussi...
Mais à quoi bon les mots? Rien ne pourrait décrire ces moments, ces sentiments. Disons simplement que je serais prêt à donner ma vie pour elle, sans la moindre hésitation. Jamais je n'ai respecté quelqu'un aussi fort, et encore moins aimé...
Je lui fais mille promesses, et je tiendrai chacune d'entre-elles, car rien ne m'est impossible si elle est à mes côtés. Ce ne sont pas des mots plein de fièvre -ou pas seulement-: même dans mes moments plus réfléchis, je garde cette certitude. L'humain est capable de tout, si la motivation y est, et moi plus que quiconque.
Devenir la tête de cette ville, guider l'humanité vers le bien-être de tous, lui offrir tout ce dont elle voudra...
Un jour, elle m'a dit rêver d'aller dans l'espace. Au milieu des étoiles, s'éloigner de la Terre, découvrir de nouvelles choses. Aller loin...
Et je lui ai promis qu'un jour, cela sera possible.

Telle est ma vie: entre Enfer et Paradis...

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Une demi-heure, avant l'heure H. Une foule de journaliste s'entasse devant sont prêtes, mais je n'en ai pas réellement besoin: j'ai déjà retenu leur contenu par cœur. Elles me serviront autrement...
Au cœur du discours, je détacherai définitivement mes yeux de ces pages, comme si je m'écartais de ce plan prévu pour parler en improvisant, et donc avec sincérité.

Bien sûr, je suis réellement passionné par ce projet, et mes espoirs rejoignent ceux du peuple; mais la moindre erreur dans mes mots, la moindre ambiguïté dans mes phrases peut se retourner contre moi. Je sais ce que les gens veulent entendre, les termes qui leur plairont, ce qu'ils attendent de moi et de ce projet. Mon rôle, à présent, est de souligner l'importance de cette réussite, tout ce qu'elle symbolise pour l'humanité. Ainsi, ils comprendront mieux que jamais que la Lexcorp est le futur; que tous doivent se tourner vers elle.

L'occasion tombe à merveille, d'ailleurs... Depuis quelques temps, il y a ce surhomme, Superman, qui sape notre prestige. Des pouvoirs fantastiques, qui ridiculisent les hommes, montrent leur faiblesse. Cette fusée, construite par des milliers de mains différentes, leur prouvera à tous que cet être n'est rien, que l'humanité ne doit croire qu'en elle-même.
Qu'il lui faut un guide, et non un protecteur.

Cela, je vais  le lui faire comprendre, par ce discours. Je sais comment les convaincre: je lis en eux facilement.

Si j'avais su lire en elle, à cette époque...
tout aurait été différent.
_____________________________________________________________________
Elle ne voulait pas réellement aller dans l'espace. Les planètes, les étoiles... ce n'était pas cela qui importait.
Elle voulait partir. S'échapper. Et moi... j'avais fait des promesses pour le futur. "Un jour", "quand je serai la tête de cette ville", "tu verras"...
Abruti.

C'est trop tard, à présent. Trop tard pour l'emmener loin, pour fuir ensemble, pour la sauver.
L'amour rend aveugle... je n'ai pas su comprendre ce qu'elle voulait.
Ses parents me frappaient, m'affamaient, m'humiliaient... Et je ne voyais que ces petites choses ridicules, négligeables. Je ne voyais pas ce qu'elle subissait, plus vicieux, plus tordu.

Elle n'était pas leur fille, mais leur outil. "Tu deviendra médecin", lui répétaient-ils à longueur de temps. "Reste convenable", "ne traîne pas avec tel fille de basse famille", "n'insulte pas tel fils de bonne famille, quoi qu'il te fasse". Elle n'avait aucune liberté, ils contrôlaient sa vie pour l'utiliser, pour qu'elle leur rapporte argent et bonnes faveurs. Et elle cédait, incapable de se rebeller, consciente de ce qui l'attendait si elle refusait: la rue, et ses prédateurs...

Un jour, pourtant, elle n'a pas obéi. Quand ils lui ont ordonné de jouer avec mes sentiments, de me manipuler pour m'arracher l'assurance-vie. Là... malgré le danger, malgré sa terreur, elle s'est dressée contre eux.

Et elle n'a pas survécue.
Ils l'ont battue à mort.

Enragés par son indocilité, par l'échec de leur plan. C'était pour cela qu'ils laissaient notre relation se faire, et uniquement pour cela. Que leur projet se retourne contre eux, que j'obtienne cette énième victoire -involontaire-, réveilla ce qu'il y avait de plus mauvais, de plus bestial en eux.

J'étais arrivée trop tard, alerté par ses cris.
Elle gisait déjà au sol, ensanglantée, le visage déformé par la douleur .
Et ses meurtriers se regardaient, effarés...

Ils se demandaient déjà comment ils pourraient cacher le corps.

__________________________________________________________________
Un quart d'heure avant le lancement. Journalistes, VIP, membres du projet ayant fini leur rôle… tous sont rassemblés dans la même pièce. Elle est gigantesque, et superbement décorée, mais tous ont les yeux rivés sur un même point: l'écran géant, couvrant un mur entier, sur lequel apparaît une fusée.

LA fusée.

Un design digne de la splendeur du moment; une taille titanesque, et pourtant réduite au minimum; un bijou d'aérodynamisme, de résistance, de légèreté. Et surtout… son réacteur.

C'est moi qui l'ai inventé. Ho, il a bien évolué, depuis sa première version, mais le concept, la pierre angulaire, reste la même.
Je guide, trace le chemin, les fondations.
Et l'humanité construit dessus.
Tous les humains ne sont pas égaux, il y a toujours une élite… Et j'en fais partie, plus que quiconque.

Ce moteur en est le symbole…
___________________________________________________
Je tape le dernier chiffre, non sans une certaine émotion.
Tout est juste. Ho, je vérifierai, encore et encore… mais je sais déjà que tout est parfait.

Ce réacteur va humilier tous les autres, plus puissant et moins cher. Toutes ces années de travail, enfin, portent leurs fruits…

8 ans ont passé, depuis la mort de Lena. Ses meurtriers ont été arrêtés, condamnés à mort, et j'ai fini en orphelinat. Je n'y ai tissé aucun lien: je ne voulais parler à personne, haïssais l'humanité toute entière. Tous abandonnèrent rapidement l'idée d'avoir une relation plus forte qu'une celle de collègue de travail de groupe, et je passai mon temps à lire, m'informer, travailler. A quoi bon ressentir, si c'est pour souffrir?

Puis l'université: mon intelligence supérieure me permit d'être admis dans la plus prestigieuse, et avec une bourse. Avec le temps, ma rancœur s'est dissipée. J'ai recommencé à discuter avec autrui, à lier des amitiés, à me maintenir dans le monde social. Mais sans que cela n'empiète sur mes études: je devais apprendre, toujours plus. J'avais une promesse à tenir… et une idée qui germait.

Et aujourd'hui, ce projet s'est concrétisé. Il y a cet ordinateur, en face de moi, et l'accomplissement de mon travail. Mon intelligence m'a conduit à l'université; ma persévérance a permis cette recherche; et le réseau que j'ai tissé en récoltera les fruits.

Ce moteur est la clé de mes promesses.
Je serai propulsé à la tête de la ville…
Et au milieu des étoiles.

___________________________________________________
L'humanité retient son souffle. Le décompte se fait, lentement. Le jour où l'homme a marché sur la Lune se répète: tous espèrent, s'émerveillent, comprennent qu'ils font un nouveau pas vers l'avant. Tous les regards fixent la même direction, tous les cœur battent d'un même rythme: aujourd'hui, plus que jamais, l'humanité est unie.
Qui pense encore à ce guignol en bleu et rouge? Personne! Nous n'en avons pas, et n'en avons jamais eu besoin.
L'humanité, unie, est forte.

La fusée s'élève. Nul n'ose encore crier de joie. Le réacteur, comme il m'a propulsé à cette place, tire les astronautes vers l'espace. Tout est parfait.

"Monsieur…"
Une voix, à l'oreillette. Qu'est-ce que…?
" Monsieur, nous avons un problème. La fusée… pourrait bien être défectueuse."
Mon sang se glace, alors que mon cœur rate un battement. Que… Qu'est-ce qu'il raconte, cet abruti? Il n'y a pas de faille. Il ne peut pas y en avoir.
"Ce n'est qu'un risque, mais il est important. Nous l'évaluons à 43.8%. Si ce que nous craignons se réalise… les astronautes mourront, brûlés vifs. La fusée, quant à elle, nécessitera des réparations importantes. Devons-nous reporter l'opération, et faire atterrir la fusée?"

Je reste muet. Mon visage n'exprime rien: nul ne doit savoir que quelqu'un me parle, pour me donner de telles informations.
Reporter? Gâcher ce jour, celui qui marquera l'Histoire à tout jamais, qui réalise les rêves les plus fous de l'humanité, qui la fait respirer d'un même souffle? Qui me fera reconnaître comme leader parfait, et me permettra de faire de ce moment, le premier d'une série plus humaniste encore?
Cracher sur la gloire de ceux qui ont participé à ce projet? Cette occasion de jeter à bas le clown qui aveuglait l'humanité?
Non…

Non.
Qu'importe les risques. Je savais, TOUS savaient qu'il y en aurait, et ces astronautes en premier. Jamais l'humanité n'a évoluée sans risques, comme jamais entreprise ne peut grandir sans paris.
Et ces hommes dans la fusée, ces êtres braves, ces pionniers, seront les premiers à me maudire si je brise ce moment.
Alors, je secoue discrètement la tête, de gauche à droite. Ils me voient par les caméras, ils saisiront le message.
Et je fixe l'écran, comme depuis le début… mais toute joie m'a quittée, remplacée par l'angoisse.

Les minutes passent, lentement. La fusée s'élève, dizaine de mètres par dizaines de mètres. La tension, dans la pièce, est à son comble. Jusqu'ici, tout se déroule comme prévu… mais le danger reste présent, selon mon contact à l'oreillette. Je ne crois en nul dieu… mais l'envie de prier est plus grande que jamais.

Non. Je dois croire en l'humanité. C'est elle, ma seule croyance, mon unique religion. Je…

Des cris m'arrachent à mes pensées. Je regarde autour de moi, surpris: ils fixent l'écran, pétrifiés, choqués. Je tourne lentement mes yeux vers l'image…
La fusée est brisée. La partie centrale a disparue; celle supérieure n'est plus que morceaux tombant pitoyablement. Et, devant mon regard atterré, le réacteur explose à son tour.
Et dans ces flammes… l'espoir meurt.
Mes oreilles bourdonnent, mon esprit s'emplit de brume. Je… je ne peux y croire. C'est un cauchemar… Cela ne peut pas… Ne dois pas… Ce devait brûler, pas exploser… Et…
Où est le centre?

"C'ÉTAIT LUI! LUI! SUPERMAN!"
Le nom me frappe de plein fouet. Il apparaît à l'écran, tenant la gigantesque partie de la fusée contenant les astronautes.
Il... Il est la cause de tous. Il...
je me lève brutalement, hors de moi:
 - SOIS MAUDIT, SUPERMAN! TU PAYERAS POUR CA!


____________________________________________________
Le temps avait passé, depuis. Les risques qu'avaient encouru les astronautes furent rendus publiques, et Superman passa pour un sauveur. Nul ne pouvait savoir si tout aurait mal tourné, sans lui...
Officiellement, je n'avais pas eu connaissances de ces risques: je ne m'opposai pas à son acte, restant toujours vague sur ce que j'en pensais réellement.
Mais au fond, je le haïssais. Il avait tout brisé... et ce n'était qu'un exemple du risque qu'il représentait. Il pouvait briser nos projets sans un effort... Il brisait l'humanité, la rendait servile, incapable de se défendre d'elle-même... J'avais fais la promesse de le jeter à bas, de le rendre inoffensif, et sa mort en était un moyen parfait.
Aussi, tout en gérant mon empire économique, je cherchais un moyen de le vaincre. Ce projet sur lequel était ce scientifique vicieux, par exemple...


❧ Introduction ☙


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[center]
09:30. J'étais levé depuis une heure, et était à présent installé dans ma voiture. Elle était en apparence extrêmement luxueuse, mais derrière cette belle apparence se cachait surtout un bijou de technologie: armes cachées, blindage ultra-résistant, turbo... Elle était même capable de voler. Et le chauffeur était un expert, bien entendu.
Je me rendais à une réunion classique. Elles étaient nécessaires pour que la Lexcorp continue d'avancer droit: un nombre incalculables de danger la guettait, de l'intérieur et de l'extérieur, et je ne pouvais rien négliger. Et comme le sommeil était indispensable, le seul temps sur lequel je pouvais rogner était celui du loisir. Autant dire tout de suite qu'il était inexistant...

10:45. La réunion était finie: j'avais dû licencié un cadre, menacer un autre, féliciter un troisième, donner quelques directives et la solution à une paire de problèmes. Rien d'inhabituel, en d'autres mots... Je devais tenir cette société d'une main de fer, impitoyablement et avec intelligence. Les incapables devaient laisser leur place aux plus compétents, pour le bien de l'entreprise -et, indirectement, de l'humanité. A présent, les laboratoires...

11:00. Déception: le projet n'aboutissait pas. Les scientifiques m'assuraient que tout n'était pas perdu, mais je lisais dans leurs yeux qu'ils n'y croyaient plus eux-mêmes. Peste! Il faudra trouver une autre piste pour éliminer Superman.

12:00. J'étais devant la tombe de ma dernière épouse, avec Lena. Cette femme m'avait intéressé, mais sans amour, d'un côté comme de l'autre. Ma fortune l'avait attirée, et sa position de comtesse m'avait fait accepter. La seule chose qu'elle m'avait apporté d'important, au final, était Lena. A mes yeux, son unique mère était son homonyme: c'était avec elle que j'aurais voulu partager cette enfant...

12:30. A peine sorti du cimetière, nous fûmes -Lena et moi- victimes d'une tentative d'agression. L'affaire fut réglée en un rien de temps: les gardes, des professionnels, le mirent hors d'état de nuire en un instant. Ils le firent sans violence excessive: je ne voulais imposer un tel spectacle à ma fille. Mais quand nous seront parti, ils lui feront regretter son acte...
J'avais l'habitude, bien sûr. Être l'homme le plus puissant suscitait des jalousies, d'une part. De l'autre, il y avait nombre d'illuminés aux idéaux absurdes: anticapitaliste, anti-technologie, ou encore, des idéalistes n'appréciant pas ma façon de gérer mon entreprise. Sans parler des haines personnelles -les "sacrifiés", inévitables-, ou de mes concurrents.
Mais je ne craignais rien. Il y avait mes gardes du corps officiels... mais surtout, ceux secrets: anciens tueurs, militaires, et autres personnes surentraînées. Il y avait aussi un radar qui détectait toutes armes à feu manipulées dans un rayon de vingt kilomètres, un "gilet pare-balle" extrêmement fin, presque invisible, mais plus efficace que n'importe quelle protection efficace... et bien d'autres systèmes.

13:40. Je travaillais dans mon bureau. Je lisais des rapports, en écrivais d'autres, envoyais des mails, prenais la température des différents secteurs, décidais des voies qu'ils emprunteront... Mais en général, ce n'était qu'un amas de broutilles à régler.
J'étais comme n'importe quel homme d'affaire, à ceci près que mon entreprise était la plus importante dans le monde, et ma fortune, inimaginable. Je ne pouvais faillir: je portais le futur de l'humanité, mais son présent dépendait aussi de moi. Si l'entreprise s'écroulait, des millions de personnes se retrouveraient dans la rue; l'économie en serait gravement bouleversée, irrémédiablement même; le monde plongerait dans le chaos et la barbarie.
Si ce que je faisais derrière ce bureau pouvait sembler redondant, inutile, une véritable perte de temps, je savais que sans cela, tout s'effondrerait.

15:00. Je négociais avec un puissant homme d'affaire. Le contrat que je voulais passer, aux premiers abords, semblait scandaleux, inacceptable. Mais je connaissais cet homme. Ses faiblesses, ses désirs, ce qu'il aimait entendre... Et, après deux heures de discussion, nous nous serrâmes la main. Mieux: il était convaincu qu'il m'avait imposé ses exigences, et avait fort bien manipulé l'affaire, quand il s'était contenté de danser dans ma main.

18:00. Un goût de bile m'emplissait la bouche. Encore une fois, j'avais dû faire appel à mon commando secret. Un adversaire économique devenu trop dangereux, capable de faire tomber un pan entier de l'entreprise, et d'affaiblir le reste.
Je détestais faire tuer un innocent, encore moins un de ces êtres intelligents, capable de créer de grandes choses et de faire avancer l'humanité. Mais j'étais le guide ultime, et la Lexcorp avec: nul ne devait nous arrêter, qu'importe le prix. Qu'importe le sang sur mes mains, si celles-ci continuent à mener le chariot du progrès.
Mais ce n'était jamais un plaisir...

19:00. Encore un échec. Le restaurant était le meilleur de la ville et, m'appartenant, nous avions reçu les meilleurs de leurs plats, mais la belle ne fut pas impressionnée. Nous nous fréquentions depuis quelques mois déjà, et nous nous plaisions mutuellement... Mais, ce soir, tout prenait fin.
J'avais refusé une énième proposition de rendez-vous, ce dernier tombant en même temps qu'un rendez-vous d'affaire. Alors, vexée, elle m'avait lancé la question, cette question qui était la cause de la moitié de mes séparations: qui préférais-je, entre elle et ma société?
Et ma réponse ne lui plût pas.

Elle ne m'avait pas giflé: elle n'aurait jamais osé. Tout amant que je fus, je restais l'homme le plus puissant des Etats-Unis. Mais son regard me fusilla, et ses mots devinrent venin.
Ho, je n'en fus guère blessé. J'avais l'habitude d'attiser la haine, de toute sorte. Mais, au fond, j'en ressentis de la déception. Lena devra attendre encore pour une maman, et moi pour une moitié...

22:00. Le travail m'avait permis de me changer les idées, effaçant l'échec amoureux. Mes sentiments n'influaient jamais sur mon rôle, j'y prenais garde. Je n'espérais pas, et ne voulais pas, séparer l'homme d'affaire de l'individu: ils n'étaient qu'un, quoi que je fasse. Mais j'avais appris à mettre mes émotions de côté, pour ne pas prendre de mauvaises décisions...
A présent, je devais dormir. L'envie d'écrire les trois rapports qui attendaient me tentait, mais je savais que le sommeil était indispensable. Mieux valait faire moins de travail, qu'en faire du mauvais...
Je jetai un dernier regard par la vitre. Metropolis... Eclairée par les néons de la Lexcorp... Remplie de ses clients, de l'humanité...
Ma ville.
Ma raison de vivre.

Je ne laisserai personne la mettre à mal, et encore moins un alien.


❧ De l'autre côté du miroir ☙


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MessageSujet: Re: First (Lex Luthor)   Mar 1 Nov - 17:19
C'est assez effrayant de voir à quel point cette fiche tape juste à tous les niveaux, eu égard à tes connaissances de base très limitées du personnage...

Rôle de composition ou que sais-je, tu nous proposes le Lex classique que nous connaissons tous et c'est une franche réussite ! La fiche est très complète (et c'est un euphémisme) et tu as parfaitement cerné la personnalité de ce bon vieux Luthor !

Au plaisir de se recroiser bientôt IRP Wink
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MessageSujet: Re: First (Lex Luthor)   Mar 1 Nov - 18:34
Mais du coup...
Si c'est le bon Lex...

Pourquoi il est considéré comme un méchant?

MERCI, en tout cas! A mon avis, j'ai été Lex dans une vie antérieure *fuit*

Yep, au plaisir!
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First (Lex Luthor)

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