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 Le retour du borgne

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Slade Wilson
Âme errante
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Âme errante
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MessageSujet: Le retour du borgne   Mer 26 Avr - 20:53

• Slade Wilson •

« J'utilise 100% de mes capacités physiques et cérébrales... Pas toi. »


❧ Document d'identité ☙

     ✕ Nom : Wilson.
     ✕ Prénom(s) : Slade.
     ✕ Alias : Deathstroke.

     ✕ Âge :  49 ans.
     ✕ Date de naissance :  1954.
     ✕ Lieu de naissance : Inconnue.
     ✕ Nationalité : Américaine.

     ✕ Taille : 1m82.
     ✕ Poids: 92 Kg.

     ✕ Situation : Divorcé.
     ✕ Orientation sexuelle : hétérosexuel.

     ✕ Métier : Mercenaire.
     ✕ Alignement : mal/neutre.
     ✕ Groupe souhaité : Solitaire.
     ✕ Avatar :
     

❧ Description ☙


En dépit de ses cheveux grisonnants et de son âge avancé, tout dans le physique de Slade tend à prouver qu'il reste un vétéran endurcis. Disposant d'un gabarit assez impressionnant, ses nombreuses cicatrices (et notamment son œil droit borgne) sont assez lourdes de sens quant aux activités qu'il exerce (et a exercé...). Lorsqu'il vous regarde, son œil unique semble scruter les tréfonds de votre âme, créant immédiatement un sentiment de malaise. Dans l'ensemble, il se dégage de lui une sorte d'aura inquiétante, et les plus impressionnables seront facilement intimidés par sa simple présence...

Froid et calculateur, Slade jauge ses moindres actes et paroles lorsqu'il s'adresse à quelqu'un. Peu loquace, il préfère davantage négocier avec les armes plutôt qu'avec des mots... Mais reste toutefois assez malin pour rengainer ses armes si il y voit un quelconque intérêt.

Malgré ses indéniables talents au combat, Slade ne sous-estime jamais un adversaire... Ce qui a peut-être contribué à le garder en vie aussi longtemps. Cependant, il n'hésite pas à se montrer arrogant lorsqu'il sait qu'un combat est gagné d'avance... Il possède également un petit côté retors et n'aura aucun remord à user de ruses ou de pièges pour triompher s'il se retrouve en mauvaise posture.

Au quotidien (si ce mot à encore une quelconque signification pour le mercenaire...), le légendaire "Deathstroke" n'est qu'un homme brisé et aigris, dont l'argent et le luxe qu'il l'accompagne sont peut-être les derniers plaisirs... Ou peut-être ne fait-il tout ça que par simple plaisir de tuer ?


❧ Capacités ☙


Soldat expérimenté entraîné au maniement des armes blanches, des armes à feu et aux arts martiaux, les capacités de Slade sont accrues par un sérum augmentant ses réflexes, son intelligence, sa force et ses sens. On estime qu'il peut soulever environ trois fois son poids.

Parmi le vaste arsenal dont il dispose, il a toujours sur lui un sabre, un bâton télescopique, et un desert eagle calibre 45 qu'il a lui même customisé. Sa ceinture contient d'autre curiosité comme un grappin ou des explosifs variés.

S'il est un expert du combat rapproché, c'est également un maître dans l'art du camouflage et de la furtivité. Son intelligence ultra-développée lui donne une capacité d'analyse exceptionnelle lui permettant d'élaborer des stratégies complexes.


❧ Histoire ☙


Retour au bercail...

10 décembre 1973

Le voyage jusqu'en Amérique avait semblait durer une éternité... Mais ce n'était rien en comparaison des heures passées dans ce foutu camp. Fort heureusement tout ça était maintenant derrière lui... Il ne pourrait rentrer chez lui que demain, mais il se sentais déjà un peu à la maison sur cette base militaire.

Il regagnait les baraquements, surchargés de monde depuis le retour du Viêt-Nam... Des couchettes supplémentaires avaient été disposées à la hâte dans certaines chambres et l'intimité n'était pas vraiment de mise. Mais dans l'absolu, cela n'était pas si différent de ce qu'il avait vécu pendant deux ans... S'il devait supporter ça une dernière fois, soit.

Il sortit une petite photo de sa veste... La contempler lui permettait de s'extraire pendant quelques minutes du monde qui l'entourait, de se focaliser sur quelque chose d'agréable...

- Alors, Slade ! Pour quand le mariage ?!

- Février peut-être... Faut que je lui fasse ma demande...

- C'est toujours pas fait ?! J'y crois pas ! Slade Wilson, le soldat sans peur et sans reproche qui bouffe du viet' au petit déj' à les pétoches de faire sa demande !

- Billy... T'es un sale enfoiré.

Éclat de rire tonitruant des deux hommes...

Billy Wintergreen était l'un de ses plus vieux amis. Il s'étaient rencontrés en 1970, à l'époque où Slade venait de s'engager. Il avait mentis sur son âge, mais ses supérieurs ne s'en étaient avisés qu'au dix-huit ans du jeune homme... Et au regard de ses exploits au combat, tout ceci n'avait eu guère de retombées.

À son arrivée sur la base, il avait été assigné à un programme d'entraînement spécial, visant à former de jeune soldat à des techniques de guerres avancées qui permettraient (disait-on à l'époque...) de gagner la guerre "vite et bien". Il y avait fait la rencontre de Billy, alors âgé de 18 ans. Mais aussi celle de leur formatrice : le capitaine Adeline Kane... La même jeune femme que Slade contemplait quelque minutes plut tôt sur la photo.

Malgré sa jeunesse et son inexpérience, Slade s'était montré exceptionnellement réceptif à toutes les techniques qu'Adeline leur avait présentée... Après quelques mois, ses performances à l'entraînement et son caractère calme et méthodique finirent par conquérir le cœur de la jeune femme.

Elle fut l'une des premières à qui il révéla son âge réel... La surprise de la jeune femme fut de taille, mais qu'il ait 16 ou 18 ans, cela lui importait peu en vérité. C'était un garçon intelligent et incroyablement mature au regard de son âge (ce qui expliquait peut-être qu'il ait réussis à berner son entourage et ses supérieurs aussi longtemps...)

Il commencèrent à sortir ensemble, tout en veillant à garder le plus grand secret sur leur relation... L'un et l'autre risquaient leur carrière. Au sein de l'armée, il était interdit d'entretenir des relations amoureuses avec un collègue, et davantage encore avec un de ses supérieurs. Toutefois, l'aide de Billy (seule personne que Slade avait mis au courant...)  s'était souvent révélée salvatrice quand il s'agissait de les couvrir et de brouiller les pistes.

Les deux amants durent ensuite se séparer... L'unité de Slade fut envoyée au combat le 1er octobre 1971. Nom de code : "Deadstrike". À sa tête, le lieutenant colonel Slade Wilson, dont les excellents résultats à l'entraînement avaient permis une rapide montée en grade.

Les deux ans qui suivirent ne furent ensuite qu'un calvaire persistant... Pénuries de nourriture, de matériel, de munitions... Le jeune officier avait fait des son mieux pour composer avec tout ça, mais à terme, il avait déjà compris ce que l'état-major refusait d'admettre : les états-unis avaient déjà perdus cette guerre. Les idées ne lui manquaient pas, mais il se heurtait à chaque fois aux bureaucrates et à leur "budget". Leurs attentes étaient souvent délirantes, et pouvaient bien souvent se résumer à (selon Slade) "Gagnez cette guerre avec des bouts de bois". Bien sûr, le jeune homme avait grossis le trait... Mais dans les faits, il n'était pas si loin de la vérité.

La tactique de Slade consistant à récupérer tout ce qui était possible chez l'ennemi leur permirent de tenir mais sans plus... Il ne s'agissait plus de gagner, mais de survivre. Sans surprise L'ordre de retrait des troupes arriva fin novembre. Tout ce bordel était enfin terminé.


Traumatisme

11 décembre 1973

Elle l'attendait sur le pas de la porte... Lorsqu'enfin elle le vit arriver. Il avait changé depuis 2 ans... Mais même malgré sa longue barbe et son air fatigué, Adeline Kane reconnaissait l'homme qu'elle aimait.

Elle se jeta dans ses bras, l'embrassant comme seul quelqu'un qui n'a pas vu sa moitié depuis trop longtemps pouvait embrasser. Il lui raconta dans les grandes lignes ce qu'il avait pu vivre, mais aucun mot ne suffisait vraiment à décrire le quotidien infernal de la guerre...

Pourtant quelque chose n'allait pas... Pour tout ce que la guerre avait d'atroce, Adeline savait que Slade était capable de prendre sur lui. Pourtant, son amant était silencieux, complètement éteint... Presque bouleversé. De la part d'un autre homme, elle aurait pu mettre ça sur le compte du traumatisme de la guerre... Là c'était autre chose.

Elle se risqua à aborder le sujet  au dîner...  

- Slade... J'imagine difficilement ce que tu as pu voir là bas mais... Je sens que quelque chose te perturbe. Tu as l'air absent et quand je te regarde... Tu baisses les yeux... Qu'est ce qui ne va pas ?

- ...

Même s'il ne dit moi, Adeline avait bien sentis la détresse de son conjoint... Elle se leva et l'enlaça tendrement, lui déposant un baiser sur la joue.

- Parle moi mon cœur... Je suis ta petite amie, pas un de tes soldats. Tu n'as pas besoin de te cacher derrière ce masque d'impassibilité...

Il voulait garder ça pour lui... Mais le poids de ces actes devenait trop lourd à porter. Le verrait-elle seulement de la même manière après cela ? C'était un risque à prendre...

- Il y a quelques mois un gradé et une petite escouade sont arrivés et nous ont emmenés en mission spéciale... Un camp ennemi à rayer de la carte m'avait-on dit. Pas d'assassinat, pas d'infiltration. On y est allé, on tiré dans le tas et on a cramé ce qui restais...

Il marqua une pause, comme s'il hésitait à dire la suite...

- C'était pas un camp ennemi... Juste un village. Ils avaient de la nourriture, alors l'état s'est servis. Ils m'ont envoyés ce type parce qu'ils savaient très bien que j'aurais pas mené un assaut sur des civils... Je les ai laissé faire Adeline...

La légende de guerre avait vacillé... Les larmes commençaient à monter à ses yeux.

- J'entends encore le cri des gamines qu'on a fusillé... J'en ai pas dormi des mois... Après qu'on ait brûlé tous les cadavres j'ai vomi toute la nuit suivante...

Il craqua, s'écroulant littéralement sur la table... Les souvenirs étaient douloureux, mais les étaler ainsi avait rouvert la vieille blessure. Tout soldat qu'il était, Slade n'était pas un monstre. "La guerre aux guerriers" telle était sa devise... Cette nuit là il l'avait bafouée.

Adeline le serra encore plus fort dans ses bras...

- Slade... Ce n'est pas de ta faute... Tu étais soldat, tu as fait ton boulot... Tu ne pouvais pas savoir...

Peu importait à quel point son épouse tentait de le déculpabiliser, Slade savait qu'il était tout aussi fautif que ses supérieurs... Il aurait pu se rebeller, refuser les ordres... Il avait simplement détourné les yeux et appuyé sur la gâchette.

ARGUS

26 décembre 1973

Le temps s'était écoulé tranquillement tandis que Slade reprenait peu à peu pied au contact d'Adeline... Il commençait même à envisager de quitter l'armée.

C'était sans compter avec la visite d'un mystérieux invité... Slade était seul à la maison pour le moment, sa compagne étant sortie en ville. À travers le juda de la porte, il aperçu son visiteur... C'était un homme en trench-coat, digne d'un flic de série noire.

- M. Wilson Slade ?

- C'est moi. Qu'est ce que vous me voulez ?

-  J'ai quelque chose à vous proposer... Si vous avez quelques minutes.

Curieux à défaut d'être intrigué, Slade laissa entrer le mystérieux inconnu. Il s'assit sur une chaise et commença à ouvrir une chemise contenant tout un tas de paperasse.

- Mes employeurs ont eu vent de vos aptitudes exceptionnelles... Et c'est ce dont nous avons besoin.

Haussant simplement un sourcil, Slade le laissa continuer.

- Notre défaite récente nous a amener à reconsidérer nos méthode... Nous avions déjà tenté un nouveau changement d'approche. Votre unité Deadstrike était un début d'idée, une sorte de test, de prototype. Vous étiez efficaces, c'est indéniable... Mais un homme reste un homme.

Il sortit alors de sa pile de papier une sorte de fiche technique bardée de formules scientifiques et d'explications savantes...

- Je vous épargne le jargon scientifique mais nos équipes scientifiques ont récemment conçu un sérum...  Il est en mesure de booster toutes vos facultés : vos sens, votre force... Votre intelligence. Là où ça devient intéressant, c'est que vous êtes déjà extrêmement bien pourvus dans tous ces domaines...C'est du moins ce que disent les bilans médicaux et les rapports vous concernant. Vous seriez donc le premier représentant d'une nouvelle génération de super-soldat.

Jamais il n'avait entendu une histoire aussi grotesque... Ce type avait trop lu de comics, c'en devenait ridicule. Autant le mettre à la porte...

- Allez c'est bon j'en ai assez entendu...

- Réflechissez monsieur Wilson... C'est une occasion unique pour vous de combattre autrement. Vous serez votre propre chef : un ordre de mission vous sera bien sûr donné mais les moyens d'y parvenir seront laissés à votre disposition.


Il avait touché un point sensible... A se demander s'il était au courant pour le Viêt-Nam tant ses arguments semblaient bien choisis. Après tout pourquoi pas ? La guerre, c'était son domaine... Et il la faisait bien. S'il fallait juste faire une injection bidon pour pouvoir bosser comme il avait toujours rêvé de le faire c'était un bien maigre sacrifice...

- Soit... Mais je choisis mes missions. C'est ma condition.

- Monsieur Wilson comprenez bien que...

- C'est à prendre ou à laisser. Si ça ne vous convient pas, trouvez vous quelqu'un d'autre.

Une long silence s'établit tandis que type en trench-coat semblait réfléchir...

- Très bien je vais voir avec mes supérieurs. Voici ma carte si vous souhaitez me recontacter...


Il lui tendit un petit bout de carton ou figurait simplement son nom et celui de son agence... "l'ARGUS".

Oh encore une chose monsieur Wilson... Adeline n'a pas besoin d'être mise au courant pour le sérum. Arrêtez-vous à votre nouveau travail ce sera suffisant.

Comment pouvait-il être au courant de sa relation... Pour l'instant, très peu de monde était au courant. Certes ils n'étaient plus dans la même unité et n'avaient plus spécialement à se cacher... Mais de nature peu loquace, Slade n'était pas aller crier ça sur tous les toits.

Il y avait fort à parier que cet "ARGUS" n'était pas qu'un simple laboratoire de recherche scientifique...


Nouvelle vie


5 janvier 1974


Ils s'étaient finalement pliés à ses exigences... Et Slade s'était rendu à la base pour recevoir ce fameux sérum.

Il avait parlé à Adeline de l'offre qu'on lui avait fait, tout en prenant soin de ne pas évoquer le côté "expérience scientifique". Inutile de l'inquiéter avec une broutille...

Des scientifiques, des médecins ainsi que des bureaucrates s'entassaient dans le labo, observant le jeune soldat comme un rat de laboratoire. Dans un sens, c'était bel et bien ce qu'il était... Mais maintenant qu'il avait accepté, il était trop tard pour reculer. Tandis que les blouses blanches assommaient les types en costard de blabla scientifique rébarbatif, Slade s'allongea sur la couche tandis que des bracelets métalliques surgissaient de nulle part, l'immobilisant totalement.

Un des scientifiques présent dans la salle ne tarda pas à l’assommer de paroles mielleuses, cherchant certainement à dissimuler une réalité bien plus sombre :

- Ne vous inquiétez pas, c'est simplement en cas de convulsion...


Certes c'était plutôt plausible, mais le dispositif était au moins assez solide pour retenir un éléphant en colère... Étaient-ils à ce point sûr de la réussite de ce "produit miracle" au point de prendre de telles précautions ?

Bientôt, tout le monde quitta la salle pour se mettre derrière ce qui ressemblait fort à une verrière de sécurité, le laissant seul avec un bras mécanique chargé d'effectué l'injection.

- Détendez vous monsieur Wilson...


Difficile de l'être dans de telles conditions, mais le militaire avait vu pire. Il ferma les yeux, vidant totalement son esprit... La dernière image qu'il gardait en tête était le visage d'Adeline. Après ça il la demanderait en mariage, c'était décidé. Elle l'aimait, lui aussi... Pourquoi attendre davantage ?

Ses considérations furent interrompues par une douleur lancinante... Pas spécialement due à la piqûre en elle même, mais bel et bien au sérum qui se rependait dans ses veines. Le calvaire semblait interminable, telle une sorte de quintessence de toute la douleur qu'il avait pu ressentir dans sa vie.

Se débattant comme un possédé, il finit même par briser les lourds bracelets en aciers qui le maintenait attaché, déambulant désormais dans la pièce tel une bête en cage. Combien de temps tout cela dura t-il ? Difficile à dire. Il sombra dans le coma, terrassé par la souffrance...

Il se réveilla dans une sorte de lit d’hôpital... Probablement se trouvait t-il dans l'infirmerie de la base. Une boîte de sa marque de chocolat préférée se trouvait sur son chevet. Ca ne pouvait venir que d'Adeline... Merde. Était-elle au courant ?

Soudainement, la poignée de la porte pivota... C'était le type qu'il avait rencontré quelques jours plus tôt à la maison. Que pouvait-il lui vouloir ?

- Enfin réveillé monsieur Wilson ?

- J'ai dormi longtemps ?


- 24 heures... Votre conjointe à commencé à s'inquiéter en vous voyant absent aussi longtemps.
Nous lui avons raconté que vous aviez fait une sorte de malaise post-traumatique... C'est assez commun parmi nos soldats en ce moment. Comment vous sentez vous ?


- À part l'impression qu'un tank m'a roulé dessus... Ça va.

- Bien... La bonne nouvelle c'est que les bilans sont plus que positifs. Toutefois, nous devons encore passer une série de test. Nous étalerons ça sur plusieurs jours... Et nous allons malheureusement devoir vous garder quelques jours. Au moins pour nous assurer que vous ne représentez de danger pour personne...

Comment ça "le garder quelques jours". En quoi pouvait il être dangereux pour qui que ce soit ? Alors qu'il fulminait intérieurement, les moniteurs commencèrent à s'affoler et des bandes métalliques sortirent soudainement de nulle part, le bloquant complètement.

- C'est du Titane renforcé... Nous pensions que l'acier serait suffisant mais vous nous avez
prouvé que non.


- Laissez moi sortir !!!

- Monsieur Wilson soyez raisonnable... Nous ne savons pas encore si le sérum à pu avoir d'éventuels effet secondaires. Vous ne voudriez pas mettre Adeline en danger ?

Encore une fois, ce type avait su trouver les bons mots... S'il y avait un quelconque risque de lui faire du mal mieux valait qu'il reste ici pour le moment. Petit à petit, il s’apaisait tandis que les bandes de titanes se retiraient.

- N'ayez crainte, elle peut venir vous voir quand elle le souhaite... En dehors de nos séances de tests bien sûr. Elle ne devrait pas tarder d'ailleurs...


Il se retira, tournant la tête une dernière fois...

- N'oubliez pas monsieur Wilson... Vous avez fait un malaise.

Message reçu... D'autant qu'il valait mieux éviter de balancer des secrets compromettants dans une pièce où il risquait potentiellement d'être écouté. Il s'était tout de même mis dans une drôle de galère... À se demander si tout cela n'allait pas trop loin.

Il n'eut toutefois pas le temps de s'appesantir sur ces considérations, puisqu'Adeline arriva quasiment à l'instant même ou le type de "l'ARGUS" sortait. Elle ne remit même pas en cause l'histoire du malaise, se contentant de s'enquérir de la santé de son amoureux... D'un autre côté, cela pouvait tout à fait se justifier au regard de ce qu'il lui avait raconté quelques semaines plus tôt...

Soudainement il repensa à quelque chose... Une promesse qu'il s'était faîtes quelques heures auparavant. Les circonstances et le cadre n'étaient pas idéales mais il ne pouvait plus attendre...

- Chérie, tu peux aller me chercher ma veste là bas ? Elle est accrochée au porte manteau.


- Bien sûr... Tu as besoin de quelques chose ?

- Eh bien... Tu vois j'ai bien réfléchis pendant ces quelques semaines... Enfin même durant ces deux dernières années pour dire vrai.

Il sortit alors une petite boîte de la poche intérieure du vêtement...

- Alors... Adeline Kane... Veux tu devenir ma femme ?

Les yeux de la jeune femme s'illuminèrent, tandis qu'elle se jetait sur son futur époux pour l'embrasser.

- J'en déduit que ça veut dire oui...

Il n'affichait qu'un petit sourire... Mais intérieurement il exultait. Enfin il y était... Tout ce qu'il s'était contenté d'espérer ces deux dernières années était enfin là.


Machine à tuer


Le reste de la semaine se résuma pour Slade à toute une batterie de tests... Et même s'il était plutôt d'un naturel sceptique il devait bien reconnaître que ses performances l'impressionnaient. Tout ce qu'il était capable de faire, il faisait mieux et plus vite.

Il soulevait désormais 300 kilo de fonte aisément, mais les changements ne s'arrêtaient pas là... Un des exercices qu'on lui avait soumis consistait à battre un automate programmé pour jouer aux échecs. Slade était un amateur de ce jeu et disposait déjà d'un petit niveau...

Il avait battu l'ordinateur 17 fois d'affilée en difficulté maximale.

Il pouvait non seulement calculer plusieurs stratégies, mais surtout, les affiner en fonction de la réaction de ses adversaires.
Pour les scientifiques et les bureaucrates, c'était un franc succès.

Pendant deux semaines, on le format au maniement d'armes diverses, allant du bâton aux fusils d'assauts. Sa capacité de rétention exceptionnelle et son inventivité (combiné aux effet du sérum) lui permirent d'apprendre à une vitesse phénoménale.

Des experts lui faisait une démonstration, il reproduisait puis approfondissait... Dépassant parfois les compétences de ses instructeurs à la fin de la journée.

Au terme de cette période d'entraînement, Slade était devenu l'incarnation parfaite du soldat : brillant, puissant, rapide et surentraîné.

- M.Wilson, mes félicitations, vos résultats sont plus qu'excellents... Au regard de vos performances je pense que vous êtes prêts pour vos premières mission.

- Parfait... Mais n'oubliez pas : je veux mon mois de repos avant.


Il n'avait guère vu sa future épouse ces derniers jours... Et elle lui manquait cruellement. Il avait donc négocié un mois de congé pour pouvoir mettre en place les préparatifs de son mariage et pour se reposer. Tout surhomme qu'il était, ces exercices ininterrompus l'avait épuisé. En deux semaines, il avait appris plus qu'en trois ans...

- Bien sûr, n'ayez crainte... Avant votre départ, je tenais toutefois à vous montrer quelque chose.

L'homme amena Slade jusqu'à une salle contenant un vaste arsenal d'équipement et d'armes... Mais ce qui attira l'attention du "super-soldat", c'était l'étrange accoutrement disposé sur un mannequin au fond de la pièce.

- Je vois que vous n'avez pas manqué de le remarquer... C'est une armure de combat. Elle est principalement fabriquée en fibre de Kevlar même si certaines parties sont renforcées avec de l'acier...En l’occurrence les épaulières, les gants et les bottes. Ce serait assez lourd pour un être humain normal, mais votre force actuelle vous permet de vous déplacer aisément avec.

Au delà de la résistance que le militaire venait de lui vanter, Slade était assez admiratif des aménagement qui avaient été faits... Holsters intégrés, emplacement pour des balles de calibres divers, ceinture multifonction... C'était foutrement bien pensé.

Avec ses compétences et un équipement pareil, rien ne serait en mesure de l'arrêter.


Révolte

28 août 1978

Cinq ans s'étaient écoulés, et bien des choses avaient changées pour Slade et Adeline Wilson, désormais parents de deux petits garçons : Grant âgé de cinq ans et son petit frère Joseph, de deux ans son cadet. Malgré son travail qu'il l'appelait souvent aux quatre coins du monde, Slade avait fait son possible pour être présent, mais les enfants voyaient assez peu leur père au final.

En contrepartie, sa petite famille ne manquait de rien... Son travail était assez lucratif, et leur permettait d'avoir un train de vie plutôt aisé. Adeline avait même quitté l'armée, consacrant désormais son temps à élever ses fils.

Malgré les absences fréquentes de leur géniteur, Grant et Joseph était en véritable admiration pour ce héros de guerre invincible dont maman avait maintes fois conté les exploits avant d'aller au lit... Et le voir s'entraîner au sabre ou aux arts martiaux avait toujours quelque chose de magique pour les deux garçons.

Une nouvelle fois, Slade se rendait à la base pour une nouvelle mission. Chose assez exceptionnelle, il aurait cette fois-ci un équipier. Pourquoi ? Et qui cela pouvait-il être ?
Il n'en avait pas la moindre idée.

Arrivé dans la salle du briefing, le militaire eut-une surprise de taille...

- J'y crois pas... Billy Wintergreen !

-Bordel de m... Slade C'est toi ?!

Aussi étonnés de se voir l'uns que l'autres, les deux hommes n'en fut pas moins ravis de se retrouver.

- Alors c'est toi ce fameux "super-soldat" ?! Remarque je suis pas étonné... Qui d'autre que Slade Wilson pouvait endosser un pareil titre !

- Ah ah ! Allez Billy arrête ou tu vas me faire chialer ! Qu'est-ce qui t'amène ici ?


- Il paraît que t'as besoin d'aide ! Alors voilà je me suis porté volontaire... Même si j'ignorais qu'il s'agissait de toi à la base.

"Besoin d'aide"... C'était étrange. Slade avait toujours bossé en solo et s'en était très bien sortis. Pourquoi lui affecter un équipier maintenant ? Il n'eut malheureusement guère de temps pour y réfléchir davantage, interrompu par l'entrée du colonel qui venait leur faire le briefing...

- Bonjour messieurs...


Il alluma le lecteur de diapositive et commença son speech.

- D'habitude, nous envoyons le lieutenant Wilson en solo, aujourd'hui les choses différent un peu... Vous le savez, nos tensions avec la Russie sont loin d'être au beau fixe... Et la course nucléaire est déjà entamé.


Il changea de diapositive, leur montrant ce qui s'apparentait à une sorte de complexe militaire.

- Ce complexe repéré par nos services de renseignement. C'est un laboratoire de recherche nucélaire... L'un des meilleurs du pays. Actuellement Nous ignorons tout de leurs avancées... Mais nous craignons qu'ils en soient déjà à un stade avancé. Votre mission sera donc de vous infiltrer dans le bâtiment et de récupérer tous les renseignements possibles. C'est une priorité absolue !

Le gradé fit à nouveau une pause, passant à une autre diapositive...

- Il nous sera malheureusement impossible de guider le lieutenant Wilson à distance, le bâtiment étant équipé d'une sorte de dispositif de brouillage. Le trouver et le neutraliser prendrait trop de temps, c'est pourquoi nous avons donc penser à une autre option.
Le brouilleur doit parasiter les signaux venant de l'extérieur du bâtiment... Mais pas de l'intérieur. Le rôle du major Wintergreen sera donc de vous guider. Il sera muni d'un équipement lui permettant de détecter et de neutraliser discrètement les dispositifs de surveillance au fur et à mesure de votre progression. Je vous incite à la plus grande discrétion. Rompez.


Le topo était claire et la présence de Billy prenait désormais tout son sens. Malgré ses années d'expérience, l'appréhension était toujours là mais elle était devenue une composante naturelle pour Slade qui n'y faisait presque plus attention.

Il monta dans l'avion en compagnie de Billy et s'envolèrent pour la Russie... En chemin, la présence de son vieil ami rompit la monotonie habituelle des trajets, chose assez agréable il fallait bien le reconnaître. Les deux amis ne s'étaient pas vu depuis de longues années, il y avait donc beaucoup de choses à se raconter... Billy était resté célibataire, effectuant lui aussi quelques missions de temps à autres avec les anciens de l'unité deadstrike. Il envisageait de quitter l'armée "fatigué de toutes ses conneries".

- les états unis sont toujours en guerre contre quelqu'un ou quelque chose... Ils ont eu du mal à lâcher l'affaire avec les Viêt, les voilà repartis avec les russes. Gamin je croyais à toutes ces salades... Aujourd'hui, je constate juste qu'on vaut guère mieux que les ruskoffs.

Slade ne s'était jamais vraiment posé toutes ces questions... Il faisait son job et ça lui suffisait. Il choisissait certes ses missions et la manière de les exécuter en fonction de son code de l'éthique mais ça s'arrêtait là...

- Préparez vous messieurs on atterrit dans cinq minutes...


Tandis que les deux soldats vérifiez une dernière fois leur équipement, Billy tendit à Slade une bien curieuse cagoule...

- Billy... Qu'est ce que c'est que cette horreur ? Du orange ? Sérieusement ?

- C'est les cagoules que mettent les anciens de l'unité... j'ai pensé que t'en voudrais une.

- Tsssss qu'est ce qu'on ferait pas pour les copains...


Il enfila le masque en grommelant, mais au fond, il était assez content que Billy lui ai donné ça... Il avait plus ou moins dû couper les ponts avec les anciens de Deadstrike. Arborer leurs couleurs, c'était sa façon à lui de dire qu'il n'oubliait pas ses vieux potes.

- Ah voilà ! Tu es parfait !


- Écrase Billy... Je sais pas qui a choisis les couleurs mais tu lui diras de ma part qu'il a des goût de chiottes.


- Ça me va droit au cœur Slade...

Les deux hommes éclatèrent de rire comme au bon vieux temps... Les petites piques, c'étaient leurs façon de se souhaiter bonne chance, de se motiver.

- Allez messieurs, on se concentre... On arrive près de la zone de drop.

Enfilant leurs parachutes tandis que le sas s'ouvrait, les deux amis se regardèrent une dernière fois avant d'effectuer le grand saut...
Même avec leurs tenues isolantes, ils pouvaient sentir le vent froid cinglant sur leur visage.

Ils se réceptionnèrent sur la neige, dissimulant rapidement leurs parachutes.

- Ok Billy on y est... Maintenant on est tout seul.


- Tu sais comment on s'y prend ?

- Je vais nous dégager une voie pour qu'on puisse s'infiltrer dans la bâtiment... Ensuite tu sors ton matos et on fait comme on a dit au briefing.


- Et comment tu comptes te débarrasser des sentinelles ? On a pas de snipe'...

- Attends moi là et surveille avec les jumelles...


Ce que vit Billy le marqua pour le reste de sa vie. Usant de son agilité hors du commun, Slade sauta par dessus les barbelés (qui devait bien mesurer trois mètres de hauteur) puis élimina discrètement les sentinelles qui gardaient l'aile est à l'aide de son sabre... Les russes n'avaient rien vu venir. Il découpa ensuite le grillage à l'aide de l'arme qui lui avait permis de se débarrasser des gardes puis fit signe à Billy de venir...

- J'y crois pas... T'as vraiment... ?


- C'est une longue histoire Billy, je te raconterai tout ça après...

En bon soldat, Billy obéit à son vieil ami et se focalisa sur la mission. Slade arracha une des grilles de ventilation et se faufila dans le conduit, suivit de près par son coéquipier.

- Ok on est dans la place... Je peux couper les dispositifs un par un. Je désactive, tu passes, je réactive. Les coupures sont furtives, comme ça ils se doutent de rien. Pigé ?

- Pigé. Je teste les radios... Tu me reçois.

- Nickel, les huiles avaient raison. Allez fonce, je te guide.

Slade progressa dans le complexe évitant habilement les sentinelles qui patrouillaient dans les couloirs, libéré de la contrainte de devoir éviter les dispositifs de vidéo-surveillance. Pour l'instant, nul ne s'était aperçu de leurs présences et Slade arriva finalement devant la salle des archives et des dossiers tactiques...

- J'y suis...

- T'as pas mis longtemps !

- Y'avait un plan d'évacuation avec toutes les salles... Je l'ai mémorisé vite fait.

- "Mémorisé vite fait"... Il me dit ça comme s'il avait lu sa liste de course.

- Bon je fouine un peu, je prend ce qu'il nous faut et on se casse...

Slade commença à glaner ça et là quelques schémas et autres dossiers techniques, mais ne tarda pas à être interrompu par son coéquipier.

- Merde !

- Quoi ?

- Cinq empreintes sur mon radar... Elle se dirigent vers moi.

- Sûrement une patrouille, relax Billy.

- je crois pas je les entends causer... Je parle pas le russe mais ils ont pas l'air content.

- Moi je le parle. Dirige le micro vers eux.

Sa capacité de rétention lui avait permis de mémoriser énormément de langues... Il connaissait pas moins de 12 langues et apprenait même certains dialectes. Le son était plutôt mauvais, mais du peu que Slade avait pu saisir, il semblait que Billy avait bel et bien été repéré... Mais comment avaient-ils fait ? Se pouvait-il qu'ils aient pu tracer son dispositif de piratage ?
Que faire ? Les tirs de kalachnikov retentissaient déjà dans le casque de Slade...

- Prend ce qu'il te faut, je tiens bon ! Les données avant tout !

Slade hésita puis pris sa décision... Aucune mission, aucun dossier ne valait la vie d'un ami. Il quitta en trombe la salle, disposant au passage quelques pains de C4 à des zones stratégiques. Quelques soldat russes tentèrent de l'arrêter mais aucun entraînement ne pouvez les préparer à lutter contre un guerrier de la trempe de Slade. Il rejoignit finalement Billy, neutralisant les derniers gardes qui coupaient leur retraite.

- Allez viens on se tire !

Billy ne demanda pas de détails et repassa par le même conduit qui leur avait permis de pénétrer dans le complexe.

- On s'arrête pas Billy cours !

Slade tenait vraiment à s'éloigner du bâtiment... Rapidement Billy comprit pourquoi. Le bâtiment explosa dans une gerbe de flammes aveuglantes, emportant avec lui les avancées et le personnel scientifique russe... Un hélico se posa pour l'extraction.

Le debrieff' allait faire mal...

24 plus tard...

- Vous avez démolis ce labo ! Ce n'est pas ce qui était convenu ! Le président russe est fou de rage, vous n'imaginez pas dans quelle merde nous sommes...

- Désolé colonel mais Billy était en danger j'ai improvisé...

- Le major Wintergreen connaissait les risques et je me fiche de vos excuses !

- Vous nous avez envoyé à l'aveuglette dans le labo le plus sécurisé de russie et vous vous attendiez à ce que tout se passe parfaitement ?! Vous récoltez ce que vous avez semés ! Cette mission était du suicide, j'ai changé les règles : c'est ça qui vous déplaît colonel ?!


- Attention Wilson, n'oubliez pas votre rang...


- Je ne l'oublie pas parce que je démissionne ! Trouvez vous un autre larbin pour faire le sale boulot.

- Vous croyez que c'est aussi simple ? Tout ce que vous êtes vous nous le devez Wilson !

- ... Et je suis un employé de l'armée des états-unis avant tout. Soit vous me laissez partir, soit je révèle toute la genèse du "super soldat" à la presse... Avec tout ce que ça implique. Vous n'avez pas besoin de ça en ce moment je me trompe ?

- J'te suis... Je ne dois rien à ces types, à plus forte raison s'ils ont un tels mépris pour la vie humaine. Ca vous fera deux démissions.

Les deux hommes quittèrent la base, laissant le colonel abasourdit. Slade les tenaient et il le savait... Il connaissait trop de chose, trop de secrets. Sa simple conception pouvait déjà leur valoir des années de tribunaux.

- Ben voilà Billy on est libre... Et maintenant ?

- J'ai vu tes talents mecs... Et c'est dommage de gaspiller ça pour ces crétins. Bosse à ton compte, tu vas te faire une blinde.

- Mercenaire... Adeline voudra jamais.

- Elle a besoin de le savoir ? Y'a pas de grandes différences avec ton job à l'armée. Ce que tu faisais était déjà top-secret à la base et elle en savait pas grand chose...

- Hmmm t'as pas tort. Je vais y réfléchir. Et toi alors ? Tu me suis dans mes aventures ?

- Tu rigoles le champs de bataille pour moi c'est terminé... Mais j'ai une dette envers toi. J'ai entendu de dire que tu gagnais pas trop mal ta vie et que t'avais une belle baraque... Alors si t'as besoin de quelqu'un pour entretenir tout ça...


- Une sorte de majordome alors ?

- Ouais voilà... Billy Wintergreen : majordome !

- Ma foi, ça ne devrait pas déplaire à la maîtresse de maison... Allez viens, tu vas passer ton entretien d'embauche. Un conseil : soit convaincant !

- Hey si un tocard comme toi a réussis l'entretien pour devenir son mari, y'a pas de raison.

- Fais pas le mariole Wintergreen... Ou je le déduis de ton salaire.

S'éloignant dans un éclat de rire tonitruant, les deux hommes se dirigèrent vers la parking, quittant à jamais la base militaire où ils avaient passés tant d'années de leurs vie...


Deathstroke

2 septembre 1978

Reclus dans sa salle d'entraînement, Slade s'affairait sur un bricolage, frappant de la ferraille chauffée à blanc avec un marteau.

- Tout va bien boss ?

Sa voix se fit plus basse, plus discrète...

- Alors, tu t'es décidé ?

- Ma foi... Je pense que oui. Il fallait juste que je prenne le temps de réfléchir à tout.

Il plongea le morceau de feraille dans de l'eau froide, dégageant une fumée épaisse.

- C'est à dire... ?

- Je dois faire ça comme il faut. Anonymat total. Pas de nom, que ce soit d'emprunt ou autre chose. Personne ne doit pouvoir remonter jusqu'à moi.

- Et ça c'est quoi ?


- Pas de nom, pas de visage...

Il lui montra sa création... La coupe était assez intéressante et avait quelque chose d'assez... cadavérique. Le masque ressemblait presque à un crâne tandis que les espaces laissés pour les yeux avaient un air assez agressif...

- Whaow... Impressionnant.

- La touche finale...


Il sortit deux spray de peinture, noirs et oranges, teignant soigneusement sa création... Le masque était désormais aux couleurs de la cagoule des "deadstrike".

- Tu aimes le orange maintenant ?

- C'est bon de se rappeler d'où on vient parfois...

- T'es nostalgiques toi maintenant ?! Et bien !

- Mes années avec les dead' c'était pas les meilleures... Mais au moins on étaient des potes qui se serraient les coudes. J'ai appris beaucoup avec vous et ça a fait de moi ce que je suis aujourd'hui...

- Je te retourne le compliment... On aurait pas tenu sans toi. Et je serais mort en Russie si t'avais eu moins de conscience.

Les deux hommes n'en ajoutèrent pas plus. La reconnaissance qu'ils éprouvaient l'un envers l'autre n'avait pas besoin de mots. Ils marquèrent une sorte de court silence solennel avant de reprendre leur discussion.

- Bon il me manque qu'un pseudonyme... Mais je suis nul pour ces trucs...

- J'sais pas je viens de penser à un truc en voyant ton masque... Et pis quand je repense à ce que tu nous as fait en Alaska. Les mecs avaient rien vu venir... Qu'est ce que tu penses de "Deathstroke" c'est un peu comme "Deadstrike" sauf qu'avec toi, les pauvres gars en face ont encore moins le temps de comprendre ce qui leur est tombé dessus ! Le temps qu'ils aient réalisés ils ont déjà passé l'arme à gauche !

- Billy... T'es un putain de génie.
 

La famille... ou le devoir

9 mars 1985

Cela faisait désormais 7 ans que Slade exerçait le métier... En théorie, il ne tarderait pas à rempiler. Comme Billy l'avait prévu, le boulot était plus lucratif et pas spécialement pire que les missions que lui confiait l'armée. Il s'était fait sa petite place dans le milieu, acquérant presque un statut de légende.

Ses enfants avaient eux aussi bien grandit... Et disposaient déjà de personnalités fortement affirmées. Grant aspirait à suivre une carrière militaire comme son père, tandis que Joseph s'était passionné pour les arts... Et plus spécifiquement, pour la musique.

Tout comme leur père avant lui, les deux garçons s'étaient révélés être de jeune prodiges, chacun dans leur propre domaine. Le petit Grant était déjà champion national de judo, et les talents en chant de Joseph avaient attirés l'attention d'une école de musique réputée...
Pour un père, il y avait de quoi être fier.

Bientôt, Slade pourrait enfin prendre sa retraite et rattraper tout se temps qu'il n'avait pas pu passer avec eux...

Mais ce soir là, un bien triste spectacle l'attendait à la maison... Il retrouva la maison sans dessus dessous, un Billy dépassé par les événement, et sa femme Adeline littéralement en état de choc.

- Bon sang... Billy qu'est de qui s'est passé ici ?


- J'étais sortis faire des courses, j'étais donc pas sur place quand c'est arrivé... Mais d'après le peu qu'Adeline a pu me dire des types sont rentrés... Et... Bon dieu j'aurais dû être là...


- Billy qu'est ce qu'il y a ?


- Ils ont enlevé Joseph...

C'était donc arrivé... Quelqu'un était remonté jusqu'à lui. Ca ne pouvait pas être autre chose.

- J'ai retrouvé ça... Une sorte d'enregistrement je crois.

- Occupe toi d'Adeline et de Grant... Je vais visionner ça.

Il inséra la cassette dans le magnétoscope et lança l'enregistrement.

- Bonsoir M.Wilson...

Il le reconnaissait... "Jackal". Un criminel notoire qui avaient des liens avec la mafia. Il se souvenait de cet homme, puisqu'il venait d'accepter un contrat sur sa tête quelques jours plus tôt... Le plus gros de toute sa carrière.

- Grâce à un réseau très élaboré de renseignement et quelques... transactions, j'ai appris qu'un contrat avait été placé sur ma tête et que vous l'aviez accepté. Remonter jusqu'à vous n'a pas été évident mais comme vous le constatez rien n'est impossible si on se donne le moyen.
Comme je tiens à ce que ma tête reste au bon endroit, je vous fais donc une proposition... Venez me rencontrer à l'adresse mentionnée sur la cassette vidéo, et aucun mal ne sera fait au petit Joseph. Persistez dans vos intentions belliqueuses, et vous aurez la mort de votre fils sur la conscience.


L'enregistrement s'arrêta... Examinant rapidement la cassette, il trouva l'adresse mentionnée par Jackal qui se trouvait être un petit entrepôt désaffecté à quelques kilomètres d'ici. Ces types ne savaient pas à qui ils s'attaquaient... Ils ne tarderaient pas à s'en rendre compte.

- Tu vas où Slade ?


- Sauver mon fils.

- Tu sais dans quoi tu mets les pieds ?


- Moi oui... Eux non.


- Sois prudent... Et ne les sous-estime pas. Ils ont réussis à remonter jusqu'à toi, et c'est pas évident.


- Je ferai gaffe... C'est la vie de mon fils qui est en jeu.

Le petit Grant entra dans la pièce, interrompant les deux hommes dans leur discussion.

- Est-ce que... Joseph va bien ?


Slade posa ses mains sur les épaules de son fils se baissant à sa hauteur...

- Oui il va bien, Grant... Et je vais le ramener.

- T'es le meilleur 'pa... Evidemment que tu vas le ramener !


Il serra son fils dans ses bras et déposa un baiser à sa femme, toujours perdue dans le chaos de ses pensées. Il aurait voulu rester auprès d'elle, la rassurer... Mais la priorité était de sauver son fils. Une fois que tout le monde serait à la maison, tout irait mieux...

Arrivé sur place, il pénétra dans l'entrepôt, percevant les respirations saccadées de Jackal et ses hommes... Ils étaient nerveux. La légende de Slade l'avait précédé semblait-il... Toutefois, le criminel s'avança, affichant une certaine assurance.  

- M. Wilson... Avant de commencer toute discussion je vous invite à déposer vos armes... Lentement.


Parfait... Exactement ce qu'il espérait. Il avait fait ça une dizaine de fois auparavant. Il déposa d'abord ses armes blanches, puis son calibre 45... Il dégaina ensuite ses deux pistolets mitrailleurs mais au lieu de les poser, il pressa les gâchettes et descendit la totalité des hommes de main à une vitesse surhumaine.

Seul Jackal était encore debout, ayant eu le réflexe de venir se placer derrière le petit Joseph en plaçant un couteau sous gorge...

- Assez ! Abandonne Wilson ! Balance moi le nom de ton employeur et je me casse, on arrête là !

- C'est contraire à mon contrat. Tu le sais... Et tu as touché à mon fils.

Slade lâcha son arme, faisant retomber la tension momentanément... Avant même que son arme touche le sol, il dégaina un calibre 38 caché, profitant de la petite seconde d'étonnement de Jackal. La balle atteignit sa cible... Mais le criminel eut toutefois le temps de pratiquer une incision sur la gorge de son fils.

- Joseph !

Il se précipita, vers son fils, sortant déjà son matériel de secours.

- Ca va aller fiston... tiens bon...



Seul...


12 mars 1985

Les réflexes de Slade avaient sauvé la vie de son fils... Mais Joseph ne parlerait plus jamais. L'opération avait réussie, mais avait eu un prix. Pour rien arranger, l'heure des explications avec Adeline étaient arrivées...

- Je n'arrive pas y croire... TU M'AS MENTI PENDANT 7ANS ?!!


- Parce que je savais que tu me ferais une scène ! L'armée s'est payée ma tête alors j'ai trouvé un autre boulot... Exactement le même !

- Arrête de te voiler la face Slade ! Tu traites avec des criminels... Ou peut-être même pire. Tu sais à peine qui t'embauche ! Les russes n'enlèvent pas les enfants des soldats Américains dans la maison ! Pourquoi tu n'as pas simplement cédé à ses exigences ?!

- ... C'était dans mon contrat. Et dans ce milieu si on ne respecte pas les règles on est rien... Au pire on se fait des ennemis. J'avais besoin de cet argent pour pouvoir prendre ma retraite... Pour être avec vous.

- On avait déjà tout ce qu'il nous fallait Slade...


Adeline commença à fondre en larme tandis que Slade tourna le dos, incapable de soutenir le spectacle de sa femme en train de pleurer...

- Tu as risqué la vie de ton fils juste pour le respect d'un "code" stupide et un peu d'argent ...?


Elle était encore secouée, sous le chocs des événements... Elle attrapa le pistolet qui traînait sur la table d'à côté. À cet instant elle le détestait autant qu'elle avait pu l'aimer.

Cet homme n'avait plus rien à voir avec le jeune soldat qui s'en voulait à mort d'avoir dû massacrer un village de civils... Ce n'était qu'une ordure qui avait volontairement mis en danger son propre enfant pour un gros chèque. Elle pressa la détente, inconsciente des conséquences que cela pourrait avoir sur sa vie... Elle refusait ce qu'était devenu son mari et n'avait plus qu'un seul but : éliminer cette chose inhumaine qui lui ressemblait trop.

- Slade Wilson... JE TE HAIS.

Le mercenaire se retourna tandis que le coup partait...Malgré toute la colère qu'elle pouvait éprouver à son égard, elle mesura plus ou moins consciemment son coup, n’endommageant que son œil. Un coup parfait... Digne de la redoutable formatrice de l'unité "deadstike".

Elle quitta la maison laissant derrière elle son mari meurtrit dans son corps... Et encore plus dans son âme. Il venait de tout perdre... Sa femme, ses fils... Sa vie.

Slade Wilson, le père, le mari était mort, privé de tout ce qui lui permettait d'exister.

Il ne lui restait que, ses compétences, sa légende, son talent...

Il ne lui restait que Deathstoke, le mercenaire...



❧ Introduction ☙


Seul sur sa terrasse, un verre de cognac à la main, Slade Wilson contemplait le coucher de soleil au loin. À quoi pouvait-il bien penser ?

Amanda Waller n'en savait rien. Elle avait même peine à croire que le mercenaire le mieux payé du monde puisse avoir des plaisirs aussi simple. Il semblait complètement perdu dans son monde... L'avait-il seulement entendu arriver ?

- Amanda Waller... Que me vaut l'immense honneur de ta visite ?

Evidemment... Il n'avait pas usurpé sa réputation. Dans le cas contraire, elle ne serait pas venu le voir lui sinon.

- Comme d'habitude Slade... J'ai besoin de toi.

Il ne s'était toujours pas retourné, toujours allongé sur son transat...

- Amanda, Amanda... Il y a des milliers de mercenaires de par le monde. Pourquoi toujours moi ?

- C'est une commande spéciale... Compliquée pour tout dire. Je ne ferais pas appel à toi si j'en croyais quelqu'un d'autre capable, tu le sais bien

Du challenge... Voilà comment il fallait l’appâter. C'était après ça que le mercenaire courait... Au final, c'était peut-être la dernière chose qui semblait l'intéresser encore davantage que l'argent.
Il daigna enfin se lever et lui faire face.

- J'ai entendu ça une dizaine de fois... Et à chaque fois ça c'est terminé de la même manière. Je ne me suis pas foulé et j'ai touché un gros chèque.

Elle sortit une photo de son dossier... Toute une série de photos. Elles avaient été prises sur la volées et étaient de piètres qualités. Mais un élément reconnaissable semblait revenir sur chacune d'entre-elles...

- Tu as peut-être entendu parler d'Holiday... ?

- Evidemment... Vu le battage médiatique que ça a provoqué, difficile de passer à côté. Quoi à voir avec cette photo ?

- C'est la chose sur la photo qui a réussis à l'arrêter à maintes reprises... Là où la police avait été tenue en échec. Nous savons encore peu de choses sur lui si ce n'est que c'est un expert du combat rapproché...

- Un expert ? C'est à dire ?

- Du genre capable de te damer le pion.

Piqué au vif dans son orgueil, le mercenaire ne tarda pas à répliquer.

- j'aimerai voir ça...


- Toujours est il que nous le voulons... Vivant. Nous ne pouvons tolérer que qui que ce soit se fasse justice tout seul...

- ...Ou qu'il échappe à votre contrôle ? C'est ça qui te gêne vraiment au fond Amanda. Il empiète sur tes plates-bandes et ça ne te plait pas... Dans un sens je comprends. Qu'un homme seul fasse mieux que l'agence de sécurité nationale c'est problématique.


Elle lui avait balancé une pique, logique qu'il lui renvoie la pareille.

- Les raisons importent peu. Est-ce que tu acceptes ?

- Ma foi... J'avoue que tu as piqué mon intérêt. À défaut d'être stimulant, ça me permettra au moins d'arrondir mes fins de mois.

- Encore une chose...

Elle sortit une autre photo du même calibre que les précédentes.

- Le justicier masqué semble avoir fait des émules... On a aperçu celui-ci dans la ville prison de Gotham. On ne sait encore rien sur lui alors sois prudent. À première vue sa spécialité semble être l'arc... Pareil que pour l'autre : je le veux entier.

[color=#ff6600]- Ne t'inquiètes pas... Je m'efforcerai de ne pas trop les abîmer.


❧ De l'autre côté du miroir ☙


    ✕ Pseudo : qui es-tu sur le net ?.
    ✕ Fréquence de connexion : .../7.
    ✕ Comment nous as-tu connu : dis nous où tu nous as trouvé afin que l'on cible mieux nos pubs .

    ✕ Âge :  écris ici ton âge.
    ✕ As-tu des suggestions, des remarques  :  fais-toi plaisir.


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