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 A dreaming little bird

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Amerlyllian Die Rosenberg
Sweet vampire
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Sweet vampire
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Messages : 300
Points rp : 49
Date d'inscription : 27/04/2017
Age : 23
Autres informations :
Amy est une jeune femme plutôt énigmatique, très affectueuse et souriante. Sous ses airs de poupée en porcelaine se cache une créature à la pensée peu conventionnelle ainsi qu'une personne noyée dans la tristesse et la solitude.

Malgré sa nature, elle ne tue que rarement et ne prend que ce dont elle a besoin. Elle a fait des centaines de victimes mortelles depuis qu'elle est devenue ce qu'elle est à présent. Mais, les premières furent un cambrioleur lors d'un gala de charité qu'elle a tué dans une salle à part, en toute discrétion ; Jason Country, un informateur d'une mafia locale qu'elle a vidé de son sang et charcuté - il avait tué son ami Kyle Redfield il y a quelques années de cela ; Ainsi qu'une citoyenne ayant aussi un casier judiciaire plutôt chargé. Elle ne touche jamais aux innocents à moins qu'ils lui proposent d'eux-mêmes leur sang.

Après avoir passé quelques mois à Arkham, internée suite à une fausse instance médicale et à un complot visant à la décrédibiliser ( pour avoir été témoin d'un trafique d'Art et d'une vente de falsifications exportées ), elle est devenue infirmière à mi-temps dans l'Asile d'Arkham - où elle travaille la nuit. Sa présence avait été jugée comme étant bénéfique pour les patients et le personnel, bien que certains employés se méfient d'elle - par crainte.

Elle a dû vampiriser son petit copain en Septembre 2002 pour le sauver. Par chance, le processus s'est correctement achevé et ils vivent ensemble toujours.

Encore est-il... combien de temps pourra-t-elle vivre paisiblement ? Pas longtemps parce que l'ARGUS a décidé de l'intégrer dans la Suicide Squadd...

♔ Nom : Die Rosenberg
♔ Prénom(s) : Amerlyllian, Alice, Deliverance
♔ Surnom(s) : Lys, Amy, Ame, Lillian, Lily - et plus.

♔ Alias : Siren (White Siren)
♔ Nom d'artiste : Lady Bifröst
♔ Aussi connue en tant que : The White maiden (La Dame blanche) et la Vierge de Ste. Ann.

♔ Taille : 1,62 m
♔ Poids : 52,3 kg
♔ Dessous de poitrine : 80
♔ Bonnet : F

♔ Âge : 31 ans
♔ Âge apparent : entre 16 et 20 ans (23 au maximum).
♔ Date de naissance : 21.04.1972
♔ Date de décès : 15.03.2000
♔ Nationalité : Autrichienne

♔ Situation : En couple avec Mr. Smiles.
♔ Orientation sexuelle : pansexuelle

♔ Yeux : Rouges, changent de couleur.
♔ Cheveux : Blancs.
♔ Physique : Nordique avec métissage asiatique - léger.

♔ Métier : Fleuriste, infirmière & artiste indépendante
♔ Occupation : Médium / mentaliste
♔ Etudes : Botanique, para-médecine & Beaux Arts.

♔ Dons : Médiumicité, empathie, pouvoirs psychiques, régénération rapide, immortalité... Pour en savoir davantage, je vous encourage à lire sa fiche, ses rp et/ou jouer avec elle.

♔ Fiche : A dreaming little bird.
♔ RPs : Mémoires d'une fleuriste.
♔ Liens : A siren's relationships
♔ Demande rp : Toute sorte de liens ♥️


MessageSujet: A dreaming little bird   Jeu 27 Avr - 18:37
✵Amerlyllian A.D. Die Rosenberg✵
« There'll always be something they couldn't take to you : your kindness »

❋ Document d'identité ❋

Nom : Die Rosenberg
Prénom(s) : Amerlyllian Alice Deliverance
Alias : White Siren
Nom artistique : Lady Bifröst

Âge apparent : 16-20 ans
Âge chronologique : 31 ans

Date de naissance : 21 Avril 1972
Date de décès : 15 Mars 2000
Lieu de naissance : Klosterneuburg
Nationalité : Autrichienne

Taille : 1,62 m
Poids : 52,3 kg

Situation : En couple avec Tweety Ritero
Orientation sexuelle : Pansexuelle

Métier : Fleuriste, infirmière & artiste indépendante
Occupation : Médium/mentaliste, entre autres
Groupe : Solitaire

Particularités : Albinos - yeux pers - dons de médiumicité - pouvoirs psy - très longue chevelure blanche - est un vampire.
Armes : Les mots et son corps, principalement.
❋ Comment est-elle physiquement ? ❋

Amerlyllian est une jeune femme qui ne manque point de charme. Son aspect chétif contraste avec ses généreuses formes, se partageant en deux endroits clés : sa forte poitrine et ses hanches bien rondinettes. Elle a une taille très fine, des longs doigts et jambes, un petit nez, des lèvres pulpeuses, des oreilles qui ne sont pas percées et deux grands rubis en guise d'yeux. Ces derniers constituent l'une de ses trois particularités, étant donné qu'ils sont pers : ils changent de couleur en fonction de ses émotions et de son entourage.

La deuxième particularité de Deliverance est sa voix, qui est aussi douce qu'harmonieuse, ce qui lui a valu plusieurs appellations (Siren, par exemple). La dernière particularité est sa longue chevelure d'un blanc immaculé, si on ignore le fait qu'elle soit morte. À la lumière -quelle qu'elle soit-, elle a quelques reflets argentés. Elle cascade élégamment et traîne par terre -si elle ne met pas des talons-, puisqu'elle ne l'a jamais coupée. Elle est lisse, bien qu'elle ondule et boucle par endroits, parfois. Il est rare qu'on la voit avec les cheveux attachés.

Notre jeune fleuriste porte toujours des habits d'époque mais, son ensemble préféré est composé d'un boléro à manches longues et bouffantes -au bout-, une longue robe tricolore (noire, bleue et blanche), un corset noir, des bottes noires à talons -qui lui font gagner quelques centimètres- et parfois des gants ainsi qu'une coiffe. D'ailleurs, en accessoires, elle porte souvent des plumes, des rubans ou des fleurs -des roses bleues, en l’occurrence-. Elle passe pour une fille excentrique et fan de plusieurs styles vestimentaires qui font fureur dans le pays du soleil levant : le gothic lolita, le victorian lolita et le hime lolita, notamment. Il n'y a que peu de couleurs dans sa garde-robe ; seulement du noir, du blanc, du rouge, du bleu et quelques touches de mauve.

En sommes et du haut de son mètre soixante deux, cette jeune femme à la peau extrêmement claire semble être parfaite, une vraie petite poupée. Ceci dit, c'est loin d'être le cas. Plusieurs cicatrices ornent son corps, demeurant pratiquement invisibles à cause de son teint diaphane et telle que vous la voyez, Alice souffrait d'une maladie neurodégénérative qui limitait certaines de ses fonctions biologiques, par conséquent, elle est stérile. De plus, et comme n'importe quel vampire, elle souffre aussi de photo-dermatose.

❋ Comment est-elle psychologiquement ? ❋

Mentalement parlant, Amerlyllian est quelqu'un de très complexe. Elle a beau être quelqu'un de souriant, elle n'est pas très expressive. Voici son premier paradoxe ! Elle ne montre que rarement ses vraies émotions : un sourire passe avant tout. Cependant, elle peut se laisser emporter par celles d'autrui et c'est ce qui la rend lunatique - elle les ressent, puisqu'elle est douée d'empathie.

Généralement, vous ne la verrez pas souvent en colère car c'est quelqu'un de relativement calme et de très patient, hormis lorsqu'on touche à ce qui lui appartient ou bien si l'on critique son art sans raisons. Elle ne parle jamais pour rien dire. D'ailleurs, elle ne parle pas beaucoup, en temps normal. Nonobstant, vous pourrez toujours vous délecter du magnifique son de sa voix si vous avez l'occasion de l'entendre chanter.

C'est une femme qui, malgré le fait qu'elle n'ait jamais vraiment étudié, a une très grande culture. Elle adore lire et est toujours à l'écoute. Elle est le genre de personne qui apprend vite quelque chose et le fait d'avoir été malade ne semblait lui poser aucun problème sur le plan musical ou sentimental. Encore moins, maintenant, qu'elle est devenue un vampire. Elle est devenue claustrophobe et le silence prolongé - et absolu - est devenu une source d'angoisse puisqu'il lui rappelle qu'elle n'est plus du commun des mortels. Néanmoins, elle n'aime pas les endroits et les individus trop bruyants.

Bien qu'elle n'ait pas vraiment du mal à s’intégrer dans la société actuelle, elle fuit la technologie et la foule. Et, malgré son éventuel désir de passer inaperçue, la discrétion n'est pas dans ses gènes, hélas. Globalement parlant, c'est quelqu'un d'humble, de poli et de courtois. Quelqu'un de très affable, pourrions-nous prétendre. On peut dire même, qu'elle est quelqu'un d'assez tactile, qui ne refuse aucune preuve d'affection. Par contre, elle est loin d'être quelqu'un d'aussi décent qu'on le pense et elle est très gourmande.

Mademoiselle peut se renfermer sur elle-même très facilement et devenir assez froide, sèche, orgueilleuse et très désagréable lorsque l'on essaye de la faire parler de son passé. Elle n'aime pas parler d'elle et ne supporte pas qu'on remette en question sa parole ou ses dires. C'est quelqu'un de très loyal et fidèle mais qui a du mal à s'attacher aux gens, ou, plutôt, qui refuse de le faire par crainte d'être rejetée ou humiliée, notamment lorsque cela concerne ses dons. Elle ne met jamais puisqu'elle considère que c'est un artifice dont elle n'a pas besoin, tout comme les préjugés. Elle traite tout autrui comme elle juge qu'on le mérite et ce, jusqu'à preuve du contraire.

Étant très proche de la mort, elle a une sensibilité spirituelle très accrue. Il lui arrive de voir des « choses », comme elle dit. Parfois, vous la verrez parler « seule », en apparences, ce qui n'es pas vraiment le cas. Elle est consciente du fait que tout ce qu'elle voit n'est pas pour autant mais, en temps normal, elle est incapable de faire la différence entre un esprit et une personne normale. Toutefois, elle a un moyen quasi infaillible pour arranger cela : tendre une main pour toucher ceux qui se trouvent près d'elle. Si sa main ne rencontre aucun obstacle, c'est que la personne en question n'est plus. Par ailleurs, lorsqu'elle arrive à trouver le repos, elle fait soit de cauchemars, soit des rêves... un brin étranges : ils peuvent tout autant être prémonitoires que liés au passé.

Et la beauté, dans tout cela ?
Pour elle, tout le monde est beau et rien ne saurait changer l'image physique d'autrui... outre leur personnalité. Les gens avec un esprit merveilleux montent davantage dans son estime, bien entendu, c'est loin d'être quelqu'un de superficiel. Elle est capable de trouver la beauté et la douceur là où ou ne pourrait les soupçonner.

Elle a une vision très poussée de la religion et très « étrange », en même temps. Elle ne croit pas aux dieux tels qu'on nous les présente, mais elle croit dans le concept global, sans jamais réfuter aucune croyance : elle est agnostique, ce qui est ironique au vu de sa nature. Elle est très ouverte d'esprit, peut-on dire, puisqu'elle elle toujours fière d'avoir accès à des nouvelles expériences. Elle tente aussi bien que mal de profiter de la vie et sait qu'elle a des limites importantes à ne pas dépasser. Notamment parce qu'elle refuse de tuer, ne serait-ce que pour se nourrir.

Ses amis, sa famille, ses plantes et ses animaux comptent plus que tout et elle ferait tout pour les protéger et leur montrer ô combien elle les aime et respecte. Dernièrement, bien qu'elle ait été connue depuis son adolescence, elle n'a jamais aimé le fait d'être célèbre. Elle apprécie les moments d'intimité, ce qu'elle n'avait pas quand elle était dans le show-business.

Elle ne sait pas vraiment cuisiner, mais adore la pâtisserie parce qu'elle considère que c'est aussi un art. Étant aussi une artiste à temps perdu, elle aime innover ses recettes, utilisant des ingrédients peu communs (des fleurs, en l’occurrence) sans pour autant attenter contre les saveurs de ses créations. Elle sait aussi jouer du piano, de la harpe et du violon, bien qu'elle ne connaisse pas les notes et qu'elle ne sache pas lire une partition : elle joue d'oreille et/ou improvise, la plupart du temps.

Après, il faut la connaître pour mieux comprendre...
En avez-vous toujours envie?

❋ Quelles sont ses capacités et maîtrises ? ❋

Caractéristiques passives

Mémoire eidétique.
Nyctalopie : à proprement dire, elle voit la nuit et dans les endroits où la lumière peine à percer.
Sens accrus : ses sens sont très développés, au même titre que ceux de ses congénères. Elle est capable de sentir l'odeur du sang (entre autres) à une grande distance de la source et entendre des sons lointains – ainsi que de très haute fréquence.

Reflexes et vitesse surhumains : Alice possède des reflexes surhumains mais n'est pas plus forte qu'une humaine de son âge et de son gabarit. Pour ce qui est de la vitesse, néanmoins, elle est beaucoup plus rapide que bon nombre de ses congénères et ne se gêne pas à exploiter cet avantage lors des combats ou des chasses.

Immortalité : ce sujet est très délicat. Amy est à proprement dire une immortelle puisqu'elle est insensible au passage du Temps. Pas une ride, pas une cicatrice. Rien. Ceci dit, qu'elle puisse vivre pour un temps indéfini ne veut pas dire qu'elle ne puisse pas mourir. Tout le monde le peut, elle y comprise. Elle a ses propres faiblesses et… une mauvaise alimentation pourrait l'affaiblir et le rendre vulnérable – entre autres.

Température corporelle basse : notre chère démone possède une température corporelle très basses (30,2°C) à cause de sa condition de vampire. Elle est insensible au froid mais peut sentir les changements de température. Elle supporte moyennement les hautes températures.

Guérison accélérée : le cycle cellulaire d’Amy est de l'ordre de la seconde. C'est-à-dire ? Ses cellules naissent, meurent et se reforment constamment, du moment qu'elle a de la nourriture. C'est pourquoi, son corps possède une capacité non négligeable de guérison. Les blessures les plus profondes, cependant, tardent un peu plus à se régénérer et, parfois, nécessitent qu'elle ingère des âmes pour parvenir aux besoins énergétiques de son organisme.

Immunité biologique : de par sa condition de non-morte, elle est immunisée aux maladies et aux poisons étant donné que son organisme les détruit et/ou les dévore. Encore est-il, il lui arrive d'être malade quand elle se surmène, qu'elle ne mange pas assez ou qu’elle manque de sommeil.

Résistance à l’électricité : Amy a une certaine résistance à l’électrocution. Il n'y a que des voltages relativement hauts qui pourraient la blesser et/ou la mettre hors d'état de nuire. Un teaser, par exemple, ne lui ferait pas grande chose.


Pouvoirs et maîtrises

Psychokinésie : contrairement à ses congénères, Amy n'a aucune force physique. Cependant, elle semble avoir développé davantage ses maîtrises psychiques - qui sont assez diverses et en constante évolution :
Télékinésie.
Création de champs protecteurs mais, également, elle est capable de creer des interférences dans les apparents électroniques.

Développement d'un ou plusieurs membres psychiques : elle est capable de convoquer un ou deux bras invisibles et relativement appelés vectors.

Empathie : cette maîtrise permet à Siren de ressentir les émotions des êtres qui l'entourent et de transmettre les siennes. C'est une utilisation passive, pour l'instant, qui ne puise pas dans son énergie, contrairement à son autre don. Elle peut contrôler le flux des émotions en étant à proximité de sa ou ses cibles (à moins de 3m) mais, ce pouvoir peut avoir avoir une portée plus grande si elle véhicule les émotions dans sa voix (son chant, plus précisément) ou dans la musique. Ce don lui permet également de sentir les intentions d'autrui sans pour autant lire les pensées.

Médiumicité : ce don lui permet d'avoir une certaine clairvoyance ainsi que de percevoir ce que beaucoup ne voient plus : les morts – leurs esprits, du moins. Ce pouvoir peut également l'aider à voir et/ou entendre des événements ou des souvenirs ayant marqué ou qui marqueront un endroit ou quelqu'un, que ce soit dans le futur ou dans le passé – on appelle cette utilisation la Perception de Chronos. Par ailleurs, elle peut aussi partager ses visions si elle entre en contact avec quelqu'un à l'instant où elle en a. Il arrive que ses dons convergent dans le monde des rêves, lui permettant d'avoir des visions du passé ou de l'avenir, voire même faire des pseudo-voyages astraux...
Sa médiumicité est un pouvoir complexe et difficile à définir.
Écholocalisation : Grâce au son et à ses pouvoirs psychiques, elle est capable de se repérer sans utiliser ses yeux, telle que les chauves-souris.

Autres informations

Polyglotte : mademoiselle parle plusieurs langues et a une grande facilité pour les apprendre.

Faible repos : de par sa condition de revenante, elle n'a pas besoin de se reposer ni de dormir autant ni souvent. Quand elle en éprouve la nécessite, elle le fait durant la journée et/ou si elle se sent en sécurité parce qu'elle perd complètement la notion du temps : elle n'entend ou sent rien, en attendant - elle redevient pratiquement un cadavre puisque son corps se met en veille.

Ses yeux : Ses pupilles sont ovales et deviennent des fines fentes lorsqu'elles sont dans un environnement trop lumineux ou qu'Amy est en colère. À ce même moment, sa sclérotique devient noire - ce qui arrive également quand elle a faim.

Les combats et les chasses avec elle : Elle cherchera toujours éviter les confrontations. Si c'est le cas, elle tentera d'en finir vite et de vous faire le moins de mal possible - en général. S'il faut tuer, elle est silencieuse et habile - telle une ombre, un prédateur.

Vampirisme : comme tout vampire qui se respecte, elle se nourrit du sang des vivants. Bien qu'elle soit en mesure de boire le sang animal, il ne la nourrit pas autant que celui des humains et des méta-humains. Contrairement à la plupart de ses congénères, elle a beaucoup de self-control et n'attaquerait jamais une personne sous prétexte qu'il/elle soit blessé/e et saigne en sa présence. Ceci dit, l'odeur du sang la perturbe grandement.

Par ailleurs, elle est capable de transmettre la mutation de son espèce par le biais d'un échange sanguin - d'un volume variable. Elle refuse d'y avoir à recours car la transformation n'est pas toujours garantie et la personne choisie pourrait faire un rejet, souffrir et pourrir de son vivant… C'est pourquoi elle est contre la vampirisation d'autrui, en temps normal.

Accessoirement, sa nature vampirique lui permet de faire pousser ses ongles au point que ses doigts ressemblent à une griffe (dont elle se sert comme arme, parfois) ainsi que de secréter une substance anesthésiante et antiseptique par le biais de sa salive – relativement puissante. Elle l'utilise pour engourdir la zone où elle mord éventuellement les gens ainsi que pour soulager la douleur causée par certaines blessures – autant sur elle, comme sur autrui. Combinée à son sang, cela peut être utilisé comme cicatrisant improvisé qui donne de très bons résultats.

❋ Quelle est son histoire ? ❋

Prologue : Naissance d'un être unique

Il y a des individus qui nous impressionnent, qui nous marquent de part leur beauté ou leurs talents, et qui, malgré qu'ils eurent regorgé de vie, ils partirent jeunes, sans aucune raison. Ces personnes-là ont brillé de toute leur splendeur, tels de joyaux, lentement revalorisés et, pourtant, alors que nous croyions les connaître, ils nous étaient indéniablement inconnus.

Hélas, ce genre de personnes font surgir une multitude de questions qui ne pourront sans doutes jamais avoir de réponse. D'où étaient-ils originaires ? Quels étaient leurs noms ? Avaient-ils déjà eu la chance -ou le malheur- d'aimer ? Qui étaient-ils en réalité ? Si était-il que ces inconnus -pourtant célèbres- avaient de la famille, ils auraient peut être pu répondre à vos questions et pourtant, il n'en est rien : ils étaient seuls.

Pourquoi êtes-vous entrés ici... ? Cette jeune femme, cette « sirène », vous intéresse-t-elle à ce point ? Personne ne s'est jamais intéressé à son cas, depuis que l'on a cru connaître la raison de sa disparition... Elle avait laissé un soudain vide dans la famille et dans la petite culture de notre ville. Ah, qu'elle était sublime, cette fille. Si vous promettez de me rendre ces documents, je peux vous les prêter. Ne les abîmez pas et soyez délicats, ils sont très fragiles. Hélas, ces quelques parchemins, cette lettre et ces vieux carnets sont les seuls documents qui pourraient vous parler de cette pauvre Amerlyllian.

Allez-y, je vous prie. Pendant que vous faites vos recherches, moi, je vais vous chercher un petit plus... Je crois que l'on garde toujours ses effets personnels, quelque part dans le grenier. Mon fils les gardait jalousement, tout comme son journal. À présent, c'est moi leur gardien. Ils sont très importants pour nous... Vous devez comprendre ce que je ressens, n'est-ce pas ?


Lorsque ce vieil homme usé par le temps s’éloigne -enfin- de toi, avec un mince sourire aux lèvres, tu saisis délicatement la toute première feuille qui gisait sur cette grande table en bois. Difficilement et, peu à peu, tu commences à lire ce qu'il y a écrit. Toutefois, certains morceaux sont vraiment illisibles, tu n'arrives pas à les déchiffrer :

« Linz, 21 Avril 1972.
Les tensions entre notre famille et les Rosenwald s'intensifiaient à chaque jour qui passait. Cette harpie de Vultrade ne m'avait pas encore pardonné le fait que j'aie touché à sa [….]. Nous qui voulions voyager à la recherche de nouveaux horizons, avons été obligés de demeurer dans cette ville de malheur.

Après des longues semaines cloîtré dans le manoir, je suis sorti en ville. Mes mauvais esprits et ma haine avaient fait fuir jusqu'au jardinier. À la recherche de mon inspiration, qui ne semblait vouloir revenir que lorsque j'aurais fait mon deuil... [….] J'avais commis l'irréparable... J'ignore aussi ce que ma défunte épouse pourrait penser de moi mais, elle ne serait pas heureuse de savoir que ce gentilhomme qui lui écrivait des poèmes et composait des morceaux lui étant dédiés avait...[….] Peu importe. Ce qui est fait, est fait... J'élèverais l'enfant de cet homme comme la fille que Lindsey et moi n'avons jamais pu avoir à cause de lui.

Son sourire, ces grandes prunelles écarlates et ce petit corps dépourvu de toute teinte... Elle est mon seul espoir, à présent. Elle est ma nouvelle muse, celle qui -un jour- saura soigner cette plaie béante qui orne mon cœur. [...…] Amerlyllian, pour sa beauté et sa pâleur, telle que les lys blancs. Alice, pour être de noble lignée et parce que c'est le nom que [......] c'était son dernier souhait. Deliverance, pour [….] parce qu'un jour, elle sera quelqu'un d'influent, d'important. J'y veillerais, personnellement.

                 
Joshua Die Rosenberg »

Tu hausses un sourcil, intrigué par ce que tu lis. Les informations ne sont pas suffisantes pour étancher ta soif de Savoir ni ta légendaire curiosité. Depuis le moment même où tu avais eu le malheur de trouver cette affiche.

« Avez-vous vu cette fille ? »

Ce visage serein, cette fine silhouette aux formes généreuses, cette peau pâle et ces profonds yeux de rubis qui semblaient te regarder eurent raison de ton cœur. Cette inconnue hanta tes rêves et ton quotidien... Tu étais obsédé par elle... Tu avais fait des recherches afin d'essayer de trouver des traces de cette femme dans l'histoire, mais personne ne semblait s'en souvenir. Tes descriptions étaient trop vagues, te disait-on. Pourtant, il ne devrait pas être aussi difficile que ça, de retrouver la trace d'une femme qui a disparu il y a un peu plus d'un lustre.

Tu as posé cette feuille abîmée et tu as prit le journal intime d'Amerlyllian et tu l'as approché de ton visage, le scrutant soigneusement. Profitant de l'absence du vieil homme, tu as quitté le salon et tu as opté pour faire un tour dans le manoir. Ton instinct semblait te guider, c'était comme si tu avais déjà été ici, dans cette demeure où le temps semblait s'être figé à l'époque victorienne. Tu enviais les murs, les tapisseries et le mobilier -enfin, ce qui restait...- car ils connaissait indubitablement les secrets de cette femme et ses origines.

La seule personne ayant reconnu cette femme dans le coin, était un vieil homme qui n'avait pas même appartenu à sa famille. Il habitait chez elle, dans ce manoir qui avait connu de jours meilleurs. Bien que poussiéreux et à moitié calciné, un doux parfum flottait dans l'air : C'était un mélange de lys blanc et de maiden blush.

Délicatement, tu as ouvert ce carnet -à la couverture d'un bleu foncé- afin de pouvoir lire ce qu'elle y avait écrit. Les mains tremblantes, tu as effleuré du bout des doigts ses pages, analysant son écriture : elle était belle, comme elle, arrondie, fine, élégante et régulière.

« 03 Mai 1982
Père et les domestiques me croient muette et me regardent mal... Je sais que je les effraie, que je les perturbe... Mon physique semble leur ôter le sommeil tout comme la mort de mon fidèle Aleksander m'avait épargnée de tout repos pendant plusieurs mois.

Il n'est guère difficile de concevoir à quel point la vie peut être courte...
Chaque individu a son importance, quoi que l'on puisse croire, quoi que l'on puisse nous dire... N'était-ce point qu'une perte physique, mais spirituelle aussi... Aleksander, mon chien, était mon seul ami. Père demanda à M. Lionel de l'inhumer dans le jardin et, pour me faire plaisir, il planta un rosier bleu sur son humble sépulcre afin qu'il puisse se réincarner dans cette plante, en faire partie et l'aider à s'épanouir.

Malgré tout, jamais je ne pourrais percevoir toute la beauté de ces fleurs puisque je ne peux sortir que durant la soirée... Le soleil rougit et brûle rapidement ma peau alors, je me dois de rester à l'intérieur du manoir, les rideaux clos, jusqu'au soir. D'ailleurs, je n'ai jamais prit d'autres repas que le dîner avec Père. Pour le reste de mes journées, il a sombré une partie de notre demeure dans l'obscurité afin que je n'en sois point blessée.

De plus, si je commence à écrire ce journal, aujourd'hui, c'est parce que je me vois incapable de parler : aucun mot ne daigne de quitter ma gorge, même si parfois, des sanglots ne manquent point de s'en échapper : je n'ai jamais dit un seul mot, en fait. Je ne suis pas la fille qu'il aurait désiré avoir... Quoi qu'il puisse dire, il ne m'aime point... Je le sais, son regard crie au monde la haine qu'il me porte... Pourquoi ? Qu'ai-je fait pour mériter un tel mépris ?
»

Tes yeux parcourent rapidement ces lignes et tu ne peux pas t’empêcher de relire la fin. Oui... Qu'avait-elle fait pour mériter ce mépris ? Cet homme, qui n'était même pas son véritable père... Pourquoi semblait-il la détester alors qu'il avait promis de l’élever comme son propre enfant ? Les mots de cette jeune fille et ceux de celui qui disait être son géniteur contrastent énormément et te confondent... Qu'est-ce que tu as pu louper ?

Secouant vivement la tête afin de chasser tes mauvaises pensées et tes doutes, tu ré-concentres toute ton attention sur ces pages jaunies et noircies par endroits : rien d'intéressant ne s'est passé durant quelques mois. Cette jeune albinos explique comment s'écoulaient ses journées, calfeutrée dans ses appartements, elle lisait beaucoup, dessinait mais aussi, elle passait son temps à « étudier ». Son mentor et « père », ce Joshua Die Rosenberg semble être quelqu'un de très strict mais qui reprend peu à peu de la confiance en son élève. Elle n'était peut-être pas très douée pour les sciences mais, visiblement, elle semble avoir un don pour la musique et les arts.

Il haïssait la technologie donc il se moquait du fait que sa fille se débrouille ou pas dans le domaine scientifique. Il avait refoulé les avances et les commodités que la science et la technologie procuraient, tous, hormis l’électricité puisque, en plus, il était tellement avare qu'il ne voulait pas rénover le manoir dont il avait hérité. De ce fait, il avait refusé d'apprendre à son enfant le langage moderne, préférant s'en tenir au vieux allemand et au français qui étaient plus lyriques que l'actuel, selon lui.

Soigneusement, tu passes encore quelques pages. Néanmoins, il semble en manquer quelques unes et celle que tes doigts parcourent à ce moment même est déchirée par endroits. Néanmoins, tu arrives à lire une partie de ce qu'il y a écrit, devinant certains mots, certaines bribes, comme si quelqu'un te les soufflait à l'oreille :

« 11 Janvier 1983
Père me fait suivre par un psychiatre, soucieux vis à vis de ma santé mentale.
Je vois ceux qui ne sont plus, parfois, ils me parlent... Une damoiselle à la longue chevelure blonde vint à mon chevet, il y a quelques jours, prônant qu'étais-je en péril, que ma place n'était point en ces lieux. Je crus rêver mais elle m'avança ainsi que je n'étais point l'enfant de cet homme qui m'accueillait sous son toit, cet homme qu'avais-je toujours appelé Père. [….]

Voir ce qui n'est plus, est-il un crime ? Est-il contraire à l'existence même ? Pourquoi est-ce un sujet tabou ? Je ne comprenais point ce qui se passait. Père est en colère et refuse de me dire la vérité. Il ne veut pas même entendre parler de cela. Toutefois, ne l'ai-je vu pleurer maintes fois ? Je ressens sa culpabilité. [….] Père, qu'as-tu fait ?
»

Tu tournes de nouveau les pages, deux, pour être exact. Ton cœur se serre en lisant ce qu'il y a écrit sur celles qui s'en suivent :

« 13 Janvier 1983
Un oiseau est resté attrapé à l'intérieur du manoir, dans ma chambre. Un oiseau blessé qui traversa ma fenêtre, las, jusqu'à se poser sur mes coussins, près de mon alcôve. C'était un oiseau bleu d'une beauté rare que n'avais-je jamais vu auparavant. Père et les domestiques se reposaient donc je ne pus demander de l'aide à personne : cette pauvre créature se mourrait.

Impuissante, pauvre jouvencelle que j'étais, je n'eus d'autres choix que de le regarder périr... Ignorante de la médecine, ignorante de tout soin... Je ne pus que poser mes mains sur lui, tentant désespérément de faire cesser l'hémorragie... Ce fut vain... Quelque chat l'eut mordu au ventre et, usant de ses dernières forces, il dut chercher un endroit paisible où pouvoir se délaisser...

Dois-je avouer que j'eus versé plus de larmes que je n'en croyais avoir... Cet oiseau, muet et délaissé était comme moi : seul. Qui allait-il s'en soucier... autre que moi ? Qui allait-il se soucier de moi... ? Enfant indigne, source de maints embarras... Moi qui ais été enfermée dans mes appartements, privée de mes lectures et de mes fleurs...

Le silence nocturne se brisa en même temps que celui de l'oiseau bleu, qui mélancoliquement et douloureusement émit un chant d'une beauté sans égal, au point de faire ombre aux alouettes, rossignols et rouge-gorges ensemble. Cette triste mélopée ne dura que quelques instants, cessant une fois que les dernières gouttes de vie quittèrent le corps de cet animal.


15 Janvier 1983
Cher journal, quelque chose d'étrange est en train de naître et de se développer dans mon corps...
J'ignore ce qu'est-ce mais, j'ai la terrible impression qu'un jour, très tôt, je ne m'éveillerais point. Certes, un jour, tout comme cet oiseau bleu, je prendrais mon envol afin de trouver un lieu sur où pouvoir rendre mon dernier souffle. Ce sera un parfait havre de paix, mon paradis, où je pourrais tendrement me blottir entre les bras de la faucheuse. Mais il sera plus tôt que prévu...

20 Janvier 1983
L'origine de mes maux demeure inconnu pour le Dr. Hoffmann, le meilleur médecin de Vienne, un ami intime de Père. Pourtant, il affirme qu'il doit s'agir de quelque maladie touchant à mon corps entier. On dit que mon corps est faible, j'attends des nouveaux résultats. Une ponction lombaire me fut faite, ce matin... C'était extrêmement douloureux au point de me ôter un semblant de cri.

Père sembla étonné mais rassuré de m'entendre émettre un son quelconque... Cependant, quels furent ces yeux avides avec lesquels il me dévisageait... Un regard empli d'une étrange avidité et d'un sentiment que je ne sus desceller : il m'effrayait...

25 Janvier 1983
Le Dr. Hoffmann m'a communiqué son diagnostique... : SEP. Je souffre de Sclérose en plaques, une maladie neurodégénérative, héréditaire, selon lui. Actuellement, il n'existe aucun traitement qui puisse la guérir : elle est incurable... Je connaissais mon corps, je savais qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas et j'eus raison de croire que mes jours allaient être rapidement écourtés... Telle était l'arcane que le destin m'avait réservé.
»



Chapitre I : Dans une prison de faiblesse et d'égoïsme.

Un bruit attire ton attention, te faisant lever brusquement les yeux : des pas, une voix... Pourtant, il n'y a personne, ici hormis le vieil homme qui était parti chercher les effets personnels de la sirène disparue. Nerveusement, tu te diriges vers la première chambre que tu vois dont la porte semble entrouverte.

D'ailleurs, tu t'y faufiles et regardes autour de toi, constatant que tu t'étais cloîtré dans une chambre féminine, celle d'Amerlyllian. Ton cœur bat rapidement, tu fermes doucement la porte tu t'assois contre celle-ci, sur la moquette et tu poursuis ta lecture afin de chasser ces vilaines pensées et/ou ne pas céder à la tentation de tout fouiller :

« 2 Février 1983
Père m'a défendu de quitter la chambre, ne serait-ce que lors des repas. Ces derniers me sont servis dans mes appartements, trois fois par jour. Il a demandé à feu M. Hammerstein d'installer des grilles sur ma fenêtre, puisque j'ai piteusement essayé de sortir la nuit afin d'aller recueillir les premières roses bleues de l'année : ce sont mes préférées.

J'étais réellement comme un oiseau en cage, tellement anxieuse de prendre mon envol au moment même où mon gardien commettrait l'erreur d'oublier de verrouiller ma porte...

Père, vous m'effrayez, vous m'effrayez tellement... Vous qui attendez à présent, l'oreille proche de ma cage, désireux d'entendre furtivement un chant que vous ne méritez point, ne pouvez guère comprendre ce que je ressens : je mourrais lentement, mon corps finira par s'affaiblir au point de réduire considérablement mes fonctions motrices et je perdrais l’élocution... Cette maladie est cruelle, puisqu'elle vous tue à petits feux sans que personne n'ait le moindre aperçu de votre souffrance. [...]

Le Dr. Hoffmann fit comprendre à Père que cela ne nuirait point à ma vie avant longtemps, puisque cette maladie se développait très lentement, en général, et que je n'allais pas souffrir : il se trompait... Cela avait commencé déjà, puisque, depuis quelque temps, je me sentais plus faible, plus maladroite... On me disait directement que c'était parce que j'étais distraite et que je ne faisais pas attention où j'allais...


3 Février 1983
J'ai rêvé que j'étais un oiseau comme celui qui était mort sur mes coussins, il y a quelque temps. Je me suis réveillée en sursaut lorsque je me suis vue, noyée dans mon propre sang. Je m'étais assoupie avec les rideaux ouverts, les rayons de la lune pénétraient placidement dans mes appartements, dessinant les ombres droites et strictes des barreaux qu'on avait récemment installé.

J'eus beaucoup de mal à émerger car avais-je toujours le cœur serré... Ce sentiment était indescriptible en soi, seuls ceux qui avaient eu le malheur d'être mis en cage, comme moi, pourraient le comprendre. Le sens de cette expression est faible, provenant d'un ignorant qui n'a jamais eu à expérimenter cette angoisse. Je m'asphyxiais.

À ce moment même, je me remémorais le chant de cet oiseau bleu. Inconsciemment, je me mis à fredonner et, peu à peu, je me suis laissée emporter. Je me mis à chanter une des pièces que les disciples de Père chantaient lorsqu'ils venaient au manoir. La salle de musique se trouvait juste sous mes appartements donc je pouvais très bien les entendre, malgré l’épaisseur des murs et du sol.

J'étais tellement immergée dans ma chanson que je n'avais pas entendu Mlle. Dovrev entrer. Cependant, lorsqu'elle fit tomber le plateau repas qu'elle avait entre les mains, je fus brusquement ramenée à la réalité. Alors que je ne faisais rien de mal, je me suis crispée et tassée dans mon coin. Elle me fixait, je ne saurais pas décrire l'expression qui trônait sur son visage mais elle jonglait -sans doutes- entre la crainte, la surprise et le dégoût. Père était là, lui aussi, puisqu'il refusait qu'on m'apporte mes repas sans qu'il puisse être présent afin de ne pas se laisser attendrir par mon humble personne. Il écarquilla les yeux et, sans dire un mot, quitta la pièce, faisant signe à Mlle. Dovrev afin qu'elle m'apporte un nouveau plateau.
»

Cette pauvre chose cessa d'écrire dans son journal pendant quelques jours, non, quelques semaines... Aucune page ne manquait à cet endroit, ce qui te faisait te poser des questions. Qu'est-ce qui lui était arrivé ? Comme ces idiots qui attendent patiemment à ce que leur série préférée continue, après des longues minutes de publicité, tu n'as pas pu t’empêcher de râler, tournant les pages vides, où seules quelques dates et quelques esquisses figuraient. Finalement, tu as retrouvé du texte et tu as reprit ta lecture :

« 12 Mars 1983
Père a commencé à me donner des leçons nocturnes de chant, même s'il semble être le seul à les suivre puisque je refuse de laisser ma voix sortir en sa présence... Il me crie dessus, je l'exaspère et lorsque je baisse le regard, il lève la main, j'ai toujours peur d'être frappée, même s'il ne l'a jamais fait... Il semble épuisé, impatient...

Après près d'un mois, j'ai cédé et j'ai chanté devant lui.... pour lui... Il voulait faire de moi sa nouvelle soprano. Il changea la date et l'heure du prochain concert, allant même jusqu'à virer la jeune femme qui jouait ces rôles chantants afin de me laisser sa place et que la lumière du jour ne puisse me nuire. Père était obsédé par ma voix, il tremblait d'excitation à chaque syllabe que je prononçais.
»

Deliverance écrit seulement quelques phrases, dans les jours qui s'en suivirent, et ainsi, jusqu'au jour de son anniversaire, le jour de son premier concert et de son introduction dans le milieu artistique. Une photographie, à moitié brûlée et sale, gît entre les pages du mois d'Avril. Tu la saisis et tu l'approches de ton visage, posant un instant le journal sur tes cuisses. Tu sembles fatigué et tu commences à voir un peu trouble, à force lire avec un aussi pitre éclairage. Tu frottes tes yeux en détaillant cette photo : <

Sur celle-ci, il y a notre jeune diva, assise sur une chaise, portant une robe bouffante, comme celle de la photo imprimée sur l'avis de recherche. Près d'elle se trouvent deux hommes, ce Joshua Die Rosenberg ainsi qu'un homme grand, à la longue chevelure d'ébène, le regard sévère. Il ne regardait pas l'objectif, il regardait la jeune femme au regard mélancolique. Tu fronces les sourcils : tu étais un brin jaloux de cet individu en uniforme militaire car lui, il avait eu la chance de la rencontrer... ARG ! Soupirant longuement, tu as posé la photographie et tu as repris le journal.

En lisant la suite, tu appris que l'inconnu au bataillon était Laurent T. Sammet, lieutenant au service de l'armée de l'air. Il avait remarqué Amerlyllian en assistant au concert : il avait été préalablement invité par M. Die Rosenberg, qui voulait démontrer la valeur de celle qu'il revendiquait comme étant sa fille : il l'exposait comme une bête de foire dont il était fier, extrêmement fier.

Lentement, cette éphèbe s'est épanouie, prenant un peu goût à sa nouvelle vie de chanteuse et actrice, même si elle n'aimait pas le fait de ne plus avoir d'intimité. On l'avait surnommée « Siren », la sirène. Elle n'était pas seulement connue à Linz, mais dans toute l'Autriche. Le théâtre et l’opéra étaient toujours pleins, lorsqu'il s'agissait d'un de ses concerts ou l'une de ses représentations. Les appareils photo avaient été interdits, plus tard, car leur flash blessaient la peau de la jeune femme et parce que Joshua ne voulait pas qu'on partage ses images avec le reste du monde. Il voulait que l'on vienne exprès la voir, si le public était vraiment curieux à son égard.

Les années passent, sur ces feuilles manuscrites.
Ton attention est attirée par une date en particulier, le 15 Novembre 1988. L'écriture a un peu changé, elle est un brin déformée mais on ressent que la propriétaire de ce journal s'est efforcée afin de rester lisible.

« Après le concert du mois dernier, j'ai rencontré quelqu'un qui me fit chavirer. Sa voix grave mais suave me faisait frémir, son regard d'un gris glacé accrochait le mien sans cesse, jusqu'à m'y noyer, jusqu'à m'y perdre... : Je suis amoureuse... Amoureuse d'un étranger, un médecin américain qui était de passage dans la ville. Il était uniquement venu pour assister à un séminaire sur les cardiomyopathies.

J'avais conscience de la situation actuelle et notre amour semblait impossible. De plus, il était marié et notre écart d'âge était bien trop important pour que l'on en reste indifférent. Je savais qu'il avait des enfants alors, je ne voulais point lui causer du tort. J'ai donc décidé de ne rien lui dire, vis à vis de mes sentiments.

Père était souvent occupé car il disait souvent que l'inspiration lui était revenue. Il passait son temps à composer et à écrire des nouvelles pièces. Durant ces soirs-là je profitais pour quitter le manoir afin d'aller rejoindre Mathiew, en ville. Le soir, je retrouvais des forces grâce au besoin que j’éprouvais de le revoir, même si ce n'était qu'en tant qu'amie...
»

Plus le temps s’écoule, plus elle semble avoir du mal à écrire. Elle fait quelques fautes, elle rature des mots pour tenter de mieux les écrire à la suite, les traits sont plus épais et maladroits, etc. La sclérose semble se développer bien plus vite que prévu, lui provoquant de l’immunodépression : elle devient alors pratiquement dépendante de cet homme qui se dit être son père mais qui ne voulait que tirer du profit d'elle, au détriment de sa santé.  

Soudainement, elle cessa d'écrire dans son journal et disparut sans laisser de traces. Selon tes sources, elle venait d'avoir dix-sept ans et fut prise dans un incendie. Son père est certain de qu'elle était toujours ne vie, quelque part, c'est pourquoi il publia des affiches avec des photos d'elle. M. Die Rosenberg perdit la tête lorsqu'on lui annonça que sa fille était peut-être parmi les corps carbonisés qui gisaient dans la morgue et qu'on n'avait pas pu identifier. Il commença à la voir partout, à parler seul, il fut pris d'hystérie et enfermé dans un asile psychiatrique.


                   
Chapitre II : Le renouveau  

Amerlyllian ne disparut pas à cet instant, non. Elle fut sauvée par Mathiew, qui était à la soirée de son anniversaire, puisqu'elle y avait chanté aussi. Apprenant la nouvelle vis à vis du père de son amie, il décida de la prendre en charge, l'amenant avec lui aux États Unis, où, de plus, elle rencontra les meilleurs neurologues spécialisés dans la Sclérose. Elle fut traitée dans l’hôpital où il travaillait, à Gotham et son épouse lui permettait de l’héberger à la maison afin de mieux pouvoir la surveiller. Elle était comme de la famille.

D'ailleurs, puisque les médecins réussirent à stabiliser et à refréner l'évolution sa maladie (sans pour autant pouvoir la soigner), afin de remercier ses tuteurs, elle travailla dans une petite boutique afin d'économiser pour aider à la maison. Quelques années plus tard, une fois qu'elle eut assez d'argent, elle ouvrit sa propre fleuristerie (le « Ephemeral Garden », qui avait aussi un coin salon de thé), grâce à laquelle elle  a pu rembourser une partie de ses dépenses médicales aux O'Connel (la famille qui l'avait hébergé). Un des docteurs chargés de son suivi l’amène parfois faire du shopping et, entre son tuteur et ledit docteur, elle a appris à parler anglais.

Son amour pour son tuteur s'effaça progressivement sans pour autant disparaître : il se transforma en une profonde reconnaissance. Elle admire et respecte -même- Madeleine, son épouse puisqu'ils sont comme des parents pour elle, une vraie famille... Ceci dit, elle avait l'impression de tâcher ce somptueux tableau familial. On l'aimait, on la soutenait mais elle restait pas moins une inconnue, très excentrique et réservée. Elle était une charge économique considérable, à cause de ses dépenses médicales.

Au moins, maintenant, elle sait ce qu'est-ce une télévision, une radio, un baladeur et un ordinateur. En habitant dans une maison moderne, on lui apprit à se servir de ce genre de choses, bien qu'elle préfère largement avoir un livre ou son arrosoir entre les mains, plutôt qu'un clavier.

Eh. Que feras-tu, à présent ?
Te voilà, piégé par l'indécision et l'ignorance.

Petit curieux, toi qui as tenté aussi désespérément d'en apprendre plus sur elle, à son insu, tu ne seras pas capable de la comprendre, pour autant. Tu as réussi à découvrir les vestiges physiques d'un passé dont elle ne veut point entendre parler. De ce fait, tu n'en sauras pas plus à moins d'avoir l'honneur de la rencontrer. Pour cela, tu devras te déplacer et rien ne te garantit qu'elle voudra t'accueillir.  


                 
Épilogue : Qu'en est-il du rossignol philomèle ?

Malgré son innocence apparente et sa bonté, Amerlyllian vécut plutôt bien, à Gotham. Elle avait réussi à se frayer chemin dans tous les milieux, sans encombres. Beaucoup de monde l'appréciait, elle avait rencontré maintes personnes et avait été témoin de maints événements dont la plupart auraient pu être traumatisants, pour n'importe qui. De temps à autres, la police fit appel à elle en tant que consultante, tout comme l'eurent fait certains membres de la mafia et des criminels. Elle n'avait pas beaucoup d'amis - humains, du moins, elle avait pas mal d'animaux domestiques -, hormis Hells, une jeune fugitive ayant échappé d'Arkham - qui devint sa colocataire. De plus, à force de traîner au Devil's Square, près de Ste. Ann, on commença à l'appeler White Maiden ou La vierge de Ste. Ann : à cause de son physique et de ses lamentations mélodieuses, on l'avait prise pour un fantôme.

Notre petit rossignol brillait naturellement où qu'elle allait et ce fut - partiellement - à cause de cela qu'elle devint ce qu'elle est à présent : un vampire. Ce n'est pas logique, me direz-vous. Hélas, si. Alice suscita l'intérêt de beaucoup et la jalousie d'autres. Un ancien prisonnier de BlackGate l'avait surveillée et suivie pendant des mois sans pour autant oser l'approcher. Il l'avait déjà vue à l'hôpital quand il cherchait d'autres victimes. Il en était attiré, elle avait quelque chose de mystérieux, d'unique et semblait tellement fragile... Pourtant, elle était souriante et naturelle, elle était gentille et douce. La savoir hors de portée le frustrait au plus haut point.

Le 12 Mars 2000, Trevor Drevis, alias le tueur d'infirmières, décida de réduire la distance qui les séparait à chaque jour qui passait afin de faire le grand pas et de lui montrer qu'il existait. Il en devint fou, obsédé ; il la traquait indiscrètement, l'obligeant à sortir de moins en moins et à le faire en compagnie de quelqu'un pouvant assurer sa protection en cas de besoin. Il ne supportait pas de voir comment elle tendait la main à tous ceux qui en avaient besoin. Quelqu'un d'aussi pur ne voudrait pas de lui, pensa-t-il. L'élément déclencheur de cette décision ? Une nouvelle poussée qui affaiblit la jeune femme, lui ôtant l'usage de ses jambes. Après quelques bilans et autres les premières séances de réhabilitation, elle renvoyée à la maison le même jour, l'hôpital lui prêta un fauteuil roulant. Ce fut  officier de police qu'elle connaissait -le demi-frère de son tuteur- qui comptait la ramener à la maison.

Drevis perdit patience, il n'arrivait pas à savoir ce qui se passait à l'intérieur de l'hôpital. Lorsqu'il les vit sortir, il s'approcha furtivement et les attaqua alors qu'ils comptaient monter dans la voiture ; Il était jaloux de leur complicité, il refusait qu'on soit trop proche d'elle alors que lui, il n'en avait pas le droit. Il assassina le policier, poignarda la jeune femme à la cuisse - par inadvertance - et l'emporta, l'enfermant dans un bâtiment désaffecté non loin des Dixon Docks, où elle demeura pendant un peu moins de trois jours.

Si je ne peux pas avoir ton cœur, j'aurais ton corps. lui souffla-t-il, la laissant gésir sur le sol.

Elle fut portée disparue.
Logiquement, sans ses médicaments et sans soins, elle ne tint pas longtemps : son agresseur venait lui faire un bandage de temps à autres, mais ce n'était pas suffisant. Elle le repoussait lorsqu'il tentait plus, lorsqu'il voulait la faire parler ou manger. Elle le tourmentait, lui faisant ressentir sa propre douleur, la lui transmettant involontairement. Dans ses derniers instants de conscience, elle entonna son requiem. Ensuite, l'obscurité et le silence qu'elle aimait tant l'engloutirent. Son cœur avait cessé de battre, elle ne respirait plus et son corps avait refroidi : elle était morte. Pris de remord, Trevor se rendit à la GCPD, on le déclara dément et fut envoyé à Arkham.

Lorsqu'on retrouva la pauvre Lys et qu'on l'amena à la morgue, personne n'osa l'autopsier. Le légiste en charge était aussi un de ses anciens médecins, un homme qui s'était juré de la protéger. Étrangement, il décida de garder son corps au frais, sans jamais y toucher. Il s’énervait si ses collègues s'y approchaient ; il semblait attendre quelque chose, mais... quoi donc ?

Ainsi, quelques jours plus tard, près de minuit, il entendit des coups et il n'eut d'autre choix que d'ouvrir son tiroir, constatant que sa patiente était revenue à la vie.

Siren n'eut aucun mal à concevoir qu'elle était morte, ce qu'elle ne comprenait pas c'était la raison pour laquelle elle était revenue. Elle se sentit étouffée par cette réalité qui ne lui convenait point. Ce fut à alors que le légiste lui demanda si elle savait qui étaient ses parents. Elle connaissait feu sa mère, mais... qu'en était-il, de son père ? Le Dr. Prescott, son légiste, avait fait des recherches depuis qu'il avait été chargé de son dossier, il avait fait jouer ses contacter afin de remonter jusqu'à ses parents. Il jeta de la lumière sur ses ténébreux origines : Castiel Samuel Russ, son père biologique, était un vampire. Le docteur ajouta que, lorsqu'un humain porteur de ces meurt, il en devient un à son tour. Il demeurait sceptique mais, il n'avait rien à perdre s'il attendait. Après tout, n'était-elle pas médium ? Pourquoi n'existeraient-ils pas, les vampires ? Il n'eut pas tort d'attendre.


❋ RP d'introduction ❋

Mon cher rossignol, tu seras voué à chanter pour l’éternité. Toi qui ne voulais entonner qu'un seul requiem, ton ultime aria, tu fus surprise par une arcane que le destin t'avait expressément réservé. Le temps ne pourra point t'emporter, le soleil n'aura jamais raison de beauté et de ta jeunesse tant que tu sauras t'en tenir loin. Regarde-toi... Est-ce aussi mal, d'être toujours parmi les vivants ? Tu es guérie, tu vis, tu respires... Tu n'as pas de pouls et tu te dois de te nourrir d'autrui mais... ton existence est-elle un péché ? Tu as le droit d'être, tu as le droit de vivre.

Silencieuse, comme à ton habitude, tu as quitté la morgue : tu n'en revenais pas encore. La gorge nouée, une boule au ventre et un bourdonnement aux oreilles, tu as courtoisement refusé d'être raccompagnée. Tu voulais être seule quelques instants, tu avais besoin de réfléchir à ce qui s'était passé.

La ville te sembla trop bruyante et tu n'avais pas envie d'être vue, pour l'instant. C'est pourquoi, tu es rentrée directement chez toi. Tu as constaté qu'on avait prit soin de tes animaux et de tes plantes, tout était comme tu l'avais laissé. Nerveuse, tu ne savais pas comment ta colocataire prendrait ton retour, comment les citoyens te considéreraient... Est-ce qu'on avait divulgué ton identité après t'avoir retrouvée morte ? Par chance, non. On stipula seulement que le corps d'une femme fut retrouvé près du port, là où tu avais été enfermée et que le Tueur d'infirmières s'était rendu à la police après avoir avoué ses crimes : l'assassinat d'un officier de police et prit des responsabilités - concernant ton décès.

Les mains tremblantes, tu as déniché ton encrier et ta plume avant d'ouvrir ton journal. Cela faisait tellement longtemps que tu n'avais rien écrit... Tu as prit une profonde respiration puis tu as griffonné les premiers mots qui te vinrent à l'esprit :
             
« 22 Mars 2000

Cher journal,
Quam étrange peut être ce monde... Pour la première fois, depuis des lustres, écrire ne m'est plus une tâche pénible. Je pense donc je suis.  Pourquoi moi ? Est-ce une bénédiction ou une malédiction ? Je ne saurais que dire... Hélas, je n'ai plus besoin de toi, mon fidèle compagnon. Ma mémoire ne me joue plus de tours. De ce fait, ce sera la dernière fois qu'encrerais tes pages, que je les sillonnerais et souillerais d'une calligraphie que je pensais avoir oublié.

Merci de m'avoir soutenue.
La renaissance était à ma porte :  je suis en vie.
»

Ensuite, tu as fermé ton journal et tu l'as rangé au fond d'un tiroir, où tu savais qu'on ne risquait pas de le trouver. Il fallait que tu acceptes ta condition et que tu t'y adaptes, au plus vite. Pensive, tu t'es allongée sur canapé, poussant un long soupir : la vie reprenait son cours. Tu allais pouvoir continuer de t'occuper de la boutique et de flatter tes compagnons poilus, écailleux et plumeux, hu ? Ne pas sortir la journée ne te changeait point, d'habitude.

Nonobstant, un important détail restait à régler : la nourriture. Si tu devais dépendre du sang d'autrui pour vivre, tu préférerais y goûter le moins possible. Tu pourrais demander des poches de sang au Dr. Prescott, certes, mais tu ne pourrais pas toujours faire ainsi. Tu ne pourrais pas dépendre de lui, éternellement. Plaçant ton avant bras sur tes yeux, tu as pincé tes lèvres, laissant maintes questions tournoyer dans ton esprit. Si tu te retiens autant, tôt ou tard, tu finirais par t'en prendre à quelqu'un, ma chère...

Alors que tu étais allongée là, comme une loque, tu te sentis soudainement vide : quelque chose manquait en toi.Pour la première fois dans ta vie, tu avais su ce qu'était le froid. Tu l'avais éprouvé lorsque les dernières gouttes de ton sang quittèrent ton corps, il y a... Combien de jours, déjà ? Tu l'ignorais, tu avais sommeillé la plupart du temps.

Une douce odeur chatouilla tes narines, une odeur que tu appréciais énormément : celle des orchidées, se mêlant à celle des lys. Quelqu'un devait être en train de les déplacer, on était surement en train de fermer la boutique. Des pas ne tardèrent point à résonner : ceux de ta colocataire. Une odeur acide mais fruitée s'y mêla : celle du vin avec lequel elle avait rempli une coupe. Lorsqu'elle ouvrit la porte, tu t'es redressée et tu as regardé ta cadette. À cet instant même, elle fit tomber son verre, qui se brisa contre le sol faisant sursauter tes félins. Même si tu avais confiance en ton amie, tu ne pouvais pas t'en empêcher de craindre la suite des événements...

Hells était tellement surprise, les yeux écaillés comme ceux de ta chevêche.
Elle tarda quelques secondes avant de réaliser que tu étais vraiment là, se précipitant vers toi afin de te serrer dans ses bras. Pas un seul mot ne daigna de frayer tes lèvres, tu étais nerveuse mais, aussi, tellement soulagée. Si tu avais pu pleurer, tu l'aurais fait à chaudes larmes. Tu as enfoui ton visage contre le creux de son cou, la serrant fortement, comme si ta vie en dépendait. Il était inutile de lui cacher ce qui s'était passé, de lui cacher ce que tu étais. Ainsi, après cette tendre accolade, tu lui as demandé de t'accorder quelques instants, lui expliquant ce qu'il en retournait réellement. Tu ne voulais faire du mal à personne et, tant que tu ne serais capable de te nourrir toute seule, tu risquais d'être un danger pour elle et pour les citoyens de Gotham.                  

La brune avait une solution...


❋ Derrière l’écran ❋

✥ Pseudo : Suzukihotaru
✥ Fréquence de connexion : 7/7, en général.
✥ Comment nous as-tu connu : DC




PrésentationRelationsLiensDemandes rp
Voix normaleThème ❋Couleur :Orchid

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A dreaming little bird

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