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 Helena Bertinelli

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Helena Bertinelli
Âme errante
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Âme errante
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Date d'inscription : 09/05/2017

MessageSujet: Helena Bertinelli   Mar 9 Mai - 20:25

   
   

Présentation


Nom :Bertinelli
Prénom : Hélèna Rosa
Pseudonyme :Vendetta puis Huntress
Date de naissance :10 juin 1991
Sexe : F
Taille : 1m77
Poids :.56kg
Source: DC Comics

   

   
   

Description


   

   


Physique

Héléna a ce charme que partagent bon nombre des femmes d'origines italienne. Difficile de dire si sa beauté lui vient de la forme harmonieuse de son joli minois, de la forme en amande de ses grands yeux, ou bien la douce teinte légèrement halée de sa peau, laquelle tranchait d'ailleurs totalement avec le gris acier de son regard. Un regard régulièrement masqué par une cascade de cheveux noirs aile de corbeau, laissée continuellement libre de toute entrave. Ce savant mélange piquant d'un exotisme latin ne serait pas complet sans une bouche pulpeuse, doucement rieuse, invitant à un rien d'indécence. Ses sourires sont rares, mais ils ont le don d'être contagieux.
La nature ne l'a pas gâtée uniquement d'un joli visage, et la jeune Bertinelli s'est vue gratifiée d'une plastique tentatrice et voluptueuse, ainsi que d'une très grande taille pour une jeune femme.

À la nuit tombée, Hélèna masque son visage sous un loup violet, de grande taille dotée de deux pointes rappelant un peu Batman, qui lui servît de modèle et d'inspiration pour ses débuts de «Justicière. » Sa tenue est simple, noire, courte, affriolante aux yeux de certains. Du violet au noir, tout se mêle dans des tons nocturnes, parfait pour le camouflage. Tout, excepté la croix blanche marquant son poitrail. Un insigne qui n'est pas sans rappeler les tablars des chevaliers croisés d'antan. La justicière ajoute à sa tenue une lourde cape, et des jambières solides et armurées qui rendent ses coups de pieds particulièrement douloureux pour quiconque se risquerait à l'approcher. Ses bras eux aussi sont couverts d'artifices plus ou moins similaires. À l'instar des autres rôdeurs nocturnes, elle s'appuie sur tout un panel de gadget qu'elle dissimule un peu partout sur sa tenue. Ses cuissardes, ses gants, sa ceintures et quelques revers de tissus. Tout est prétexte à un cacher de quoi se sortir des situations diverses et variées qu'elle pourrait avoir à affronter.

Mental :

Helena est une jeune femme très en colère, qui à défaut d'avoir trouvé des limites pour se cadrer, se contente de se laisser aller à cette rage qu'elle met au service de sa croisade contre le crime. Suintante de cette hargne, elle combat le crime avec une violence qui l'éloigne des autres justiciers, lesquels préfèrent honorer les règles imposées par Batman. La jeune femme a déjà plusieurs meurtres à son actif, et les quelques criminels qui ont eut à faire à elle finissent régulièrement par passer de longues semaines en soins intensifs. Huntress est intransigeante, pousser par sa haine viscérale envers le crime, et les stigmates de son passé. Le plus gros de sa colère est dirigée vers la pègre. S'il arrive qu'on puisse la raisonner, et qu'elle soit en mesure de contenir sa fureur en tenant tête à des criminels lambda, la mettre face à un membre de la pègre accentue ses élans violents et la rend particulièrement dangereuse.

Profondément féministe, elle rejette à tout prix l'idée de voir un homme lui dicter quoi que ce soit, si bien qu'elle préfère faire cavalier seule. Des années d'entraînement ont fait d'elle une guerrière redoutable. Et par dessus tout, une chasseresse hors pair. Elle cible le crime, et remonte progressivement les pistes qu'on sème sur sa route, laissant dans son sillage des dégats difficilement réparable. À l'instar de Batman, elle considère que Gotham est sa ville.
Bercée dans la religion depuis sa tendre enfance, Hélena considère que sa vie actuelle est une croisade. Elle a depuis longtemps oublié l'idée d'accéder au paradis. Les meurtres mènent en enfer. Et tuer n'est pas quelque chose qu'elle ignore. Elle a déjà éteint des vies, et ne craint pas d'avoir à le refaire.
   


   

Histoire


   

   



Chapitre I. Omerta

Petite, tandis que mon frère et moi nous nous terrions dans le noir d'une de nos chambres, afin de fuir les colères monumentales de mon père, nous tentions difficilement de nous changer l'esprit par des discussions sans intérêt desquelles sortaient parfois des vérités absolues. Sorte de confessions qui par l'intensité qu'elles dégageaient nous permettaient de réussir à oublier les pleurs de ma mère, le bruit des claques qui pleuvaient sur son visage, et les hurlements de mon père.

Mon père...  Il était l'un de ces Italiens, profondément misogynes, noyés dans la religion, et par extension la famille entière l'était également. C'est d'une main de fer qu'il faisait régner sa loi dans la villa, et d'une autre il gérait un groupe de plusieurs familles mafieuses.J'étais jeune, je ne comprenais pas tout. Et mon père ne me confiait pas grand-chose. Je suis une fille. Mon frère était l'héritier, et moi le bout de viande qui servirait un jour à unir les Bertinellis à un sénateur. Mais mon frère lui, il savait. Mon père était l'un des Doigts de la Main. L'un des cinq parrains italiens les plus puissants du monde. Chaque Doigt avait sous ses ordres une armada de barons du crime moins important. Et au-dessus, un seul homme chaperonnait tout ça. Il était le marionnettiste. Un parrain plus riche et puissant encore que les Doigts de la Main. En cavale depuis toujours, seuls les plus influents membres de la pègre connaissaient son nom. Stefano Mandragora.

Mandragora était un homme redoutable. Difficile à trouver, suivi par une véritable armée d'homme de main. Egocentrique au dernier degré, il haïssait qu'on lui fasse ne serait-ce qu'une infime zone d'ombre. Mon père, je dois le lui accorder, avait un sens très aiguisé pour les affaires. Trop sans doute. Et devant son ascension financière fulgurante, Mandragora se décida à agir. Un soir semblable à tous les autres, alors que ma mère tremblait en découpant son steak après avoir été copieusement battue, et que mon père sifflotait l'air de Puccini qui rythmait nos repas, la porte de la villa vola en éclat, pour laisser entrer un homme.

Ce fut violent. Terrible. Une boucherie. Je regardais à genou, ma mère se vider de son sang, tandis que mon frère d'à peine douze ans avait presque été décapité par un tir. Mon père lui, fut honoré d'une pluie de balle en plein cœur. Moi, j'étais épargnée. Et comme beaucoup d'hommes le font, il a usé de ma peur pour me soumettre. M'a arraché ma fidèle croix, et s'en est allé. Dans le monde de la pègre, il y a un adage qui dit qu'il ne faut jamais laisser le fils d'un ennemi en vie, car il chercherait à se venger. L'adage ne mentionne pas la fille. Ces porcs mysogynes ne respectent pas assez les femmes pour penser que l'une d'elle pourrait un jour devenir une menace. Voilà pourquoi j'étais toujours vivante. Et ce tueur, Omerta venait de faire naître en moi la Vendetta.


Chapitre II. Sicilia.

J'avais sept ans quand c'est arrivé. Les derniers membres de ma famille avaient refusé de me prendre sous leurs ailes. La dernière des Bertinelli n'avait aucune valeur à leurs yeux. Et ils ne tenaient pas à s'attirer les foudres de Stefano. Je fus ballottée jusqu'en Europe, où seuls les Azaros m'acceptèrent. Une famille mafieuse commune en apparence. En apparence seulement. Il est traditionnel chez les Azaros de tuer pour le compte d'autres barons. Ils sont en quelques sortes, les agents de nettoyages de la pègre Italienne. On leur prête, dans le passé, la mort de certaines grandes figures historiques. Un pape et quelques cardinaux influents. Sept ans, et l'on m'envoyait dans une famille réputée pour former les assassins – au masculin – les plus dangereux que la mafia employait.

L'accueil ne fut pas des plus agréable. C'est sans scrupules que je fus brimée, rabaissée, mais entraînée malgré tout. Les Azaros possédaient un terrain gigantesque. Une foret immense, des vignes, quelques plans montagneux. C'est là bas qu'ils me formèrent. Pourquoi ? Parce que j'avais juste une petite fois, eu le toupet d'essayer de faire valoir le droit des filles. Le Senor avait donc décidé de me prouver, par la pratique, que je ne tiendrais pas. Que j'étais juste bonne à devenir une simple mariée, un bout de viande. Il avait tort. Chaque épreuve que l'on dressait devant moi, je la réussissais. Et plus les brimades étaient rudes, plus mon ambition de réussir était grande. Ce qui n'était dans un premier temps qu'un caprice de fillette envieuse de faire valoir ses droits, devint une furieuse et fougueuse motivation à devenir autre chose qu'une simple humaine.

Les années en Sicile furent éprouvantes. J'étais épaulée par Sal Azaro. Fils du Senor. Ensemble, nous étions les meilleurs qui soient. Des chasseurs redoutables. Et puis... il y eut ce jour...

Quelqu'un avait balancé. La famille Azaro fut mise en cause. Sal, mon frère affectif fut arrêté pour de multiples homicides. Et moi, je fus laissée seule dans la villa. J'avais dix sept ans. Plus de famille d'accueil, ma motivation à montrer que les femmes fortes pouvaient surpasser les hommes ne servait plus à rien. Et ma rage revint petit à petit. Tant et si bien que m'étais contenté de fuir. Vite. Loin. La Sicile est un bon endroit pour disparaître. J'avais trouvé refuge dans une vieille ferme ou un paysan à moitié aveugle m'avait accepté avec mon baluchon. Sans doute parce que mon physique d'adolescente en fleur lui plaisait, aussi. L'important, c'est que j'avais un toit sous lequel loger.

Chaque fois, j'interrogeais Dieu. Pourquoi me faire souffrir ainsi ? N'étais-je pas une bonne âme ? Faire valoir le droit des femmes. Batailler comme une acharnée pour clouer le bec à des machistes intégristes, n'était-ce pas suffisamment louable aux yeux du Seigneur ? Les jours furent longs ici. Mais il m'était régulièrement possible d'aller braconner dans les bois avoisinants. Juste de quoi affûter un peu plus mes talents si particuliers de traqueuse. J'aurais presque pu penser à finir ma vie ici. Mais ils sont arrivés...


Chapitre III. Roma.

Un duo de berline hors de prix s'était garé devant la ferme. Voilà six mois que j'y vivais. Un groupe d'homme de main de la pègre. Foutues ordures. Ils m'ont pris de haut, et l'ont amèrement regretté. Aucun mort à déplorer, mais plusieurs portent encore aujourd'hui les séquelles de cet instant de violence que nous avons partagé ensemble. Juste pour quelques mots de travers, et un regard trop insistant. Je suis très impulsive. Trop. Ils n'étaient pas là pour me nuire. Juste pour venir me chercher.
À dire vrai, pour une raison que j'ignorais encore à l'époque, Mandragora s'était soudainement décidé à me tendre la main. En ce temps là, je n'avais aucune idée de son rôle dans le meurtres de mes parents. Et entre moisir dans une ferme, et retrouver un semblant de luxe, le choix fut vite fait.

On m'envoya à Rome, afin de loger dans un quartier totalement mafieux. Et oubliant le côté criminel des activités qui se déroulaient sous mes yeux, je me penchais avec ferveur sur la religion, toute prête à faire mes vœux dès ma majorité pour filer d'ici et rejoindre le premier couvent. Dans la prière, je pensais trouver mes réponses et le calme. Mais les choses ne se déroulent jamais comme prévu.
Là bas, je partageais une chambre avec ma cousine, chez un baron du crime local. Une cousine qui, bien que n'étant pas spécialement agréable à mes yeux, semblait porter un poids très lourd sur ses épaules. Elle était de deux ans ma cadette.

Quant à moi, ma majorité approchait à grands pas. Les choses devinrent... et bien compliquée dans une certaine mesure, alors que la date fatidique de mon anniversaire approchait. Mandragora me fit une faveur qui me fit chaud au cœur. Sal avait été libéré de prison – sans doute évadé – et il officiait à présent comme prêtre, probablement pour garder l'anonymat. Seulement, Sal était rusé, et il connaissait mon côté revanchard et mon tempérament. Il m'expliqua qu'il savait que Mandragora était responsable de la mort de mes parents. Et qu'aujourd'hui, s'il était si prévenant avec moi, c'était uniquement pour me brosser dans le sens des plumes. Le jour de ma majorité, la fortune colossale de ma famille devait me revenir. Elle était estimée à trois milliards d'euros et il comptait s'en mettre plein les fouilles, et me laisser les miettes en pensant que sa prévenance suffirait à me rendre aveugle.

Cet entretien m'avait plongé dans une rage folle. Une rage qui allait aller en s'aggravant à mon retour à la villa, lorsque je trouvais ma cousine en larmes et en sang. Après quelques mots, elle m'apprit ce qui s'était passé, et j'avais compris le pourquoi du comment de son comportement jusqu'ici. La pauvre était régulièrement violée par le propriétaire des lieux, et ayant refusé ce soir là de s'offrir à nôtre hôte, elle avait été sévèrement battue. Bouillante de rage, je m'étais contentée de cacher mon visage sous une cagoule, et capée dans une toge de religieux, c'est à coup de tison brûlant que j'ai refait le portait de ce porc.

Le lendemain, n'ayant toujours pas décoléré, l'avocat véreux qui cherchait à me faire signer les papiers de mon héritage – un héritage que Sal estimait à plusieurs milliards de dollars, et qui ici se résumait à deux millions d'euros du fait des magouilles de Mandragora – comprit qu'il était de très mauvais goût de me mentir alors que je faisais fusionner son visage avec le marbre de son bureau. C'est fou comme les hommes deviennent loquaces quand on leur brise des os.
J'ai signé son contrat, mais j'ai surtout appris où se trouvait le reste de ma fortune. Ici même, à Rome... dans cinq coffre différents. Les clés étaient en possessions de Mandragora. Et par chance, ce vieil enfoiré organisait des parties fines ou lui, et plusieurs de ses amis s'amusaient avec de pauvres Romaines ramassées dans les bas quartiers. Leurs tournantes de cette nuit-ci fut beaucoup plus violentes qu'ils l'avaient imaginé. Et moins plaisante aussi. J'avais laissé pour mort la grande majorité des hommes, laissé filé la donzelle, et mis la main sur les clés, le tout sans être reconnue. Mandragora avait pu constater qu'il avait été rossé par une femme, mais sa fierté et sa misogynie l'avaient poussé à dire qu'il avait été attaqué par un commando complet, et pas une simple fille masquée d'une cagoule. Il avait menti par fierté, et ça servait mes intérêts.

J'avais récupéré ma fortune, une partie de l'honneur de ma famille. Restait à présent à trouver quelque chose à faire. J'embrassais l'idée de disparaître. Mais je n'étais pas la seule à réclamer vengeance. J'avais fichu le camp de la villa, préférant vivre à l'hôtel. Plus agressive que jamais, j'avais nécessairement attiré les soupçons de Mandragora qui se doutait bien que j'étais responsable de tout ça. Il voulait savourer sa vengeance. Me tuer après un mariage... Il m'avait organisé une soirée... à laquelle j'avais refusé d'aller. Il m'offrait la robe, faite sur mesure par le plus grand tailleur d'Italie. Celui-là même qui fournissait aussi les armées du pays. Après deux trois bourre pifs, il oublia l'idée de me confectionner une robe, et me fit une tenue plus adaptée à ce que je comptais faire.

Le soir venu, j'étais présente. Le supplice de Mandragora fut terriblement long. Crucifié par mes flèches sur le mur de sa chambre. Sa dignité bafouée par les hurlements que je lui arrachais avant de l'achever. Dans son agonie et ses larmes, il me donna même un moyen de retrouver l'assassin qui avait pressé la détente et tué ma famille. Omerta... Ma vengeance ne faisait que commencer.


Chapitre IV. Vendetta et Omerta

Ma cible était à présent Omerta. Mais malgré les informations de Mandragora, il était impossible de lui mettre la main dessus. Je jetais toutefois mon dévolu sur les intermédiaires. La vieille ordure qui avait commandité la mort de mes parents ne l'avait pas fait sans aide. D'autres avaient aussi payé. J'avais huit cibles à traquer à Rome. Et pour ce faire, je devais devenir autre chose. Un autre terme des milieux mafieux ;  la Vendetta. Ainsi m'étais-je nommée pour partir à la chasse. Aidée par Sal, je retrouvais un à un les salauds qui avaient fait exécuter mes parents. Et au cours d'une seule nuit, avec la même violence qu'avait usée le tueur des Bertinellis, je faisais le tour des villas pour supprimer ces enfants de putains. Couverte de sang, pétrie de vengeance, je ne rêvais à présent que d'une chose : En terminer avec le dernier responsable de ses atrocités. J'étais, de toute manière, déjà condamnée à l'enfer.

Se sachant menacé, Omerta fit reparler de lui bien involontairement. Il était allé trouver de l'aide chez quelques barons du crime pour lui financer un voyage discret. Mais Sal était toujours là. Et son rôle de faux prêtre au service de la pègre lui permettait d'entendre beaucoup de chose. La destination du tueur de ma famille par exemple. Venise. Le soir du carnaval. Intéressant...

Je m'y étais rendue, fin prête à achever ici cette monstrueuse pourchasse vengeresse. Mais Omerta était bien plus malin que je ne le pensais. Ma hargne m'avait aveuglée. Ce fut lui qui lança l'embuscade. Dans les rues de la ville, en plein carnaval, la bataille fit rage. Violente et hargneuse, j'affrontais ma nemesis durant de longues heures. Mais il s'esquiva, me narguant après m'avoir grièvement blessée. Sans l'aide de Sal, qui avait déserté son poste, il est probable que j'aurais fini noyée dans les eaux crasseuses de la ville flottante.

Mon rétablissement fut long et douloureux. Mais la souffrance ne faisait que nourrir davantage ma haine. Et j'avais maintenant compris mes limites. À défaut de pouvoir m'entraîner et m'affûter, je m'étais contenté d'analyser ce qui s'était passé. La mémoire est une arme. La réflexion aussi. Entre prière, introspection et songes, je remettais en forme mon combat contre mon ennemi juré. Mes blessures n'étaient dues qu'à ma trop grande implication. Et elles pouvaient être évitées par de simples équipements supplémentaires. Le style martial de mon opposant était simple. Je l'aurai la prochaine fois.


Chapitre V. Home Sweet Home.

Après six mois de soins, j'étais parfaitement rétablie et prête à en découdre. Hélas pour moi, ma proie n'était plus en Europe. Le fuyard avait pris ses jambes à son cou, et s'était rendu où ma vie avait débuté. À Gotham. J'y voyais une logique divine. Tout devait finir là où tout avait commencé. Sal refusa de me suivre. Il savait qu'une fois là-haut, je ne serais plus celle qu'il avait connue. Nous nous séparons bons amis. Une étreinte fraternelle avant que je ne m'envole vers la ville rongée par le crime.

Gotham. La cité était effrayante et fascinante à la fois. Sur les conseils de Sal, j'optais pour arrivée remarquée. J'étais la dernière des Bertinellis. Retour aux sources, richissime. Et en attirant ainsi l'attention, j'aurais forcément celle d'Omerta. Il ferait le rapprochement entre la gamine qu'il avait épargnée, et la furie qui cherchait à l'éliminer. Me montrer au grand jour le ferait forcément réagir un peu de monde. Dont Omerta.
C'est pourtant un « ami » qui vient me trouver. Ancien associé de mon père, qui avait perdu gros lorsque ma famille avait été détruite. Il était prêt à m'aider à relancer le business avait-il dit. Pour ma part, je m'étais contentée de me faire inviter à l'une des réceptions mafieuses du coin. L'occasion pour moi de faire des rencontres. Et surtout... de repérer Omerta. Je n'avais jamais vu son visage, mais sa simple posture suffirait.

Ce fut le cas, et assez simplement. Les choses ne se passent toutefois pas comme prévu. Je comptais me charger de ce salaud aux yeux de tous. Une balle entre les deux yeux au beau milieu du repas. Mais quelqu'un en avait décidé autrement. La légende de Gotham intervint avant que je tente quoi que ce soit. Le Batman venait de faire sa première apparition à mes yeux. Des gadgets, de l'agressivité, le tout dans une certaine symbolique. Il faisait peur à ces ordures. Omerta s'était bien entendu échappé. Et moi, j'étais restée comme une potiche à regarder la scène se dérouler. Le Justicier masqué m'avait probablement à peine remarquée. Je n'ai attaqué personne, je me suis contenté de m'abriter. Comme tous ceux qui ne tenaient pas à en découdre. Néanmoins, cette apparition m'avait donné une idée. Je voulais aussi être la pire frayeur de mon ennemi juré.

Éprise de vengeance, et des idées plein la tête, je mets mon argent à profit pour à mon tour, devenir l'une de ses créatures faussement surnaturelles qui règnent sur Gotham. Pour la notion biblique, je préparais un masque rappelant certaines gravures démoniaques. J'opte pour du noir pour le camouflage, et quelques traces de violets pour rappeler certains artifices que portaient les prêtres. Un chapelet en guise d'agrafe pour ma cape, et un crucifix blanc pour représenter mes valeurs. J'étais là, diablesse prête à amener en enfer ceux qui le méritaient.
Mes premières interventions sous cette peau sont violentes. Les gens me craignent, et les langues se délient. Omerta... lui qui m'échappe depuis trop longtemps maintenant m'est vendu pour que j'épargne un baron. Ma croisade ici à Gotham n'est pas meurtrière. Mais ceux qui croisent ma route finissent dans des états catastrophiques. Je n'ai pas peur d'handicaper, de briser sans que ça puisse être réparé, et j'use de torture pour arriver à mes fins. Mutiler ne m'effraie pas. Je suis le bras intransigeant et furieux de dieu qui s'abat sur ceux qui s'en prennent à ses moutons. Pas de peur. Pas d'hésitation. Pas de remords.


Chapitre VI. Je suis Huntress !

Omerta avait été repérée. Mais mes actions n'étaient pas restées invisibles aux yeux de tous. Batman ne tarda pas à se mettre en travers de mon chemin. Affrontements et disputes sont de rigueurs. Je suppose que mes talents lui convenaient mais pas mes méthodes. Dans ces conditions, remonter jusqu'à Omerta fut particulièrement difficile. Les rares fois où ma cible était atteignable, la Chauve-Souris n'était pas loin. Et je tenais à être seule lorsque j'interviendrais. Ce serait violent. Terrible.
Le Chevalier Noir avait une philosophie relativement différente de la mienne. Mais comme il le disait, Gotham est sa ville. Et si je voulais agir il faudrait que je le fasse en respectant ses règles. Pas de morts. Ma vengeance ne serait probablement pas complète sans la morte de ma cible. Mais pour avoir un peu la paix, j'acceptais, et me contentait de cogner et de trancher sans tuer.

Un soir, j'avais enfin pu coincer Omerta. Et pas n'importe où. Dans la demeure de ma famille. Là où tout avait commencé. Symbolique. La bataille fut violente. Et j'avais clairement l'avantage. Il n'avait pas une chance. Et parce que je le tenais enfin, j'étais décidée à prendre mon temps. À le faire souffrir. À le briser méthodiquement. Après une demi-heure d'affrontement, Omerta n'était plus que l'ombre de lui même. Incapable de se mouvoir. Supportant difficilement le poids de nombreuses fractures. Il cherchait en vain à me tenir à distance avec un couteau. Une clé de bras plus tard, l'arme était à moi, et son tranchant lui léchait la gorge. C'est au moment où j'm'apprêtais à glisser le fil de ma lame dans ses chairs que Batman fit une nouvelle apparition.

Je m'attendais à une attaque de sa part. Ce fut simplement un sermon, Il cherchait à me faire entendre raison, dans ma folie colérique, ses mots avaient tout de même eut un semblant de sens. Mais il fallait que je me venge. Pas en tuant non... mais au moins en rendant la monnaie de sa pièce au tueur de ma famille. Par la peur et la violence, il m'avait imposé le silence ce soir là. Alors à mon tour, je le lui imposerais... en lui tranchant la langue. Ce fut mon trophée. Ça, et le collier qu'il m'avait volé il y avait de ça de nombreuses années. Les chasseurs prennent toujours des trophées sur leurs proies. Il était la mienne.

Je l'ai abandonné au Chevalier Noir, et j'ai pris la fuite. Pas très loin. Uniquement vers la chapelle du quartier où je me suis réfugiée. Sans vouloir spécialement me défiler. Seule, face au bénitier, je me suis alors promis d'être définitivement celle que j'avais été ces derniers temps. La créature qui condamne les criminels. La mafia de Gotham n'aurait qu'à bien se tenir. Un terrible fléau allait s'abattre sur elle. Je ne comptais pas tuer et me mettre à leur niveau non. Mais je serais brutale. Le bras armé de la Vengeance divine, prête à pourfendre ceux qui tyrannisent les faibles. C'est ce soir là, que je me suis moi-même baptisée.
Depuis ce jour, je suis, devant dieu, Huntress.


Amen...
   


   

   

Capacités


   

   


Huntress est entraînée pour le combat et la traque depuis son plus jeune age. Formée par des mentors misogyne au possible, elle a été forcé de se surpasser dans tous les domaines pour forger ce qu'elle est aujourd'hui.
Elle est dotée de véritable don en matière de traque. Un instinct de prédateur qui la focalise sur sa proie.
Elle maitrise parfaitement plusieurs formes très offensives d'arts martiaux. Elle manie parfaitement les lames, sait très bien utiliser les armes à distance. ( Elle utilise régulièrement une arbalète ) mais c'est avec son bô qu'elle est la plus redoutable.
Elle se laisse guider par sa colère, ce qui la rend très violente. Très dangereuse. Mais qui a aussi parfois tendance à l'aveugler un peu.
   


   

   

Introduction


   

   


   Les mains jointes devant moi, j'avance entre les deux grilles derrière lesquelles s'entassent les gros bras qu'on s'apprête aussi à relâcher dans Arkham City. Sur mon chemin, ils jouent les gorilles. Ils beuglent. Ils rient. Ils provoquent. Le caractère obscène de leur ton ne m'émeut pas le moins du monde. C'est drapé dans une impassibilité froide que je suis la ligne qu'on m'ordonne de suivre. Une oreille discrète note les menaces qu'on lance à mon égard. Les promesses des sales nuits que j'aurais à passer s'ils me mettent la main dessus. Poulette. Ils m'appellent poulettes. Arrivée devant la double porte qui scellera définitivement mon destin dans Arkham City, je lance un regard sur la main tendue d'un des prisonniers qui cherche à me saisir au niveau du bras. Mes lèvres s'ourlent d'un rictus quand j'entends ses paroles. Je vais te traquer ma jolie annonce-t-il avec un regard lubrique.

La poigne d'un des Tyger me détourne de cet homme, et voilà qu'on me fait passer enfin la porte de cette gigantesque prison. Un groupe de mercenaire s'attarde à une fouille rapide pour s'assurer que je ne cache rien sur moi, avant qu'on ne vienne défaire mes menottes. En retrait, l'officier du petit peloton m'énonce à haute voix ce que je dois savoir. Les raisons de mon arrestation : supposée être membre de la pègre. Mes droits : aucun. Voilà qui promet.
Quand les liens d'acier tombent au sol, je viens masser ma peau, profitant de cette liberté de mouvement qui m'est redonnée. Poussé d'un coup sec dans les reins par le canon d'un fusil d'assaut d'un des patrouilleurs, je suis invitée à avancer. À continuer dans la ruelle, et à faire ma vie ici, dans Arkham City.

Comment une chasseresse peut-elle finir ainsi dans une cage pareille, vous demanderez vous ? Considérez que j'y suis parce que j'ai envie d'y être. Ces derniers jours, non contente de profiter de mon nom de famille pour obtenir des informations sur les dernières actions de la mafia à Gotham, j'avais décidé de jouer mon rôle avec un peu plus de sérieux. Volontairement, je m'étais mise en tête d'essayer de corrompre des gens qui étaient réputés incorruptibles. Leur refus n'ont pas été étonnants. Ils ont été salutaires. Prévisibles aussi. Moins de quelques jours après mes tentatives, on m'écrouait déjà. Il n'y avait bien entendu pas de preuves directes de mon rôle dans tout ça, mais le Droit n'existe plus quand une force comme les Tyger prend le pas sur la Loi. En parallèle, j'avais prévu mon arrivée. Avec de l'aide extérieur, et toujours plus d'argent, j'avais réussi à faire rentrer du matériel à l'intérieur du périmètre. Et j'avais même trouvé une petite planque difficile d'accès.
Pourquoi ? Tout simplement parce qu'Arkham City est une gigantesque cage dans laquelle tous les résidus criminels sont entassés. Une sorte de gigantesque poulailler. Et moi, je suis la renarde qui vient de se glisser dans la cage et qui s'apprête à bousiller toutes les gallinacées qui passeront à portée.

Confortée par cette idée, obnubilée par la suite, j'ignorais royalement le froid mordant de la pluie qui commençait à présent à s'abattre sur mon uniforme orange de taularde. Je ne connaissais pas les rues que j'arpentais, seulement j'avais en tête le chemin exact que je devais prendre pour me rendre où je le souhaitais. Une ruelle à droite. Cent mètres de marche. Un virage à gauche. Escalader le grillage d'un cul de sac, pousser le lourd conténaire à ordure, et me glisser par la fine ouverture de lucarne qui menait dans la cave d'un vieux bâtiment. Je n'avais alors qu'à refermer la trappe derrière moi, et à fouiller un peu pour tomber sur une vieille lampe à huile amenée là par ceux que j'avais payé.

La pièce devait fait dans les trente mètre carrée. Le plafond y était bas. On avait entassé quelques caisses de matériel que j'avais fait amener, le tout étant scellé pour ne pas qu'un crétin fouineur essaye de savoir ce que j'avais fait entrer à Arkham City. La réponse tombait sous le sens. Mes armes. Du matériel médical en prévisions d'éventuelles blessures. Une panoplie de gadget. Et mon fidèle costume. Cette cave poussiéreuse serait mon repère pendant cette opération.

Ma préparation fut donc méticuleuse. Dans un premier temps, il fallait installer ce qui pouvait l'être. Fixer des cartes aux murs, lister et détailler mon matériel. Monter mes armes, et finalement... troquer cet horrible tenue de prisonnières orange pour mes artifices de chasseresse. La Traque ne faisait que commencer...
   
   


   

   
   
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Tobias Cooper
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MessageSujet: Re: Helena Bertinelli   Mer 10 Mai - 6:47
Bienvenue parmi nous et bonne chasse par avance !
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Helena Bertinelli

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