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 Talia Al Ghûl, fille du démon

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Talia Al Ghul
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Date d'inscription : 21/06/2017

MessageSujet: Talia Al Ghûl, fille du démon   Jeu 22 Juin - 10:38

• Talia Al Ghûl, aka Talia Head •

« On n’approche de l’excellence qu’à travers le sacrifice. »


❧ Document d'identité ☙

     ✕ Nom : Al Ghûl au sein de la Ligue, Head pour le public..
     ✕ Prénom(s) : Talia.
     ✕ Alias : Fille du démon.

     ✕ Âge :  27 ans.
     ✕ Date de naissance :  7 Novembre.
     ✕ Lieu de naissance : Quelque part dans le désert.
     ✕ Lieu de résidence : Gotham City, principalement.
     ✕ Nationalité : Tout dépend des papiers qu’elle emprunte. Etats-unienne, la plupart du temps..

     ✕ Taille : 1m73.
     ✕ Poids: 61 kg.

     ✕ Situation : Célibataire.
     ✕ Orientation sexuelle : Hétérosexuelle.

     ✕ Métier : Leader d’une partie de la Ligue des Ombres.
     ✕ Alignement : Neutre.
     ✕ Groupe souhaité : Ligue.
     ✕ Avatar : Illustrations de Talia Al Ghûl.
     

❧ Description ☙


Un dernier trait de crayon, encore un peu de mascara… Et peut-être un soupçon d’un rouge à lèvre sombre. Ces gestes, Talia les connaît. Par cœur. Comme elle a appris à faire danser épées et flingues, comme elle a appris à briser rotules et mâchoires, comme elle a appris à leurrer son prochain d’un sourire, d’un regard, d’une ondulation des hanches, le savoir de Talia s’est également étendu à des choses aussi dérisoires que le maniement du crayon de khôl, des mélanges de parfums, subtiles et capiteux, du choix d’un vêtement pour que le tomber en soit flatteur, ou encore celui de la brosse et des piques à cheveux. Mais, ces gestes, froidement mécaniques, ne peuvent manquer de, parfois, lui arracher soupirs et brèves, fugaces, œillades désabusées. Un éventail si large de talents entre ses mains, des mains si capables, et toujours esclave de choses aussi dérisoires que l’apparence… Et le comble du caprice, c’est qu’elle n’a pas particulièrement besoin de tous ces artifices, de toute cette attention, de cette part infime coquetterie qu’est la sienne, qu’elle renie de tout son être et dissimule, comme c’est pratique, sous la « conscience professionnelle »... La vérité, c’est qu’elle aime autant qu’elle déteste le reflet que lui renvoie le miroir. Son teint gorgé de soleil, ses lèvres pulpeuses et ses yeux en amande sertis de billes vertes lui confère un certain charme exotique, brouille les pistes et rendent son ascendance, ses origines, difficiles à deviner. Utilisés en armes de séduction massive, ils suffisent à éveiller le tourment de quelque esprit faible la nuit tombée. Pour d’autres, moins sensibles au charme d’une œillade de biche qu’à l’appel d’une généreuse poitrine, qu’ils se repaissent les yeux, et les yeux uniquement, de sa plastique. Idéale selon les critères de beauté actuels, elle est aussi apte à échauffer les esprits qu’un baril de vodka réchauffe un russe. Et pour ne rien gâter, madame s’est même vue octroyer le luxe d’une épaisse chevelure d’un beau brun, si riche de reflets que les models des pubs télévisuelles en crèveraient de jalousie… Sur bon nombre de points, Talia est ingrate et inapte à apprécier tous les cadeaux dont l’a dotée la nature. Elle râle du peu d’efforts qu’elle doit fournir pour présenter à la face du monde un faciès charmant et attractif, n’hésite pas à, prise sur le fait, arguer que toutes ces vanités l’exaspèrent au plus haut point, pendant que d’autres crèveraient, s’affameraient, se ruineraient, pour avoir le centième de ce qu’elle a. L’intérêt de tout cela, elle le comprend, certes. La bienveillance que suscite une certaine élégance est une leçon depuis longtemps acquise… Mais la comprendre ne la rend pas plus supportable. Tout au plus, ces gestes de soin de soi s’inscrivent, banals, au creux d’un rituel routinier, succèdent une douche sommaire et précèdent un entretien approfondi de ses armes. Au final, l’irritation légère ou l’orgueil que ces pratiques suscitent tour à tour chez l’espionne s’évanouissent aussi rapidement qu’ils sont apparus, Talia guère disposée à leur accorder plus d’une fraction de son esprit…

Mais, à y réfléchir, peu de choses sont réellement durables chez Talia. Beaucoup doivent leur caractère éphémère à l’ersatz de personnalité conditionnée de la fille du Démon. Les leçons et règles de conduite sévèrement inculquées, durement répétées, et douloureusement acquises en ont fait une sorte de robot, une entité basique dotée de quelques programmes simples qui suffisent à lui dicter faits et gestes, exécutés alors par automatisme. In fine, la seule chose incontestablement durable chez cette femme est la loyauté infinie qu’elle voue à son père, cet homme parfois froid, parfois passionné, parfois étranger, le codeur de ses programmes, l’auteur de sa philosophie, celui qui a cru bon d’écraser chez elle tout esprit critique, recul et remise en question, cet homme, son géniteur, qui l’a soumise à plus d’épreuves en un peu plus d’un quart de siècle que la quasi-totalité du commun des mortels n’en connaîtra en l’espace d’une vie entière, cet homme qui lui a appris à survivre, mais jamais à vivre, cet homme qui lui a appris à tuer sans remords puisque poursuivant une quête qui les dépassait tous, cet homme qui l’a transformée en forteresse imprenable, rendue inaccessible, l’a enfermée dans une tour d’ivoire et est parvenu à l’y faire s’y complaire… Cet homme à l’encontre duquel elle n’ose aller car il est le seul parent qui lui reste…

Parce qu’il lui a appris à feindre, mentir et tromper, à ne jamais révéler le fond de ses pensées, ses intentions véritables, Talia, encore une fois, suit ces instructions à la lettre et maintenant, avec les années, de façon totalement inconsciente. Conditionnée, elle exécute, feint et ment même à son propre père, se ment à elle-même, à un point tel qu’elle ignore ce dont elle a réellement envie. Plongée dans un brouillard intérieur épais, la doctrine de son père et lui-même sont les seules choses tangibles de son univers, sont sa ligne d’horizon, son phare dans la tempête. Alors, par facilité, parce qu’elle refuse de lâcher prise et de s’abandonner à l’inconnu, par lâcheté aussi, peur de l’incertitude et des conséquences qui résulteraient de sa rébellion, Talia s’accroche à eux avec l’énergie du désespoir. Au bord de la noyade, son père revêt les traits d’une bouée de sauvetage… Si elle sait charmer et feindre être charmée, elle n’en reste pas moins une froide poupée. Jamais bousculée, jamais sortie de sa zone de confort philosophique, l’indifférence, la disparition de sentiments vifs tels que la haine ou l’amertume, l’évaporation de ressentis aussi vicieux que la suspicion, sont des réactions qu’elle estime saines et aisées car, elle, jamais rien ne semble l’atteindre. Elle va jusqu’à mépriser et sévèrement réprimer ces créatures, vivantes émotionnellement elles, qui ont le malheur de s’enhardir avec la colère, qui perdent leur sang-froid…  Totalement inconsciente que, tapis là tout en dessous du monticule de masques qu’elle se plaît à arborer, toutes ces émotions, souvent d’une violence rare, toutes enfouies avec soin au plus profond de son être, dans des abysses si insondables qu’elles s’en font aisément oublier, toutes sont pourtant là, et bien là, prêtes à la dévorer vivante au moindre signe de faiblesse…

Il est ironique de constater que ce tempérament, apparemment si docile, se soit retournée contre celui-là même qui l'ait créé. En effet, en la trahissant, Ra's Al Ghûl se retrouva confronté à sa propre redoutable efficacité. Toutes les leçons inculquées à sa fille, son idéologie dévorante, sa cause absolue, lui sont trop bien passées, ont surpassé l'amour qu'elle pouvait avoir pour lui, auquel il n'a jamais vraiment laissé de place, et, puisqu'il donnait des signes de folie, ont fait trancher sa fille en sa défaveur... A l'heure actuelle, elle s'est totalement émancipée de son contrôle et suit son propre chemin, selon ce qui lui semble juste.



❧ Capacités ☙


+ Maîtrise de plusieurs sports de combats
+ Maîtrise de quasiment toutes les armes existantes
+ Athlète accomplie (grande agilité / rapidité)
+ Niveau ingénieur dans divers domaines (arts, sciences, finances / administration)
+ Légèrement boostée par le puits de Lazarre

- Absence totale de compassion, Talia est principalement pragmatique
- Vulnérable aux balles, lames etc.


❧ Histoire ☙


Les Bases


« Encore. » Sa voix est profonde, intemporelle, emplie d’un charisme d’un autre âge. Il est son père, il est son mentor. Elle a cinq ans, il est son héros. Elle l’admire autant qu’elle le craint, aussi, docile, la gamine remet en place les pièces sur l’échiquier. Ils en sont à leur troisième partie d’affilée, ses yeux commencent à la tirailler. Lui par contre, a l’air serein. Ses doigts son croisés sous son menton, et il la regarde faire… Mais sans la voir. Son esprit est ailleurs… Pour le ramener sans trop de violence près d’elle, Talia tousse, mais, oh, à peine. « Père… ? » Le poids de son regard vert, son regard inquisiteur, est presque trop pour sa propre fille… Mais elle ne se démonte pas pour autant. La petite a de la verve, du cran et de l’esprit. Petite déjà, Ra’s perçoit son potentiel, un potentiel au-delà de celui des enfants qu’il a eu jusqu’à présent. Mais ce potentiel n’a rien d’un don… Il n’est qu’une excuse pour le Démon pour exiger plus de ce petit bout de chair rose qu’il n’a jamais attendu d’aucun de ses enfants. Ce potentiel est la raison pour laquelle elle est là, ici et maintenant, face à lui et pas abandonnée à son sort. Il taille lui-même ce potentiel, le façonne avec autant de soin et d’application qu’un sculpteur travaille un bloc de marbre… A la différence que le sculpteur, amoureux, peut finir par croire que son œuvre est vivante alors que Ra’s ne s’accorde pas cette fantaisie. Talia est telle le dernier pion qu’elle vient d’aligner sur l’échiquier, une tour tout au plus. Avec le temps, elle deviendrait peut-être une reine, qui sait ? Mais pour l’heure, ses pupilles vertes juvéniles trouvent écho dans celles de son père dont le mutisme l’invite à poursuivre. « Pourrions-nous… ? » « Non. » Il tranche, implacable. Les épaules de la fillette s’affaissent sous le poids de la sentence. Ra’s est économe. Ra’s ne gâche rien. Ni les mots, ni les gestes. Il ouvre la partie, déplaçant un pion de deux cases. « A tout autre que moi, tu n’as rien à demander. Tu prends. Si tu ne peux pas t’emparer de ce que tu désires, c’est que tu ne le mérites pas. Quant à moi, n’essaie jamais de me prendre quoique ce soit de force… Je suis ton père, je te donnerai ce à quoi tu as droit si tu le mérites en temps et en heure, mais c’est à moi, et à moi seul, de juger du temps et de l’heure. » La déception omniprésente sur le visage de l’enfant irrite ses nerfs, ronge sa patience. C’est à peine s’il la voit jouer. « Tu es déçue ? » demande-t-il pourtant, sachant pertinemment comment la situation tournerait. « Non. » répond la petite, de façon prévisible, avec pourtant une certaine conviction. « Talia, si tu me mens, fais-le bien. Tes émotions te trahissent. Ta bouche dit une chose, ton visage en dit une autre de beaucoup plus convaincante… Alors, que devons-nous faire ? » Deux tours de plus sont joués, le temps de l’échange verbal. « Apprendre le contrôle de soi… » finit par maugréer la petite. « Apprendre le contrôle de soi… » répète Ra’s, en prenant le premier pion de la partie. Intransigeant, il l’agite sous le nez de son adversaire. « Une erreur de débutante. Tu t’es laissée distraire et voilà le résultat… A ton avis, combien de vies d’hommes loyaux coûte la distraction, le manque de sang-froid ? » Les yeux baissés, particulièrement mal à l’aise, Talia ne répond rien. « Regarde-moi quand je te parle. » Froide et dure, sa voix est un supplice pour la gamine, qui s’exécute pourtant. « Assume tes actes. Garde la tête haute, fais face. Tu penses que tes ennemis seront plus conciliants avec toi sous le prétexte que tu te sens bouffie de honte ? Non… Ils en tireront avantage. Tu ne dois PAS commettre d’erreurs, Talia. Les erreurs sont induites par la perte de sang-froid, une trop lente réflexion, des calculs erronés. Tout ceci se travaille n'est pas inné, ça se et c’est précisément ce que nous sommes en train de faire. N’est-ce pas ? » Cette fois, la petite a compris. Suffisamment sermonnée à son goût, elle a fait disparaître la contrition de son visage au profit de l’impassibilité et c’est un glacial « Oui, Père. » qui s’échappe de ses lèvres. Elle espère que Ra’s en a terminé, mais non, Ra’s n’en termine jamais. Aussi enchaîne-t-il. « Que savons-nous à propos des pions ? » Ah, une question sur une leçon qu’elle a déjà apprise. C’est avec assurance que l’enfant lui livre la réponse qu’il attend. « Ils peuvent être sacrifiés. Il faut en estimer la valeur et le prix du sacrifice, les enjeux. Si le prix du pion dépasse le prix de l’enjeu, on garde le pion. Si c’est l’inverse, on sacrifie le pion pour la victoire. » Et, enfin, un fin, un imperceptible sourire, à peine ébauché, arrache la lèvre de son père. L’orgueil de Talia fait des bonds. Il est fier. Enfin. Elle le sait. Elle veut y croire, en tous cas, de toutes ses forces. Il ne se fend pourtant pas d’un seul compliment, d’un seul encouragement. Il se contente de poser le pion à côté de l’échiquier et de poursuivre la partie.
L’apprentissage


« Souviens-toi de tout ce que je t’ai appris, jamais inactive, toujours alerte. Du temps perdu ne se retrouve jamais. » « Oui, Père. » répond sobrement Talia, du haut de ses sept ans. Devant eux, la porte d’une école s’ouvre lentement, dévoilant aux yeux du père et de la fille la cours d’un jardin zen. Si le décor aurait de quoi charmer Talia, ni elle ni son père ne prennent plus d’une ou deux secondes pour l’admirer, et l’un comme l’autre y cherchent des issues potentielles. Déformation « professionnelle ». De concert, ils entrent et sont immédiatement accueillis par l’un des élèves. Un chinois d’environ une vingtaine d’années vêtu d’un amoncellement de tissus aux couleurs vives. Tout ce à quoi la gamine parvient à penser en le voyant, c’est à quel point ses gestes doivent être entravés par cet accoutrement. Elle n’en dit rien cependant et coule une œillade interrogative vers son père en voyant qu’il ne répond pas à la question de leur hôte, à savoir, ce qu’il pouvait faire pour eux. Comprenant le message, avec un rien de retard, l’enfant avance d’un pas, ferme son poing gauche qu’elle colle contre son autre main aux doigts tendus et s’incline respectueusement vers l’avant. « J’aimerai que votre maître m’enseigne vos arts, s’il m’en juge digne. » Ra’s ne dit rien mais écoute, analyse. Elle le sait. L’élève, lui, la jauge et répond humblement qu’il n’est pas celui qui en décidera. Serviable, il les conduit jusqu’à son maître à travers les dédales de l’école. Talia, elle, mémorise le chemin, observe et retient absolument tout ce qu’elle peut, et c’est sans faire montre d’aucune émotion qu’elle s’incline de nouveau face au maître des lieux. L’entretien est bref. Ra’s ne mentionne pas qu’il a déjà commencé à lui inculquer le Ninjutsu, et ce, depuis des années maintenant. En revanche, il n’oublie pas de demander au Maître d’être particulièrement intransigeant avec sa fille, ce à quoi il lui répond qu’il lui enseignerait comme il le jugera bon de le faire et qu’il n’acceptait aucune ingérence de la part des étrangers. Ra’s ne répond rien à ceci, ne semble ni surpris ni charmé. L’entretien touchant à sa fin, il se contente de mettre un genou en terre et de prendre les épaules de sa fille avec fermeté. « Je reviendrai te chercher dans un an ou deux. Tâche d’avoir progressé. » Message subliminal perçu par la fillette : rends-moi fier. Elle ne répond rien, et c’est toujours impassible qu’elle accueille le baiser sur son front dont la gratifie son géniteur. Elle ne le raccompagne pas jusqu’à l’entrée, elle ne se retourne même pas pour le regarder partir. Ses billes au vert translucide restent ancrées sur le visage paisible du Maître. « Bien, maintenant que ton père est parti, nous allons pouvoir discuter… » Elle ne répond toujours rien, puisqu’elle n’a rien d’intelligent à dire. Néanmoins, son cerveau est des plus alertes. « Dis-moi la vérité, pourquoi souhaites-tu apprendre le kung-fu ? » Ra’s l’avait prévenue que cette question lui serait posée. La réponse de Talia à celle-ci était toute faite, pré-enregistrée et disponible sur demande… Mais c’est, comme demandé par le Maître, la vérité qui sort de sa bouche. « Je n’éprouve aucun plaisir à me battre, mais j’aime la paix, le calme qu’apporte la concentration lors de la pratique des arts martiaux. » Une réponse bien complexe pour une enfant de son âge, ce que le Maître ne manque pas de relever. « Tu es encore bien jeune pour aspirer à la paix de l’esprit… A ton âge, les enfants sont turbulents et débordent d’énergie, énergie qu’ils gaspillent, faute de la canaliser. » Elle le sait, ça. Mais ça la laisse indifférente, de penser à ce qu’ont les autres et pas elle. « Mon père déteste le gâchis. » Elle s’arrête là, estimant qu’elle n’a pas besoin d’en dire plus. Et effectivement, le Maître a parfaitement compris sans besoin d’explications supplémentaires. « Soit. Su Yin t’emmènera jusqu’au dortoir. Installe tes affaires, change-toi. Je t’attendrai dans la cours. » De nouveau, la gamine s’incline avec respect, et gratitude cette fois, et quitte le bureau du Maître, rejoignant le dénommé Su Yin qui l’attendait près de la porte, pour démarrer ce qu’elle perçoit être une nouvelle vie.
Le Fignolage

« Le nom de cette pièce ? » « L’obturateur. » Elle démonte et remonte ses armes, armes de poings et fusils de précision, ses chevaux de course, dans le plus grand des calmes. Ses gestes sont aussi précis que ceux des chirurgiens, rapides et sûrs. Les noms des pièces, elle les connaît depuis longtemps, ce n’est que du par cœur. Le rôle ? Un peu de par cœur, un peu de logique. L’apprentissage de leur maniement en revanche est ce qui prend le plus de temps. « Deux façons de transmettre un message par ondes. » « Modulation de fréquence et modulation d’amplitude. » Des questions qui n’ont rien à voir les unes avec les autres. Ç’avait été déstabilisant, au début. Ça ne l’est plus du tout. A quinze ans, Talia est parfaitement multitâche, capable et indépendante. Le temps qu’elle ne passe pas et n’a jamais passé en loisirs, littératures et socialisation débilitants lui ont permis de battre à plate couture l’avancement intellectuel et émotionnel des jeunes de son âge. Elle est tout juste pubère et parle déjà couramment plusieurs langues, est passée maître dans la pratique de plusieurs arts martiaux et sait mieux se servir de certaines armes que des militaires de carrière. Ra’s a fait d’elle une machine, une bête de concours dont les seules occupations dans la vie sont l’entraînement et le repoussement de ses limites, autant physiques qu’intellectuelles. Elle n’en sait jamais assez, n’est jamais suffisamment forte. Mais après tout… Elle n’est qu’une femme. D’où l’intérêt de ces questions plus ou moins poussées sur des sujets aux antipodes les uns des autres alors que ses mains sont dédiées à une tâche minutieuse requérant beaucoup d’attention. Le père n’épargne pas la fille qui encaisse sans gémir. Elle encaisse, et progresse. Encore et toujours, avide de la reconnaissance, de la fierté du géniteur le plus exigeant qui soit, à l’esprit le plus retors, le plus brillant. « Quel acide… » « Fluorhydrique. » La main du père impitoyable s’abat sur l’arrière du crâne de sa fille, qui n’est pas assez sotte pour esquiver, pour défier son père et tenter d’échapper à la leçon qu’il est en train de lui inculquer. « Tu as de la chance, mais ne compte jamais dessus. » De nouveau, Talia encaisse sans rien dire. La colère qui a été la sienne à la réception de la gifle s’en est déjà allée, aussi éphémère et évanescente que le battement d’ailes d’un papillon. Elle progresse, c’est tout ce qui compte. Elle parvient à battre son père aux échecs de plus en plus souvent, tient bon face à lui au corps à corps de plus en plus longtemps, parvient même parfois à le déstabiliser, à le toucher. Elle est meilleure de jour en jour, plus alerte, plus capable. Les simulations traitres que lui destine le Démon ne la prennent plus de court, elle ne tombe plus des nues quand des hommes cagoulés entrent dans sa chambre en plein milieu de la nuit. Se savoir capable de survivre par ses propres moyens en plein désert pendant une semaine a de quoi endurcir. Et Ra’s n’est pas économe en matière de préparations de ce genre. Appliquée, Talia se soumet à toutes les épreuves auxquelles il juge bon de la soumettre, sans discuter, sans râler, sans se plaindre. Elle s’interroge plutôt, avec une certaine indifférence que rehausse à peine un semblant de curiosité, quelle sera la nature de sa prochaine épreuve… Toutefois, quoique ce soit, elle doute que ça puisse être pire que le mois de torture auquel elle avait eu droit à la dernière saison. Enfin, connaissant son père, il y avait tout de même de grandes chances que ça le soit.

Elle monte et elle démonte, encore et encore, toujours plus rapide, toujours plus précise. Des gestes qu’elle a déjà répétés cent fois, deux cents, mille… Et qu’elle répéterait encore le nombre de fois qu’il siérait à Ra’s Al Ghul. Mais plus tard, peut-être, car alors qu’elle allait entamer un énième démontage, il l’interrompt en posant doucement sa main sur la sienne. « Ça suffit pour aujourd’hui. Va te changer et retrouve moi dans la voiture. Mets quelque chose de convenable. » La demande est inhabituelle, titille la curiosité de l’adolescente, mais elle n’en montre rien. Sans dire un mot, elle se contente de passer la bride de son fusil et de quitter l’armurerie pour regagner sa chambre. Sur son lit, elle trouve un pantalon noir, droit, et un blazer blanc. Probablement la tenue convenable dont parlait Ra’s Al Ghul. Loin de se laisser distraire par si peu, l’adolescente poursuit sur sa lancée. La douche qu’elle prend est spartiate, rapide, à l’eau froide, son arme à portée de main. Talia est sommaire, brute et brutale, raide. Elle coiffe ses cheveux en une longue tresse, qu’elle enroule en un chignon approximatif. Ce sera suffisant, estime-t-elle. Après tout, on n’attend pas d’elle qu’elle soit une gravure de mode. Nonchalante, elle enfile les vêtements laissés à son attention et c’est moins d’une dizaine de minutes après être montée dans sa chambre qu’elle en descend, traverse la résidence de son père et le rejoint à l’arrière d’une grosse berline noire. « Nous allons chez un « ami ». Tu écouteras attentivement tout ce qui sera dit et tu te tairas. » Elle hoche la tête en signe d’assentiment, docile. Il est temps pour elle d’être initiée au cruel monde des affaires…
Tu seras une femme, mon fils.

Quelque chose la gêne, sans qu’elle ne puisse mettre un mot dessus… Elle est en demi-sommeil, rassembler ses esprits lui prend quelques longues secondes, jusqu’à se rendre compte de la familiarité de ses sensations. Picotements dans la nuque et inconfort, gêne, sont les signes alarmant d’observation extérieure. Ses yeux sont à peine ouverts que trois petites dagues, cachées sous son oreiller, fusent. Le temps qu’elles atteignent les murs dans un bruit mat, Talia est déjà debout sur son lit, cheveux hirsutes et garde levée, prête à en découdre. « Qui êtes-vous ? Que faîtes-vous ici ? » La personne face à elle, à qui sont adressées ces questions, est une femme aux yeux bridés, fine comme un roseau, à la longue chevelure de geais. Le sourire qu’elle arbore est chaud, amusé, léger. « Et ben dis-donc, t’es une rapide toi, c’est le moins qu’on puisse dire ! » Hilare, manifestement dénuée de toute intention belliqueuse, elle passe le doigt dans son tee-shirt, à travers lui-même, puisque celui-ci a été… accidentellement troué. « C’était mon marcel préféré… » Feint-elle, un peu larmoyante dans le ton. Talia, elle, ne desserre ni les poings, ni les dents, ce que relève la curieuse femme d’âge mûr. Haussant un sourcil, elle ancre une main sur sa hanche et renvoie sa cascade d’onyx liquide dans son dos. « Tu peux te détendre tu sais, je ne te veux pas de mal. Que du bien. » Face au mutisme de la jeune femme de dix-neuf ans et à son absence de réaction, l’étrangère poursuit. « Je m’appelle Lin. Je suis là pour t’apprendre l’art du Ba Gha Zhang… Entre autres. » Talia ne le comprendra que plus tard, mais le « Entre autres » est d’une importance capitale. Pour l’heure, elle se relâche, à peine, et consent à baisser sa garde, tout en descendant de son lit. « Le Ba Gha Zhang ? J’en déjà ai entendu parler, c’est pour la défense et l’esquive, non ? » La femme hoche la tête. « Bien que ça soit affreusement réducteur, oui. Tu vois Talia, tu as beaucoup de choses pour toi. Tu as la vitesse, l’agilité, la force… Mais tu manques singulièrement de flexibilité… Tu es raide. Tu n’as rien d’une femme, or, tu ne serviras à rien à ton père si dans ton entourage, les hommes te voient comme un homme plutôt que comme une femme… » La pique fait mouche, curieusement, mais la jeune femme n’en laisse rien paraître. Elle préfère draper l’offense d’une discrète dignité. « Je ne vois pas ce que ça change… » Lin lève les yeux au ciel et esquive un mouvement de recul, outrée. « Mais enfin, tout ça change ! Sans compter que tu passeras à côté de la moitié de ta vie… La meilleure en plus, si tu veux mon avis… » Talia reste sceptique, et ça, Lin le voit bien. Soit, elle change son fusil d’épaule. « Écoute, ce qu’on va faire, c’est que tu vas enfiler tes vêtements d’entraînement, avaler rapidement quelque chose et me retrouver en bas. Ensuite, on commencera si tu veux bien me laisser une chance. A plus tard, j’espère. » Ceci dit et après un discret signe de main, l’étrangère quitte la chambre de la fille du Démon, cette dernière partagée entre la perplexité, le scepticisme et la curiosité. Toujours est-il qu’un petit quart d’heure plus tard…
… Elle enfile le casque que lui tend la femme et toutes deux quittent la propriété de Ra’s Al Ghul sur les chapeaux de roues.

Pendant environ deux ans, Lin s’est occupée de l’enseignement de Talia. Cette femme a été d’une influence significative sur la jeune femme. Eprise de liberté, elle lui a donné le goût de l’indépendance. Elle a corrigé son attitude grossière et brutale, son pas rude et masculin pour lui inculquer la grâce, lui apprendre comment marcher avec élégance, comment se mouvoir tout en ondulation. Elle lui a appris, en plus du Ba Gha Zhang, les biens faits du Taï Chi. Elle lui a appris à penser avec le vice de la femme et l’efficacité de l’homme. Du bloc de marbre grossier de R’as Al Ghul, Lin a élimé les contours pour en faire une œuvre aboutie, mais plus encore. Fenêtre sur l’occident, Lin a rendu Talia à son époque, fait sa culture populaire de sorte à ce qu’elle ne paraisse pas décalée en société et puisse s’intégrer à des milieux plus diversifiés que la si maigre communauté d’intellos capables d’appréhender son jargon, scientifique, littéraire ou philosophique. En quelque sorte, Lin a fait rattraper à Talia l’adolescence qu’elle n’a jamais eue. Paradoxalement, celle qui est maintenant espionne ne s’est jamais sentie plus en paix avec elle-même qu’en compagnie de cette femme, à l’art d’enseigner tellement plus doux que Ra’s Al Ghul. En fait, l’influence de Lin a été telle que Talia a envisagé de prendre la fuite pour imiter le style de vie bohème de son enseignante. Quand cette dernière l’a appris, elle en a été bouleversée. Elle est partie, sans dire au revoir, et Talia ne l’a jamais revue. Forte de son expérience, la jeune femme en a oublié sa place et son devoir. Elle a tenu tête à son père à un moment et une pour chose qu’elle n’aurait pas dû. Le retour à la réalité, la réponse de Ra’s Al Ghul, a été brutal, sévère, un mal nécessaire. Les idées rafraîchies et sa tentative de rébellion écrasée dans l’œuf, Talia a pu reprendre sa place et bénéficier du meilleur de l’enseignement de Lin, le mettre en application, sans se laisser gangréner par des courants idéologiques inappropriés, en un mot comme en cent, devenir la femme qu’elle est aujourd’hui.


❧ Introduction ☙


Un peu plus loin sur une scène, un maigre orchestre joue discrètement de la musique traditionnelle chinoise, baignant le club des plus selects dans lequel ils se trouvent d’une ambiance douce et capiteuse. Tapis de velours rouge, décorations hors de prix, plantes exotiques, mets délicats… Aucun détail n’a été négligé, aucune dépense épargnée pour satisfaire chacun des sens de l’exigeante clientèle. Elle, elle est assiste au bar, jambes croisées, et sirote un diamant liquide. Sa robe est de satin vert, brodée d’un unique et discret dragon d’or. Ajustée, mais élégante, toujours. Un pic de jade retient son épaisse toison brune en un chignon distingué. Elle a les yeux légèrement étiré en amande, point commun qu’elle partage avec la majorité des personnes présentes. Cependant, contrairement à eux, sa peau est mate, gorgée d’un soleil aride, désertique. Qu’elle le veuille ou non, où qu’elle se trouve, Talia est exotique. Cet exotisme, c’est ce que recherchent la plupart des hommes qui l’approchent, ce qui les pousse à tenter de la charmer, le désir d’ajouter une pierre rare à leur couronne. Elle joue le jeu, parfois, et parfois non. Elle feint de se laisser séduire, ou tout au contraire montre qu’il n’en est rien. Mais, toujours, elle joue un rôle, sourde à ses aspirations propres, n’écoutant que les impératifs de la mission qui est la sienne. Si sa façon de se mouvoir, de parler, de remettre négligemment derrière son oreille une mèche de cheveux échappée de son chignon la font passer pour humaine, pour femme de salon, avec les forces et les faiblesses bien connues de celles-ci, il n’en est rien. Talia n’est que détermination, calcul, stratégie, manipulation. Les riches et puissants savent que les oiseaux de paradis comme elles sont traitres et peuvent être leur ruine… Au même titre qu’elles peuvent devenir leur poupée, car trop idiote pour additionner 2+2. C’est un quitte ou double que beaucoup décident de tenter. Certains par orgueil, d’autres par lubricité, d’autres encore par amour du risque. Chacun sa raison, avec un même résultat. Là où Talia tire son épingle du jeu cependant, c’est qu’avec elle à leurs côtés, les riches et puissants risquent beaucoup moins la faillite que la mort…

Quand elle se lève, prétextant une pause beauté et abandonnant là pas moins de trois prétendants, des effluves de jasmins la suivent… Ce parfum, à la fois fleuri et sucré, est sans conteste ce qui lui vaut de voir son poignet attrapé, sans brutalité mais avec fermeté. « Bonjour. Mademoiselle ? Madame ? » L’homme qui la retient est flanqué de deux gorilles à l’air patibulaire, gorilles qui écrasent Talia de leur regard suspicieux. Aucun commentaire n’est fait cependant, bien dressés, ils restent silencieux. Avant même que l’interpellée ne réponde, la poigne du riche homme d’affaire se desserre pour devenir plus douce, la cajolant d’avantage que la brutalisant, sans céder pour autant. « Mademoiselle. Vous êtes ? » Le ton est chaud, suave, teinté d’une curiosité apparemment tout ce qu’il y a de plus authentique. Pourtant, avant même qu’il ne réponde « Zhao Sun, je possède plus de la moitié de la Chine. » Talia passe en revue l’intégralité des informations qu’elle a retenues le concernant. La Chine, il en possède un peu moins de 60%. Il n’est pas réputé cruel mais déterminé. Il préfère racheter que de détruire mais est indifférent face à la destruction, qu’il considère comme un mal nécessaire. Nécessaire à quoi ? A l’extension de ses richesses, de son pouvoir. Particularité de l’homme ? Il est aveugle et avant de voir avec ses mains, il voit avec son nez. Sa préférence va aux effluves de jasmin parce qu’elles lui rappellent une escapade au Maroc avec sa défunte femme…

La liste des connaissances de Talia à propos de ce magna de l’industrie est encore longue, mais quand il lui offre son bras, elle s’en empare avec un fin sourire aux lèvres, jouant brillamment de l’alto doux de sa voix pour feinter à la perfection l’intérêt ingénu à pour des affaires inconnues…

[…]

« Je n’arrive pas à comprendre comment ça a pu arriver… » La torture sur son visage blême est évidente… Mais laisse Talia parfaitement froide. Négligemment alanguie sur un lit, il a posé la tête sur ses genoux et fixe le vide de ses yeux d’un blanc laiteux qui le sont tout autant. « … Comment les choses ont-elles pu dégénérer à ce point… ? » Elle ne répond rien, elle écoute, passant doucement sa main dans l’épaisse chevelure noire du trentenaire asiatique. Elle le sait, elle, comment les choses ont pu dégénérer à ce point puisqu’elle est le jardinier qui en a fait pousser les graines, graines minutieusement ensemencées avant même leur rencontre par son père. L’enfer industriel chinois est en déclin, au bord de l’extinction, et tout cela grâce à la Ligue. Une opération de plusieurs années, une infiltration de plusieurs mois pour Talia. Les assauts répétés de l’extérieur couplés aux avaries créées de l’intérieur ont fini par avoir raison de l’Empire de Zhao Sun qui, sans le savoir, vit ses derniers instants. Six mois déjà qu’il emmène sa poupée exotique partout avec lui, qu’il l’entretien et la gâte. Six mois qu’à son insu elle envoie des piques dans les fondations de son entreprise, la poussant à la ruine. Toute la beauté de ce succès repose sur le fait qu'elle n’a même pas éveillé sa méfiance. Jamais là aux moments critiques, il est impossible qu’elle ait été au courant des détails auxquels il doit sa chute vertigineuse, non, pas elle, toujours si prompte à lui parler voyages dès qu’il aborde la question de son entreprise. Et pourtant… « C’est la question que mon père s’est posé, il y a bien longtemps maintenant. » Au-dessus des globes voilés, les sourcils sombres se froncent de perplexité. « Comment ça… ? » Il a peur de comprendre. A raison. Délicate, ses mains continuent de jouer en douceur avec les cheveux du magna chinois. Son visage, cependant, reste impassible. « Comment plus aucune rivière de Chine ne peut être épargnée par les rejets des industriels, comment la pollution en est arrivée à un point tel que les habitants sont contraints de porter des masques… » Le déclic qui se fait à cet instant dans l’esprit de Zhao est presque audible. En homme pragmatique, il ne s’embarrasse même pas de questions inutiles et s’apprête à crier pour alerter ses gorilles, restés de l’autre côté de la porte de sa chambre. Talia est plus rapide, et surtout, du fait de leur position, beaucoup plus avantagée. Avant même qu’il n’ait pu produire le moindre son, elle lui brise la nuque, sèche, implacable. Ainsi mourut Zhao Sun, fils de… Peu importe. L’espionne ne s’attarde pas. Sitôt son forfait accompli, elle se lève, dissimule son crime en allongeant délicatement le cadavre dans son lit, qu’elle recouvre de ses couvertures, éteint toutes les lumières et sort en prenant d’infinies précautions pour ne pas faire de bruit. « Il vient de prendre des somnifères pour dormir un peu. Ne le réveillez pas. » Aucun des deux ne moufte, et c’est sans rencontrer aucune résistance d’aucune sorte que Talia quitte la propriété, sans laisser de trace aucune, et disparaît.


❧ De l'autre côté du miroir ☙


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MessageSujet: Re: Talia Al Ghûl, fille du démon   Jeu 22 Juin - 17:54
Rebienvenue à toi ♥





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MessageSujet: Re: Talia Al Ghûl, fille du démon   Jeu 22 Juin - 20:16
Ravi de te retrouver sous ce compte !
A très vite sans doute.
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Oliver Queen
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MessageSujet: Re: Talia Al Ghûl, fille du démon   Ven 23 Juin - 18:36
Salut Talia ! Content de voir la fille du démon fouler les terres de DCHL ^^ Je n'épiloguerai pas sur la qualité de ta fiche qui est globalement plus que bonne.

Le soucis du détails est toujours bien présent et on sent le travail de recherche en amont.
Globalement, un très bel effort d'écriture avec beaucoup de petites choses ça et là qui permettent de donner un ensemble vaste et cohérent ! Pas de grosses fautes, ni d'incohérence majeures, il n'y a vraiment rien à redire !

Je te valide sur l'heure !

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Talia Al Ghûl, fille du démon

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