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 Powerpuff cop

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AuteurMessage
Elise "Bulle" Knee
Femme de loi
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Femme de loi

MessageSujet: Powerpuff cop   Mer 28 Juin - 1:00

• Bulle (Elise Knee)•

"You're not evil, you're just really dirty.  " (Bubbles, Powerpuff Girls)


❧ Document d'identité ☙

   ✕ Nom : Knee
   ✕ Prénom(s) : Elise
   ✕ Alias : Bulle

   ✕ Âge :  19 ans
   ✕ Date de naissance : le 12 juillet
   ✕ Lieu de naissance : Le Lapin Bleu, un bordel de Star City dans les Glades.
   ✕ Lieu de résidence : Gotham : squatte chez Elijah, ou au commissariat de quand ça pète trop entre eux.
   ✕ Nationalité : américaine

   ✕ Taille : 1M76
   ✕ Poids: 67 kg

   ✕ Situation : célibataire
   ✕ Orientation sexuelle : bisexuelle

   ✕ Métier : flic
   ✕ Alignement : c'est un peu l'anti-"flic corrompu". Certains se servent des règles à leur avantage, elle, elle ignore les règles quand ça l'empêche de faire ce qu'elle trouve juste.
   ✕ Groupe souhaité : la flicaille
   ✕ Avatar : OC (avatar) ; Saber de la série fate (et dérivés ; héroïne X…)
     

❧ Description ☙



Mme Rolion, 75 ans, fixe d'un regard mauvais la fille assise en face. Elle le craignait, elle le savait : attendre dans le commissariat, c'est prendre le risque de croiser la pire racaille de cette ville. Et Dieu sait qu'il y en a ! L'une d'elle a volé son sac, d'ailleurs, et elle doit patienter avec ce second déchet de la société. Au moins, elle s'est faite attraper, celle-là : des menottes la lient à l'adulte à côté…

Elle chique.
Un geste vulgaire, pour une personne vulgaire ! Il suffit de voir ses habits pour deviner la marginalité de ce voyou : un pantalon ample, aux couleurs militaires. Les filles de son âge devraient porter des pantalons bien plus rigides, ou des jupes ; et sûrement pas ce genre de motifs ! Retenu par une ceinture noire, il est aussi bordé de pochettes… remplies. Et au vu de la forme, l'une d'elle pourrait bien contenir une grenade… Mme Rolion frissonne. Et ce n'est pas tout !
Son dessus. Un espèce de T-shirt noir, sans manche. Ample, trop ample, et qui cache bien trop peu ! Ho, elle n'a pas grand-chose à montrer, au niveau des formes, mais cela ne change rien ! L'ancêtre a déjà entendu les discours sur ce genre de tenue dépravée : "se sentir libre". Son œil ; cette canaille veut pouvoir se battre sans gêne, voilà tout, et se fiche de l'élégance. Se battre, une jeune fille !
Que dire de plus ? Evoquer sa barrette tête-de-mort dans ses cheveux ? Ses gants noirs, qui s'arrêtent à ses deuxièmes phalanges ? Ses bottes solides et aussi sombres que le reste ? Ses bandages ? Mme Rolion a l'impression de se trouver devant un militaire, et pas un des plus soignés. Et elle ne voit pas les deux revolvers, coincés entre son pantalon et le bas de son dos…
Peut-être aurait-elle été moins sévère si elle l'avait vu dans son habit de civile. Quand elle doit être discrète, en d'autres mots, chose désagréable mais parfois nécessaire. Là, elle porte une veste bleue et jaune, une casquette noire et un short noir – qui eut été trop court au goût de Mme Rolion... ce qui lui donne l'air plus jeune, d'ailleurs, et moins agressive. A vrai dire, elle n'a pas beaucoup d'autres habits, ayant tout juste de quoi vivre sans avoir faim (en-dehors des fins de mois).

Elle chique.
Et, agacée, Mme Rolion claque de la langue dans sa direction.
Surprise, elle lève la tête, et fixe la petite vieille. Qui se racrapote dans son siège, essayant vainement de cacher sa peur. Dieu ! Jamais elle n'a vu femme aussi effrayante !
Des cheveux blonds splendides, courant jusqu'au bas de son dos. Mais à part cela… des sourcils froncés, une moue ferme, d'une indifférence qui semble agressive. Des traits tirés, sans sympathie, comme si elle était prête à vous frapper à la première occasion ! Et son regard… Brrr ! Elle fixe directement le vôtre, sans ciller, sans hésitation. Et son geste de tête lui-même ! Carré, brutal, sans grâce. Rapide aussi, et immédiat, d'un réflexe surprenant.
Pourtant… Mme Rolion se surprend à lire une certaine pureté dans ces yeux bleus. Une franchise forte, une détermination sans faille. Un regard que rien ne semble pouvoir détourner ou ternir. Un regard qui affirme une force certaine…

Elle chique.
Mais Mme Rolion n'ose plus rien dire. Et après l'avoir fixée d'un air interrogatif, la racaille a reporté son attention sur le plafond, faute de réponse de la vieille effrayée.
Elle dérange tous ceux présent dans la salle, avec ses bruits de mastication, et ne semble pas s'en formaliser. Sans parler de ses pieds posés sur la table, de ses soupirs aussi profonds qu'agaçants, et de ses mains dans les poches. En un mot : elle est sans-gêne. Bulle ne craint pas d'incommoder autrui ; en fait, elle n'y pense même pas. Elle ne s'en rend pas compte. Si la vieille osait lui demander d'arrêter, elle le ferait, mais ce n'est pas le genre de choses auxquelles elle pense spontanément. En fait, elle a l'habitude des gens qui s'en fichent, ou qui lui font la remarque directement. Les criminels ou les autres flics. C'est son monde, elle se frotte rarement aux civils… Elle ne se sent pas à l'aise avec. C'est un autre monde, qu'elle connaît trop mal. Elle est née, a vécu et vit encore en marge de la société, ignorant ses règles, son étiquette, comment sociabiliser, comment fonctionne telle chose… et puis, il y a trop d'hypocrisie. Elle déteste cela. Elle est du genre à dire ce qu'elle pense, avec brutalité, mais sans méchanceté. Enfin, quand elle parle... et elle n'est pas bien bavarde. Des phrases courtes, rudes, pleines de vulgarité et sans beauté ; une vraie flic...
Elle sait qu'elle a un aspect effrayant, ou que les gens peuvent lui en vouloir, mais elle fait avec. Elle ne veut pas être aimée si cela la force à se renier. A agir injustement, ou jouer un rôle, être hypocrite. C'est pour cela qu'elle ne peut se résoudre à arrêter de reprocher à Elijah de se laisser aller, malgré leur relation en péril…

Elle chique.
Fort. Elle s'ennuie. Elle est passive et déteste ça. Ses dents claquent, ses mâchoires grincent, sa langue claque parfois. Elle s'agite, soupir, croise et décroise ses jambes, remue, fait aller son regard, tripote ses mains. Ses gestes sont tous brutaux, elle a parfois du mal à contrôler sa force… mais pas autant que son impatience. C'est une femme d'action, qui veut bouger, courir, tirer ! Inspecteur Gadget lui a déjà expliqué que des choses simples physiquement étaient souvent aussi importantes que d'aller en plein danger, mais en vain : elle a l'impression de perdre son temps, alors qu'elle pourrait aider des gens. Tout ce qui est paperasse et autre, les flics le font pour elle en général. Même dans sa façon de chiquer se trahit sa force, carrée, brute et efficace.
Pour tromper son ennui, elle se penche pour saisir un magazine. Elle fait glisser la pile qui se retrouve à terre. Un juron qui fait grimacer Mme Rolion, et elle ramasse tout. Car aussi précise soit-elle avec un revolver ou au corps-à-corps, elle est d'une maladresse surprenante au quotidien. Au moins, elle essaie de réparer ses bêtises, même s'il arrive souvent qu'elle fasse pire que bien. Une fois que c'est fait, elle prend l'un d'eux, et l'ouvre. Ses yeux vont vite, les pages tournent, se déchirant parfois un peu sous la force de la lectrice. Lectrice… ? Justement, non. Si elle se lasse d'une page à cette vitesse, c'est bien parce que le texte lui est obscur. Inspecteur Gadget lui apprend à lire, mais il y a encore des progrès à faire… d'autant plus que Bulle n'est pas des plus vives d'esprit. Assez d'euphémismes : elle est bête, et le sait. Et le vit plutôt bien : la sagesse est tout autre, et elle en a une certaine portion. D'ailleurs, à cause aussi de sa vie marginale, elle ignore énormément de choses de la vie courante ; sa culture générale frôle le néant. Une raison pour laquelle elle préfère s'enfermer dans son monde flic, assez restreint pour qu'elle ne le connaisse pas trop mal. Malgré tout, Inspecteur Gadget l'a poussée à se faire une connaissance générale grâce à la télé. Depuis, elle ne regarde presque que des dessins animés pour gosse… desquels elle tire le surnom d'Elijah, entre autres.

Elle chique.
Ce que Mme Rolion ignore, c'est qu'elle le fait pour ne pas fumer. Quand Inspecteur Gadget lui a dit que la cigarette était mauvaise, pour elle et surtout pour les autres, elle a arrêté, et les chiques l'y ont aidé, sous le conseil d'Elijah. Preuve de sa volonté de fer, mais surtout de son désir de ne pas nuire aux autres. Elle a craqué une ou deux fois avant d'y arriver "définitivement", mais depuis un an, elle n'y touche plus, et compte bien s'y tenir. Et quand elle voit quelqu'un fumer en présence d'autrui, elle ira souvent lui demander directement d'arrêter – et les gens s'exécutent en général, effrayés malgré elle. Sans être la plus sociable, elle n'a pas peur d'aller parler aux inconnus. En fait, elle a difficilement peur… mais pas jamais. Peur pour Elijah, par exemple. De ce qu'il devient…

Elle chique.
Et elle tend le paquet au prisonnier, à côté d'elle, qui en prend un avec sa main libre. Parce que contrairement à ce que Mme Rolion pense, c'est bien elle la flic. Et vachement fière de l'être, en plus ; c'est le sens de sa vie, sa raison d'être. Demandez-lui qui elle est, et sa réponse contiendra forcément son job. "Bulle, flic", en général. Pour elle, c'est un moyen d'utiliser sa force intelligemment, pour le bien d'autrui ; son rôle, sa fierté. Sans ce "job" qui est bien plus, que lui resterait-il ? Rien. Et c'est entre autres pour cela qu'elle adore Elijah, parce que c'est lui qui l'a incitée à rejoindre leur rang.
Son job, pour elle, c'est d'empêcher le crime, protéger les gens. Pas de rétablir l'ordre, ou de punir les criminels, nan ! C'est bien pour ça qu'elle tend le paquet à l'homme menotté : elle le considère comme un humain avant tout. Elle parle souvent avec les pires criminels comme à un pote flic, à travers les barreaux parfois. Ho, elle n'est pas indifférente à leurs crimes, au contraire ! Mais elle sait qu'elle aurait pu tout aussi mal tourner, et elle préfère les inciter à retourner sur le droit chemin – même si les conversations ne tournent que parfois autour de ça. A ses yeux, le crime, c'est pas un truc dans quelqu'un. C'est une conséquence d'une mauvaise situation, de mauvaises causes. Haït le péché, pas le pécheur, ce genre de trucs – elle est assez croyante, d'ailleurs. Bref, son job, c'est d'empêcher les gens de faire des conneries. C'est pour ça qu'elle surnomme les criminels ses "clients". Les civils, eux, ce sont les patrons. Les clients, faut les protéger d'eux-mêmes et leur donner la sanction méritée, pour essuyer leurs crimes et leur permettre un nouveau départ sur la bonne voie, et pour protéger aussi les boss. C'est pour ça qu'elle a promis de ne jamais tuer personne, et qu'elle évite à tout prix de faire des blessures irréversibles aux clients : elle utilise généralement des balles en caoutchouc, par exemple. Par contre, ils peuvent bien crever de mal sur le coup ou pour quelques jours, elle s'en fout pas mal. Elle-même étant loin d'être douillette, elle ne considère pas la douleur comme quelque chose de très grave, tant que ça ne dure qu'un moment. Elle a un bon fond et connaît la compassion, mais ce n'est pas une enfant de chœur non plus ! Et elle manque d'ailleurs parfois cruellement d'empathie, doublant sa maladresse physique d'une maladresse relationnelle. Sans parler de son inexpressivité, dans son ton ou sa voix, qui laisse souvent supposer que rien ne la touche. Mais c'est faux ; elle ressent, comme tout le monde. Avec plus de sang-froid, peut-être…

Elle chique.
Elle le fait à chaque fois qu'Elijah fume, ostensiblement. Une façon de lui rappeler que c'est lui-même qui lui a dit d'arrêter de fumer, et qu'il devrait faire de même. Arrêter de se laisser sombrer. Elijah…
Son meilleur ami. Et celui qui l'énerve le plus. Son partenaire, à l'origine. Celui qui lui a donné ce surnom, "Bulle", rapport au chewing-gum. Et surtout, tout une part de son histoire…



❧ Capacités ☙


Si Bulle est une humaine normale, elle se place bien au-dessus de la moyenne en matière de combat et d'action.

D'abord, elle est très douée au corps-à-corps. En théorie, elle a été entraînée par un ancien maître réputé d'arts martiaux, pendant sept ans. En pratique, un vieil ivrogne ayant perdu sa gloire depuis longtemps lui a enseigné ce qu'il pouvait entre deux cuites. Le résultat, mêlé à un talent naturel et beaucoup d'expériences en rue, donne une combattante qui serait capable de se faire un nom dans le milieu du combat clandestin, ou de mettre hors d'état de nuire une petite poignée de malfaiteurs, non sans risques et dégâts. Son style est un hybride étrange entre connaissances martiales et instinct pur, qui délaisse la grâce au profit d'une efficacité brute.

Mais son corps n'est pas sa seule arme. Elle a principalement un duo de Glock 17, pistolet courant dans les forces de l'ordre... et elle sait s'en servir. Sa précision est assez bonne, et son instinct aide pas mal, sans parler de son entraînement très régulier et assidu (elle n'a pas grand-chose d'autre à faire, et sa motivation à devenir plus efficace aide beaucoup). Elle est loin des professionnels en visée, mais elle se démerde mieux que la grosse majorité des flics... même s'il lui arrive trop souvent d'oublier de recharger.
En général, ils sont chargés avec des balles en caoutchouc. Des munitions destinées aux émeutes, au contrôle des animaux, etc. : elles se veulent non-létales, provoquant la douleur sans blessures graves, en théorie. Pour elle qui refuse de provoquer des blessures à long terme quand cela peut être évité, ce sont des munitions idéales. Cela dit, elle a toujours des chargeurs remplis de balles classiques avec elle, et quand l'opération est plus délicate, il lui arrive de charger un des deux flingues avec, dès le début.

S'il s'agit de son arme favorite, elle a parfois recours à la palette d'armement confiée aux flics lors de missions spéciales. M4 Carbine, FN P90, grenades fumigènes ou non… Elle est plus à l'aise avec ses deux revolvers, mais elle est excitée comme une gosse quand elle peut utiliser une autre arme !



❧ Histoire ☙


Si, aujourd'hui, Bulle sauve des civils grâce à son courage et sa force, ironiquement, ce furent la lâcheté et la faiblesse qui épargnèrent sa propre vie…

Née d'un père inconnu et d'une mère prostituée nommée Norma, dans un bordel de Star City, Elise aurait dû être éliminée avant même de voir le jour. Plantes médicinales, aiguille… Personne n'avait besoin d'une bouche en plus à nourrir, dans le Lapin Bleu. Mais sa mère était un être fragile, peureux. Elle fuit la vérité quelques mois, se voila la face ; puis, quand elle ne put s'illusionner plus longtemps, elle ne trouva jamais la force de le dire, par peur d'un avortement douloureux ou d'être jetée dehors. Et quand la vérité éclata, il était trop tard…

Son traitement ne fut pas aussi rude qu'elle le craignait. Ses "collègues" la protégèrent des maquereaux, sans doute autant pour défendre leur statut en général que pour aider Norma. Mais elles furent séduites malgré elles par le petit bout, et se retrouvèrent à s'en occuper aussi. Jouer avec, lui offrir des vêtements, un peu de nourriture… Ho, c'était loin de ces bordels de romans, remplis de jeunes femmes plus douces et généreuses que les dames de la haute ! Elles avaient trop subi que pour ne pas céder au pragmatisme, à l'égoïsme comme moyen de survie. Mais la misère ne pouvait jamais vraiment tuer un cœur, et le leur fondait devant la perle d'innocence… Et c'est dans cette crasseuse, avilie et étrange famille que grandit Elise, pendant 8 ans.

Elle n'était pas vraiment malheureuse. Sa mère se prit d'amour pour le fruit de ses entrailles, aussi accidentelle fut-il, et l'éleva du mieux qu'elle le put. Peut-être était-ce à nouveau sa faiblesse, qui l'empêchait de se résoudre à accepter son monde corrompu ; peut-être était-elle au contraire dotée d'une toute autre force, l'espoir : quelle que fut la raison, elle avait gardé une âme pure. Pieuse, gardant foi en la morale et le bien, elle inculqua à sa fille les valeurs qu'enseignaient la Sainte Bible. Altruisme, refus du pragmatisme, miséricorde… Elise, d'une nature généreuse dès sa naissance, devint un modèle de droiture et d'intégrité. Anomalie étrange dans les ruelles sanglantes des Glades, mais sa naissance n'en était-elle pas déjà une ?
Elle se fit parfois exploiter à cause de sa naïveté et de son esprit peu vif, mais cette étrange flammèche lumineuse attirait, fascinait ces "insectes", sombres et méprisés. D'autant plus qu'elle ne se montrait jamais méprisante, ne les jugeais jamais : elle acceptait ces êtres brisés et les réchauffait, sans vraiment y faire attention. Etrange paradoxe, ces créatures qui savouraient sa présence et qui, pourtant, se brûlaient à la vision de cette pureté qu'ils avaient perdu…

Mais les choses commençaient à changer. Alors q'Elise avait dix ans, Norma rencontra un certain Mr. Tupper. Un homme riche et beau, célibataire… et épris de la mère de Elise, bien malgré lui. Il était tombé dessus par hasard au marché, alors qu'elle achetait le repas du soir, et tomba amoureux. Il l'invita à passer du temps autour d'un verre en sa compagnie, ce qu'elle n'avait osé refuser, intimidée par la prestance de l'individu – et loin de le trouver désagréable. Et l'étau de la passion se referma sur lui…
Jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus cacher sa "profession". Le dégoût d'abord le saisit, violemment. La colère, la rage, le mépris. La haine.
Mais il ne put tenir bien longtemps. La morale plia sous la passion, il ne pouvait l'oublier, et il ne fallut que quelques semaines avant qu'il ne l'approche à nouveau. Alors, il lui proposa une nouvelle vie, à ses côtés. Luxe, protection, amour, et l'absolution de ses péchés par un ami prêtre. Bref, commencer une nouvelle vie, coupée de l'ancienne.

Quitter son métier, elle n'aurait rien demandé de mieux. Quitter les ruelles, malgré une pointe de nostalgie absurde, elle en aurait été heureuse. Quitter ses amis… l'idée était déjà plus douloureuse, d'autant plus que ce n'était pas loin de la trahison. Les laisser dans la misère, et partir seule. Mais qui aurait pu le lui reprocher ? Et des amis, elle s'en referait… sans parler de son futur mari. Sans en être réellement amoureuse, il ne lui déplaisait pas, et elle avait tristement l'habitude de satisfaire des hommes pour mieux vivre.
Oui, elle aurait volontiers accepté… mais il y avait Elise.

Dès le premier regard, et peut-être même avant, Mr. Tupper détesta l'enfant. A ses yeux, elle incarnait le travail infâmant de son amante, c'était le fruit même de ses péchés. Et, bien moins noble, elle lui rappelait douloureusement que nombres d'hommes différents, et généralement pouilleux et misérables, avaient "connu" sa chère et tendre. Ou peut-être était-ce plus personnel : cette gamine qui osait affronter son regard sans ciller, qui accaparait l'attention de sa future épouse, et qui avait osé lui asséner qu'il devait cesser de parler méchamment aux insectes des bas-fonds car ils valaient autant que lui… Jamais il n'avait connu telle insolence, et il ne comptait pas la tolérer sous son toit.

Les jours passaient. Le dégoût de Mr. Tupper pour Elise grandissait, son impatience pesait sur Norma, et l'ultimatum ne tarderait guère… Norma était tiraillée entre une vie sans douleur, loin de sa misère, et sa fille adorée. Elle avait été tout ce qu'elle avait de bon, mais plus encore que cela, jamais elle ne se pardonnerait de l'abandonner. Ho, elle pourrait vraisemblablement se débrouiller seule. Elle errait beaucoup dehors, et faisait quelques boulots pour soutenir sa mère. Mais quel sort l'attendrait ? Prostituée, comme sa mère ? Mais même si elle restait, que pourrait-elle y faire ? Mais elle pouvait encore l'aider, ne fut-ce qu'un peu ! Et puis, elle-même avait tant souffert de l'absence de ses parents ! Mais refuser cette chance ? Et qui savait si l'homme accepterait son refus, et ne se vengerait pas ? Si elles restaient au Lapin Bleu, les regrets la rongeraient aussi sûrement que les remords si elle partait…

La question la tourmenta. Deux semaines entières. Mais au final, elle n'eut pas à décider. On le fit pour elle…

Deux yeux bleus, dans l'ombre. Elle regarde sa mère, endormie dans son lit. C'est peut-être bien la seule chose confortable qu'elle ait ; c'est son outil de travail, après tout, les clients refuseraient une couche pouilleuse. Elle avance, pas après pas. Ses yeux bleus, d'habitude si déterminés, sont à présent troublés. Peur… Hésitation… Amour… Chagrin…
Il fait nuit, depuis quelques heures. Mais elle est habillée comme en plein jour, et tient un sac peu rempli. Elle s'agenouille, observe le visage de celle qui l'a élevée, aimée, choyée. Qui a utilisé le peu qu'elle avait pour elle. Quand le moindre cadeau à autrui est un sacrifice, même une enfant comprend la valeur de ce qui lui a été offert sans rien attendre en retour. Sans Maman, elle n'aurait jamais vécu…
Elle attrape doucement la main de sa mère. Sa propre main tremble. Elle retient ses larmes. Elle ne doit pas céder. Sa décision est prise… elle doit le faire. Elle ouvre les doigts délicatement, et glisse une boucle d'oreille dedans. Un cadeau de Maman, qu'elle-même a reçu d'un client généreux. "C'est un cadeau d'amour, alors je te le donne, parce que je t'aime", avait-elle dit. Elise lui en donne une. Pour lui dire qu'elle l'aime, la rassurer. Que c'est parce qu'elle l'aime…
qu'elle part.

Maman n'est pas courageuse. Quand les gens parlent méchamment, elle se tait, baisse les yeux. Quand il faut faire quelque chose de dangereux, elle blêmit, essaie de l'éviter. Mais… cette fois, elle n'a pas cédé à Mr. Tupper. Il a élevé la voix, lui a dit qu'elle devait laisser Elise ici et partir, d'un air sévère. Les lèvres de maman tremblaient, son regard fuyait, mais elle secouait la tête pour dire non. Il a dit qu'il lui laissait le temps d'y réfléchir encore, mais que sa patience avait des limites. Et Maman hésite tant… Elise lit la culpabilité dans son regard, quand elle la regarde. Elle voit sa douleur. Ses tourments.
Elise n'est pas très maligne, mais elle a compris ce que le monsieur lui propose. Elle comprend ce que vit sa Maman. Maman qui n'est pas courageuse, mais qui a défié Mr. Tupper.
Elise, elle est courageuse. Tout le monde le lui dit. Alors, si Maman a fait un tel effort de courage, Elise doit le faire aussi. C'est dur… si dur… Mais elle ne veut pas faire souffrir sa Maman. Elise, elle peut se débrouiller. Être heureuse malgré la difficulté. Maman est si fragile, elle…
Elle doit aller avec Mr. Tupper.

Elle referme la main sur la perle. Elle en garde une. Elle ne veut pas oublier sa Maman. Elle a besoin de savoir qu'elle l'a aimé, avoir un souvenir d'elle. Les larmes coulent, finalement. Elle veut poser sa joue contre celle de Maman. Elle a peur de la réveiller. Mais finalement, elle le fait. Doucement, si doucement… pour sentir une dernière fois sa chaleur.
C'est dur. Si dur. Même pour une petite enfant si forte et courageuse. Mais elle essuie ses larmes. Respire fort. Et sort de la chambre, sans se retourner.

Elle est dans le train. Sans billet, sans destination précise. Elle a un sac avec quelques vêtements, et un petit peu d'argent. Et son chagrin et sa peur, qui lui tordent le ventre. C'est pour ça qu'elle prend le train. Elle ne veut pas revenir sur sa décision, elle a peur que rester près du Lapin Bleu ne la fasse céder. Et Mama ne pourra pas la retrouver, même si elle le veut. Alors, elle pourra être heureuse, avec Mr. Tupper…




C'est ainsi que Elise arriva à Gotham City. Pendant deux mois, elle réussit à survivre. Grâce à ce qu'il lui restait d'argent d'abord, puis par petits boulots et, quand le besoin s'en faisait trop sentir, par vol. Jamais plus que de quoi se nourrir cependant et, quand les choses allaient mieux, elle tentait de rembourser au mieux ses larcins tout aussi discrètement.
Mais une enfant de dix ans ne pouvait tenir longtemps comme cela. Son argent baissait, la faim grandissait, et les blessures s'accumulaient : devoir fuir, se faire agresser et racketter par une bande de crève-la-faim, et les blessures diverses… Il tenait du miracle qu'elle n'ait pas encore rejoint la foule de cadavres d'enfants empestant les ruelles sombres de Gotham. Et puis, un jour…

Il est effrayant de constater le nombre de besoins auxquels sont soumis les humains. Boire, manger, respirer, sociabiliser, uriner, être en bonne santé, avoir chaud, déféquer… et un autre, à la fois malédiction et bénédiction. Un besoin qu'une fillette aussi pauvre que Elise pouvait amplement satisfaire chez un homme désespéré. Et peu scrupuleux.
Quand elle sentit la main sur son épaule, Elise se retourna brusquement, plus surprise que méfiante. Mais quand l'homme chercha à lui plaquer un tissu contre le nez, elle réagit au quart de tour : elle saisit le poignet, et effectua une brusque torsion. Pas de quoi le briser – avec sa force de gamine, c'eut été difficile – mais, avec la surprise aussi, il couinât de douleur et lâcha le papier chloroformé. S'ensuivit une lutte entre l'adulte et la fillette, que cette dernière, malgré toute sa férocité, ne pouvait emporter. Et son sort semblait scellé, quand…

Une bouteille s'écrasa contre le crâne du monstre, et une voix pâteuse commenta :
 - f… out l'camp, sa-"hc", sale con.
Ordre stupide, car il gisait à terre, inconscient.
 - Pfeu… L'a l'crâne moins d-"hc"… ur qu'en bas. Ç'pas étonnant v-"hc", vu qsé là q's'trouve son cerv-"hc".
Ravi de sa plaisanterie, il lâcha un rire gras et entrecoupés de hoquètements. Puis il se tourna vers l'enfant, et tenta de s'exprimer
 - T'en as dans l'vent', toi. "Hc". Tu m'rapp-"hc"… ppelle moi à ton âge… "Hc". M-moi, sé K-"hc"., Keith. T'veux m'ger… du pain 'vec moi ?
Et c'est ainsi que Keith Wilson, ancien maître d'arts martiaux, prit Elise sous son aile. Cela faisait un an qu'il avait tout laissé tomber… La mort prématurée de son disciple l'avait touché profondément. La conséquence fut qu'il perdit ses combats. Sa popularité baissait, et son chagrin ne se dissipait pas. Et plus elle chutait, plus il buvait, et plus elle chutait. Enfermé dans ce cercle vicieux, il avait fini dans les ruelles de Gotham, à user de sa fortune pour survivre et picoler.

Il ne restait que l'ombre de ce qu'il fut. Mais il venait de tomber sur Elise. Au début, il voulait juste tuer le temps en sa compagnie, en parlant. Puis en lui apprenant quelques trucs de combat, par hasard. Et peu à peu, il se retrouva à lui enseigner ce qu'il pouvait, malgré l'alcool qui lui imbibait la cervelle et les bouffées de nostalgie désespérée qui le prenaient. Grâce à lui, elle parvint à survivre ; il lui trouvait des petits boulots, ayant gardé quelques contacts, et l'aidait quand elle n'avait pas de quoi manger. Mais sans elle, eut-il encore vécu longtemps ? Elle lui redonnait vaguement un sens à sa vie, l'occupait en tout cas. C'était devenu son dernier plaisir, avec l'alcool, il aimait la voir grandir.

Pour grandir, elle grandissait. Peu à peu, elle devenait autonome. Elle faisait toutes sortes de boulots ; coursière, escorte, récupératrice de chiots perdus, ou parfois même des choses plus dangereuses, comme trouver et récupérer un bien volé, quitte à mettre le voleur K.O.
Elle était réputée honnête, efficace, et naïve ; si certains l'exploitaient un peu, elle ne manquait pas de demandes, ses "clients" étant rassurés par sa réputation. Par contre, quiconque lui proposait un acte malhonnête se voyait débouté, avec un regard menaçant. Mais à part cela, elle survivait avec brio, se faisant amis et ennemis (mais aucun amant, n'étant pas vraiment intéressée), développant ses compétences de survie, et surtout respectant ses valeurs : elle n'hésitait pas à aider gratuitement, ou à rétablir la justice quand elle le pouvait.
Ho, ce n'était guère toujours au goût de la police, qui la voyait comme un électron libre, dangereux et hors-la-loi, mais celle-ci avait déjà assez à faire avec de vrais grands criminels que pour s'occuper de cette gamine.
Et, malgré la corruption de Gotham et sa misère, Elise arrivait à être heureuse. Pas d'une vie de roman, mais une existence satisfaisante, presque épanouie…

Pourtant, il y avait une ombre dans ce tableau sombre-heureux. Une tâche trop sale, que même la clarté d'Elise ne pouvait atténuer. Keith…
Malgré ses essais, elle n'arrivait pas à le pousser à se reprendre en main. Elle ne pouvait qu'assister à son dépérissement, impuissante. Il la rassurait, lui mentait sur son état, et elle le croyait plus ou moins, naïve. Pour elle, il était presque le père qu'elle n'avait jamais eu. Qu'il soit aussi misérable ne la dérangeait pas… Sa mère n'avait guère été dans une meilleure situation. Il l'épaulait… partageait… la conseillait… lui apprenait à se battre… C'était d'ailleurs sa principale façon d'utiliser son temps libre. Elle l'adorait, et le voir frôler la mort à chaque bouteille l'angoissait énormément. Malgré toute sa force… elle ne pouvait le protéger de lui-même. Elle ne pouvait qu'espérer qu'il décide de le faire de lui-même, un heureux jour.

Il n'en trouva jamais la force. L'alcoolisme avait déjà établi empire sur son corps, et les progrès d'Elise, son éclatante pureté, sa jeunesse brûlante ne faisaient que lui renvoyer sa propre déchéance à la figure. Pouvait-il encore sortir de sa misère ? Redevenir ce qu'il était ? Quand l'espoir le prenait, qu'il tentait de se relever et de redresser la tête… il retombait. Au sens propre. Son corps à bout se rappelait violemment à lui. Ses muscles avaient fondu, ne laissant que de la graisse alcoolisée, et la force de croire avait disparu.
Et un jour, alors qu'elle avait 17 ans…

Alors qu'elle tournait pour arriver dans la ruelle où il se trouvait… Elle le retrouva à terre. Agonisant. Baignant dans son sang. Deux hommes la virent, et partirent, avec un dernier crachat sur leur victime.
Elise couru jusqu'à son "père", choquée. Haletant, il expliqua, en quelques mots…
Des anciens adversaires, de l'époque où il était encore un maître renommé, l'avaient vu par hasard. Des mecs, qu'il avait vaincus en match, les humiliant devant leurs proches. Et ils étaient très orgueilleux… trop que pour se priver de vengeance, une décennie plus tard. Et, le corps ravagé par l'alcool et la misère, il n'avait pu se défendre…
Elise fuit d'abord dans le déni. Ce n'était pas la première fois qu'il était dans un état déplorable, il allait s'en sortir…
"Tu es arrivée trop tard".
Alors, elle comprit. Il le savait déjà… il n'allait pas survivre. Et la rage l'emplit, noyant la tristesse. Jamais elle n'avait autant haï… Jamais son âme n'avait crié justice avec tant force… Colère envers les criminels. Envers Keith, pour sa déchéance. Envers elle, pour n'avoir rien su faire.
"Ce n'est pas de ta faute… tu es arrivée trop tard".
Mais le dégoût, la haine brûlait. Ses yeux d'habitude sereins se teintaient d'une émotion nouvelle. Sombre, dévorante. Keith la vit.
"Tu ne dois pas… reste pur, Barbie. Promets-moi… que tu ne tueras pas… Ne deviens pas comme… eux, moi, ce monde… Reste droite. Promets-moi… de ne pas tuer… jamais…"
Il avait un regard sévère. Il y mettait ses dernières forces, les vestiges de l'aura qu'il avait autrefois. Et Elise ne put que céder, pour lui…
Il sourit. Il ne craignait pas vraiment la mort. Il l'attendait depuis longtemps, au fond…
Il souffla une dernière fois :
"… pas ta faute… Tu étais arrivée… trop tard…".

Un an passa. Un an pendant lequel elle se débrouilla, seule. Malgré le chagrin, qui ne la quittait pas, au fond d'elle.
Elle était plus forte qu'avant, et les conséquences de ses actions aussi. Elle n'en était plus à assommer un voleur amateur, mais à affronter des kidnappeurs pour sauver leurs victimes. Elle se faisait payer quand c'était possible, car elle devait bien survivre, mais elle adaptait à la fortune du client. Et puis…
Elle cherchait la trace des meurtriers de Keith. Elle avait promis, elle ne les tuerait pas. Mais elle pouvait les punir… voire les livrer à la police. A ses yeux, cette dernière était souvent agaçante, cherchant à l'arrêter alors qu'elle ne faisait rien de mal, mais elle voyait aussi ses bienfaits. Ils arrêtaient aussi des criminels, cherchaient la justice. Comme ce mec qu'elle avait souvent croisé, Elijah. Il l'avait souvent capturée, mais laissée partir, en lui répétant qu'il ne serait pas si tendre la prochaine fois, qu'elle ferait bien de se calmer et laisser les flics faire leur job. Elle avait commencé à bien l'aimer, d'ailleurs… Même s'il lui reprochait souvent de fumer, sans lui expliquer pourquoi. Oui, elle avait commencé, ignorant les conséquences néfastes…

Elle avait vu le visage des meurtriers, ce jour-là, et interrogeait les gens quand elle y pensait. Jusqu'à retrouver leur trace et leur nom...
Ils étaient réputés pour leur force, dans le milieu des arts martiaux. Mais Bulle n'avait pas peur… ou pas conscience. Elle les pista et, quand ils entrèrent dans une ruelle déserte…

Le combat fut court. Sanglant.
Elise agonisait contre le mur, côtes brisées, bouche sanglante, comme une poupée brisée.
 - T'espérais quoi, gamine ? Tu te bats étonnamment bien… mais même seul, on peut exploser une dizaine de moches comme toi. Mais ce style… je le reconnais. Toi aussi, d'ailleurs, ta tête...
Un large sourire éclaira son visage, alors que la révélation le frappe. Un rictus mauvais, prometteur…
 - Alors, ce vieux tas avait encore une élève ! Parfait… une deuxième vengeance ne se refuse pas… Adieu, sale conne.
Bulle grinçait des dents. Ses yeux se voulaient vaillants, mais ils tremblaient. Elle voulait le cacher sous son courage, mais elle comprenait ce qui l'attendait. Après cette humiliation… la mort.
Elle avait peur. C'était quoi, la mort ? Maman disait qu'il y avait le paradis, mais… si c'était faux ?
Incapable d'affronter le regard cruel de son ennemi, elle ferma les siens, cachant les larmes qui perlaient.

Un coup de feu, un hurlement.
Elijah venait d'arriver, avec un collègue, et avait tiré dans la jambe de l'agresseur. Le deuxième, en joue, restait immobile. Le flic avait vu Elise de loin, plus tôt, et avait attendu son collègue pour la pister. Jusqu'à arriver, un peu tard, sur les lieux…

Elijah se rapprocha d'Elise… pour lui mettre une claque.
 - Tu veux crever, abrutie ? Je t'ai déjà dit d'arrêter des conneries, putain.
Elle n'en était pas à ça près, malgré la douleur fulgurante…
Il soupira. S'il l'avait suivie, c'était parce qu'il avait une idée.
 - … Dis… pourquoi tu rejoindrais pas les flics ? Seule, t'es pas puissante. Tu peux rien faire de plus que sauver quelques têtes, quelques biens. Nous, on arrête des gros criminels, comme ces connards de tueurs de gosses. 'Fin, t'es leur seule victime connue, mais t'as compris le truc.
Tout en la portant à la voiture pour l'emmener chez un médecin, il continua à tenter de la convaincre. Plus de moyens… d'organisations… d'informations – avec les flics, elle aurait su en quelques jours le nom des deux criminels… des actions plus intelligentes, les siennes ayant fait parfois plus de mal que de bien sans le savoir… un salaire sûr… et le même désir de justice, d'ordre, de paix.

Et, finalement… elle accepta. Dès ses 18 ans, elle entra dans la police, et devint la nouvelle partenaire d'Elijah – l'ancien ayant reçu une promotion.

Six mois passèrent. Elle adorait sa nouvelle vie, même si l'avalanche de règles, de limites et de paperasses la dérangeait. Au moins, elle se sentait plus utile que jamais, et la compagnie d'Elijah était agréable. Il avait réussi à la convaincre d'arrêter de fumer, lui expliquant les effets nocifs de la cigarette. Pour l'aider, il lui fila un paquet de chewing-gums, bonbons qui l'avaient lui-même aidé à arrêter. Il l'avait finalement surnommée "Bulle", à cause de son obstination à tenter d'en faire une avec la chique. Un surnom qu'elle adorait, surtout depuis qu'elle avait découvert "Powerpuff girls", un dessin animé qu'elle appréciait beaucoup et contenant une fillette surpuissante, un peu stupide mais très pure. Cheveux blonds, yeux bleus… La coïncidence la surprenait, l'amusait, l'intéressait.
Et, pour ces raisons, elle tentait de se faire appeler par ce prénom autant que possible.
"Bulle", la flic…

Mais au terme du sixième mois… la tragédie frappa. Un criminel avait menacé Elijah de toucher à sa famille, épouse et fille. Mais malgré les demandes du flic, la protection de la police fut négligeable. Et le pire arriva…
Le choc fut indescriptible. Il perdit confiance en la police, en son propre travail, perdit goût à la vie, à l'espoir, à la justice. La chute en Enfer commençait lentement…
Il se remit à fumer. S'éloignait de Bulle. Devenait plus rude encore que d'habitude envers elle, lui cachait de plus en plus de choses, l'engueulait pour des détails… Elle ne savait même plus ce qu'il pensait d'elle, s'il ne la détestait pas de lui reprocher de se laisser plonger, s'il la considérait encore comme sa partenaire – il leur arrivait de plus en plus de devoir faire équipe avec d'autres flics, à l'une comme à l'autre.

Bulle était terrifiée, angoissée à l'idée de le voir finir comme Keith, lui qu'elle considérait comme un ami, et même plus : un partenaire…
Mais comment le protéger de lui-même ?



(HRP : Elijah sera joué par quelqu'un d'autre plus tard, d'où l'imprécision sur la tragédie)


❧ Introduction ☙


Putain. Quelle journée de merde : non seulement il drache, mais, en plus, il fait un froid de chien. Et d'puis qu'l'autre malade à tout éteint, ben c'est le bordel, pire que d'habitude. J'peux même plus mater mes animés, bordel ; la télé est pas vraiment la priorité niveau énergie. 'Fin bon, c'pas comme si j'avais l'temps t'façon. Y a trop à faire, à cause du connard : les autres connards en profitent, vu qu'la police galère à fond et qu'la plupart des systèmes de sécu se pètent la gueule. On galère tellement à trouver des munitions et autres matos qu'on m'pique mes balles en caoutchouc, pour les autres flics. Hey, 'vec un peu d'chance, z'arrêteront de me faire chier parce que j'préfère ces balles !

J'le retiens, Inspecteur Gadget. "On a signalé un délit de type armé, en groupuscule organisé, dans le secteur 8". J'ai rien capté, juste qu'un ou plusieurs types font des conneries, et qu'on doit leur expliquer que c'est pas bien. Et le secteur 8, j'pense bien que c'est l'endroit avec cette putain de tour qui fait coucou au soleil. 'Fin, elle fait moins grande, maint'nant qu'elle est éteinte.

Eli fait exprès d'utiliser ces termes débiles. Il se moque de moi, il adore ça ; mais j'lui rend bien, c'est not' façon de dire qu'on s'aime. Même si depuis "ce" putain de jour, 'l'a pas le cœur à rire...
Et là, surtout, ça m'fait chier, parce que je sais pas trop ce qu'il se passe. M'enfin… il est avec moi : il me montrera les genoux que je dois péter, et problème réglé.

On arrive sur place : c'est lui qui conduit, j'peux pas toucher au volant. 'Fin, il dit ça, puis quand c'est vraiment la merde, il me laisse faire quand même. C'est pas bien compliqué, j'écrase la pédale pour aller vite, et j'tourne le volant pour me diriger. Fin de l'histoire: les panneaux et autres conneries, c'est pas mon truc. Moi j'ai l'instinct, comme il dit, et les réflexes.

J'ouvre la porte, et j'sors avec mes deux copains. 'Sont chargés avec des balles en caoutchouc… j'ai pas envie de buter ces crétins. On va leur apprendre la vie, et ils vont filer droit, 'fin c'est l'but en tout cas. J'ai aussi connu la rue, j'sais bien que c'est pas forcément des connards, juste des types avec une vie pas facile. Donc ouais, j'tirerai dans leurs jambes, et j'm'en bas les ovaires qu'ils en crèvent de mal… mais pas qu'ils clamsent vraiment. Z'ont droit à une seconde chance, tout salauds qu'ils soient, nan ?

J'les vois courir, les lapins, avec des sacs sur le dos. Ça m'rappelle ce dessin animé que m'a montré Eli, avec la chenille camée et la reine psychopathe. J'les entends presque beugler qu'ils sont en retard… mais z'ont pas d'bol : c'est la saison de la chasse. J'sais qu'on manque de balles, mais pas l'choix...

Inspecteur Gadget a pas l'temps d'me dire d'attendre : deux détonations, et les deux mecs se maravent la gueule en hurlant, en se tenant la jambe. Sorry, les potes, c'pour vot' bien…

Il soupire, hausse les yeux au ciel, m'engueule ; n'empêche que sans moi, ils rentraient dans leur caisse et se faisaient la malle. Ç'pas une balle en caoutchouc qui va faire scandale, hein : ça fait putain de mal sur le coup, mais j'suis pas une amatrice, z'auront plus rien demain. Il le sait bien, d'ailleurs : il insiste pas en voyant qu'j'm'en fous, il préfère mettre les menottes aux deux crétins. V'là un duo qui va passer un chouette moment en taule…
P'têt' bien qu'j'irai les voir. J'en connais plein, des mecs qui font ce genre de trucs, mais qui sont bons au fond : z'ont juste pas eu de bol, alors c't'a moi d'les sortir d'ce merdier, de prouver que ce sont pas des monstres, juste des idiots qu'on doit leur ouvrir les yeux.

Mais de retour dans le fourgon, Inspecteur Gadget revient à la charge :
 - Arrête de tirer si vite, bordel ! T'es au courant de ce que ça me fout sur les bras, tes conneries ? Gordon va encore faire chier.
Gordon, c'est le boss de la fliquaille. Un vieux vachement sympa, mais très sévère sur les règles.
Mais… merde. Il me fait chier, Eli. Avant, c'était le premier à sourire, avec un "t'es la reine du bordel, toi". Mais depuis la tragédie… c'est pas le même. Et putain, je le préférais avant
 - Tu lui diras qu'on a sauvé ses sous, connard. Et il aura autre chose à foutre que de m'engueuler, là.
Les insultes, c'est un classique, entre nous. Comme des "mon chou", version nous. Sauf que là, c'est pas tout à fait affectueux… J'l'adore, Eli, et j'crèverais pour lui ; mais merde, 'faut qu'il arrête de péter un câble pour des conneries.

A peine j'ai fini ma phrase, que j'la regrette. C'est pas sa faute… c'est horrible, ce qu'il lui est arrivé. J'ai jamais eu de gosses, mais j'ai perdu ma mère et mon presque père. Et ça, j'le souhaite à personne. Et puis, j'me suis juré de lui faire r'prendre pied, pas d'le descendre encore plus. Y part en couilles depuis ce jour. Y r'commence à fumer, y m'parle moins, et y m'cache des choses. J'le vois dans ses yeux. J'veux pas qu'il finisse comme Keith, putain…

C'est pas de saloperies qu'il a besoin, Eli, c'est de consolation. Alors, j'passe mon bras sur ses épaules. Pour lui dire qu'il est pas seul, qu'j'le soutiens.

Il vire mon bras d'un mouvement sec, en grognant.
J'insiste pas.
J'regarde vers le fenêtre, les arbres qui défilent.

Et j'fais comme s'ils devenaient pas flous…
Comme si les larmes brouillaient pas ma vue, comme si je m'en foutais qu'il me rejette.
Comme si j'avais pas envie de pleurer.

Eli…

T'es vraiment un connard.



❧ De l'autre côté du miroir ☙


    ✕ Pseudo : Votre @ adoré, Lex ♥.
    ✕ Fréquence de connexion : plutôt régulier.
    ✕ Comment nous as-tu connu : j'suis assistant-fonda, quand même :'(.

    ✕ Âge :  19, comme elle ♥.
    ✕ As-tu des suggestions, des remarques  :  Virez-moi.




Dernière édition par Elise "Bulle" Knee le Lun 10 Juil - 0:09, édité 8 fois
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Tobias Cooper
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MessageSujet: Re: Powerpuff cop   Mer 28 Juin - 6:51
Bienvenue à nouveau Lex et amuse toi bien avec ce nouveau perso !
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Amerlyllian Die Rosenberg
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Amy est une jeune femme plutôt énigmatique, très affectueuse et souriante. Sous ses airs de poupée en porcelaine se cache une créature à la pensée peu conventionnelle ainsi qu'une personne noyée dans la tristesse et la solitude.

Malgré sa nature, elle ne tue que rarement et ne prend que ce dont elle a besoin. Elle a fait des centaines de victimes mortelles depuis qu'elle est devenue ce qu'elle est à présent. Mais, les premières furent un cambrioleur lors d'un gala de charité qu'elle a tué dans une salle à part, en toute discrétion ; Jason Country, un informateur d'une mafia locale qu'elle a vidé de son sang et charcuté - il avait tué son ami Kyle Redfield il y a quelques années de cela ; Ainsi qu'une citoyenne ayant aussi un casier judiciaire plutôt chargé. Elle ne touche jamais aux innocents à moins qu'ils lui proposent d'eux-mêmes leur sang.

Après avoir passé quelques mois à Arkham, internée suite à une fausse instance médicale et à un complot visant à la décrédibiliser ( pour avoir été témoin d'un trafique d'Art et d'une vente de falsifications exportées ), elle est devenue infirmière à mi-temps dans l'Asile d'Arkham - où elle travaille la nuit. Sa présence avait été jugée comme étant bénéfique pour les patients et le personnel, bien que certains employés se méfient d'elle - par crainte.

Elle a dû vampiriser son petit copain en Septembre 2002 pour le sauver. Par chance, le processus s'est correctement achevé et ils vivent ensemble toujours.

Encore est-il... combien de temps pourra-t-elle vivre paisiblement ? Pas longtemps parce que l'ARGUS a décidé de l'intégrer dans la Suicide Squadd...

♔ Nom : Die Rosenberg
♔ Prénom(s) : Amerlyllian, Alice, Deliverance
♔ Surnom(s) : Lys, Amy, Ame, Lillian, Lily - et plus.

♔ Alias : Siren (White Siren)
♔ Nom d'artiste : Lady Bifröst
♔ Aussi connue en tant que : The White maiden (La Dame blanche) et la Vierge de Ste. Ann.

♔ Taille : 1,62 m
♔ Poids : 52,3 kg
♔ Dessous de poitrine : 80
♔ Bonnet : F

♔ Âge : 31 ans
♔ Âge apparent : entre 16 et 20 ans (23 au maximum).
♔ Date de naissance : 21.04.1972
♔ Date de décès : 15.03.2000
♔ Nationalité : Autrichienne

♔ Situation : En couple avec Mr. Smiles.
♔ Orientation sexuelle : pansexuelle

♔ Yeux : Rouges, changent de couleur.
♔ Cheveux : Blancs.
♔ Physique : Nordique avec métissage asiatique - léger.

♔ Métier : Fleuriste, infirmière & artiste indépendante
♔ Occupation : Médium / mentaliste
♔ Etudes : Botanique, para-médecine & Beaux Arts.

♔ Dons : Médiumicité, empathie, pouvoirs psychiques, régénération rapide, immortalité... Pour en savoir davantage, je vous encourage à lire sa fiche, ses rp et/ou jouer avec elle.

♔ Fiche : A dreaming little bird.
♔ RPs : Mémoires d'une fleuriste.
♔ Liens : A siren's relationships
♔ Demande rp : Toute sorte de liens ♥️


MessageSujet: Re: Powerpuff cop   Mer 28 Juin - 11:09
Re-bienviendu :B



PrésentationRelationsLiensDemandes rp
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Harley Quinn
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MessageSujet: Re: Powerpuff cop   Mer 28 Juin - 20:17

Huhuhuhuh ♥


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Elise "Bulle" Knee
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Femme de loi

MessageSujet: Re: Powerpuff cop   Jeu 29 Juin - 21:18
Dépassé !






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Morrigan Donnally
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Gay as fuck.

MessageSujet: Re: Powerpuff cop   Jeu 29 Juin - 23:30
Ouuuuh enfin une policière pour me mettre les menottes~





#0066cc
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Elise "Bulle" Knee
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MessageSujet: Re: Powerpuff cop   Mar 4 Juil - 19:20
Fiche TERMINEE ♥ (et validée par la future Elijah)



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(Drift - Michael Nielsen & Kaveh Cohen)
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Oliver Queen
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MessageSujet: Re: Powerpuff cop   Lun 10 Juil - 20:23
(re)(re)bienvenue !

Je t'ai fait part de mes remarques sur Skype, pour le reste ça fait plaisir de voir un flic débarquer à Gotham ! L'histoire est vraiment sympa et ce côté cru et terre à terre est tout à fait ce qu'on attend pour ce genre de personnage !

Validé o/
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Powerpuff cop

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